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Mario Dufour

L’amour lui a fait prendre le chemin du crime

Pour plaire à une femme, Mario Dufour a participé au trafic de cocaïne avec des Hells Angels

Mario Dufour ne semblait pas destiné à une carrière criminelle avant de rencontrer l’élue de son cœur.
Photo d’archives, Agence QMI Mario Dufour ne semblait pas destiné à une carrière criminelle avant de rencontrer l’élue de son cœur.

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C’est par amour que le trafiquant de drogue Mario Dufour, arrêté au cours de la vaste opération Cabotin, a sombré dans la criminalité, achetant un bar de danseuses pour plaire à l’élue de son cœur.

C’est par amour que le trafiquant de drogue Mario Dufour, arrêté au cours de la vaste opération Cabotin, a sombré dans la criminalité, achetant un bar de danseuses pour plaire à l’élue de son cœur.

Sans antécédents judiciaires à plus de 40 ans, Dufour ne semblait pas se destiner à une carrière criminelle. C’était avant de croiser la route d’une femme à qui il voulait absolument plaire.

Il a alors acheté un bar de danseuses dans le but de s’enrichir et il a contracté une dette d’environ 35 000 $ auprès d’un membre des Hells Angels pour réno­ver son établissement.

Jusqu’à 15 kg par mois

De fil en aiguille, il s’est associé à des membres du chapitre de Trois-Rivières et il a activement participé à la vente de cocaïne au Saguenay-Lac-Saint-Jean, transportant notamment les profits de la vente des stupéfiants à la tête dirigeante, dont il était proche.

Ce réseau inondait littéralement la région de cocaïne, écoulant jusqu’à 15 kg de poudre blanche par mois.

Dans un rapport de la Commission des libérations conditionnelles, on souligne d’ailleurs que cette cocaïne avait un «niveau très élevé de pureté» et pouvait rapporter «des sommes d’argent faramineuses».

Réhabilitation

Depuis novembre 2011, Dufour purgeait une peine de cinq ans et sept mois de pénitencier pour laquelle il vient d’obtenir une libération conditionnelle totale. Il semble qu’il avait adopté une attitude polie et courtoise entre les quatre murs du pénitencier, reconnaissant ses erreurs. Il a d’ailleurs participé activement à plusieurs programmes de réhabilitation.

Appât du gain, difficulté à s’affirmer, besoin de plaire et d’être apprécié, valeurs laxistes, manque de jugement et mauvaises fréquentations: voilà autant de facteurs qui ont fait en sorte de couler Dufour.

«Vous avez glissé dans la criminalité à partir du jour où vous avez acquis un bar de danseuses, avec toutes les mauvaises fréquentations que cela impliquait», écrivent les commissaires en interdisant désormais à Dufour de fréquenter ces endroits. Déjà en octobre 2011, le trafiquant semblait avoir pris conscience de la gravité de ses gestes. «J’ai aidé une organisation criminelle à rendre la drogue plus facilement accessible dans notre région. Plus jamais je ne me frotterai au crime organisé», avait-il dit.

 

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