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Bleuets sauvages

Le Québec exporte sa production

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Les bleuets sauvages du Québec feront leur entrée ce vendredi dans les marchés de la province. Même si la saison 2014 s’annonce exceptionnelle, les consommateurs risquent cependant d’avoir de la difficulté à trouver les bleuets québécois. C’est que les États-Unis exercent un quasi-monopole sur le marché.

En effet, des 60 millions de livres de bleuets sauvages récoltés dans la province, à peine 600 000 livres seront disponibles au cours des six à huit prochaines semaines dans les marchés publics.

Quant aux bleuets de corymbe, cultivés dans des bleuetières québécoises, le marché est également dominé à l’année par les importations du Maine et du Michigan, et des pays du sud, comme le Chili, en plein hiver.

«Au moins 75 % des bleuets sauvages récoltés dès cette semaine seront vendus sur les marchés de l’exportation. C’est un fruit fragile que les producteurs réfrigèrent rapidement, pour en conserver la qualité et la saveur. Nous en avons fait un marché de niche, car nous ne sommes pas capables de capter le marché local pour seulement 20 jours de production», explique Gervais Laprise, le directeur général du Syndicat des producteurs de bleuets du Québec (SPBQ).

Le porte-parole syndical préfère présenter les avantages de ce marché extérieur, plutôt que d’épiloguer sur la difficulté de trouver sa place dans les épiceries du Québec.

Une industrie florissante

En effet, le prix de vente du bleuet sauvage est bonifié en comparaison au bleuet de corymbe. Il se vend en moyenne autour de 1,75$/lb, soit entre 40 à 50 % de plus que le bleuet cultivé. De plus, le bleuet sauvage du Québec s’écoule toujours à meilleur prix que le bleuet américain, dont les valeurs peuvent atteindre des planchers aussi bas que 30 à 95 cents la livre.

Difficile à trouver sur les marchés québécois, les bleuets sauvages du Québec sont expédiés dans une trentaine de pays, dont le Japon, la Corée, la Chine, l’Allemagne et le Royaume-Uni, de friands amateurs du bleuet sauvage du Québec, pour ne pas dire du Lac-Saint-Jean qui regroupe 38 % de toutes les superficies de bleuetière sauvage. Car des 400 producteurs actifs, les trois quarts habitent autour du lac et le long du Saguenay. Cette industrie a généré en 2013 des retombées économiques de plus de 60 millions $ en exportation.

«Nos clients en font des confitures et autres produits pour des marchés haut de gamme», poursuit M. Laprise.

Une saison active

En pleine saison, le Lac-Saint-Jean accueille au moins 1000 cueilleurs qui débarquent dans la région et une horde de touristes qui se dispersent en forêt à travers plus 275 sites de cueillette identifiés. Plusieurs sont situés sur des territoires forestiers exploités par la compagnie forestière Résolu.

C’est aussi une période active pour les transformateurs de produits de bleuets, comme les jus et les chocolats.

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