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Malbouffe et gros luxe

bouffe cochonne - dirty dogs
Photo Olivier Robichaud / JdeM

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Billy Kontos s’offrira un drôle de cadeau d’anniversaire ce dimanche: un party sur un yacht mettant à l’honneur les grosses saucisses bien grasses de son restaurant, Dirty Dogs.

Billy Kontos s’offrira un drôle de cadeau d’anniversaire ce dimanche: un party sur un yacht mettant à l’honneur les grosses saucisses bien grasses de son restaurant, Dirty Dogs.

Dirty Dogs, c’est la nouvelle coqueluche des Montréalais. L’endroit vend de très gros hot-dogs, servis avec tout ce qu’il y a de plus cochon... et de plus délicieux.

Une de ses créations les plus populaires: des oignons caramélisés, du cheddar vieilli de trois ans, du foie gras et du sirop d’érable sur une saucisse créée spécialement par Dirty Dogs.

Tous les hot-dogs de M. Kontos portent le nom d’une personnalité connue. Celui-là, c’est le Maurice Richard.

On peut aussi commander un Morgan Freeman, ou... un Denis Coderre.

«On ne se prend pas trop au sérieux. C’est de la bonne cuisine, mais sans gros ego», affirme M. Kontos.

Ouvert depuis à peine deux mois et demi, l’endroit attire déjà les foules, parfois jusque dans la rue. La direction de Dirty Dogs songe déjà à ouvrir des franchises ailleurs au Canada et aux États-Unis. C’est pourquoi M. Kontos veut fêter en grand.

«On savait qu’on avait une bonne idée, mais on ne pensait pas avoir autant de succès en si peu de temps», souligne-t-il.

Le 27 juillet, 300 personnes pourront voir quelques-uns des DJ les plus populaires de Montréal tout en mangeant les créations les plus cochonnes du restaurant pendant l’événement Dirty Dogs on a Boat.

Le goût du luxe

Dirty Dogs est le dernier d’une série de restaurants voulant mettre une touche de luxe dans le monde du fast-food.

L’Gros Luxe offre un concept semblable depuis trois mois sur la rue Saint-André, et vient tout juste d’ouvrir une deuxième succursale dans le Mile-End. Plusieurs poutineries tentent aussi de se démarquer par leurs créations toujours plus surprenantes.

Cette tendance devrait s’accentuer dans les mois et les années à venir, selon un expert en marketing spécialisé dans l’alimentation.

«Il y a plus de restaurants per capita à Montréal qu’à New York. Tout le monde cherche à se différencier de la compétition, alors ils font des choses de plus en plus éclatées», souligne Bruno Lalonde de la firme Toques Marketing.

«La nouvelle génération de cuisiniers veut montrer sa non-conformité. Ils jouent sur le clash entre le chic et la malbouffe.»

Certains ont toutefois beaucoup plus de succès que d’autres. Alors que Dirty Dogs, L’Gros Luxe, Mange-moi et d’autres accumulent les succès, d’autres restaurants font moins bonne figure.

Échec

Mazzou Pizza, à Verdun, offrait une pizza avec des pépites d’or, pour la modique somme de 4250 $. Le restaurant a fermé ses portes en mai dernier parce que le propriétaire n’avait pas payé son loyer.

«On a beau arriver avec les idées les plus folles, il faut que ce soit bon», souligne M. Lalonde, qui estime que les mets les plus farfelus ne feront pas long feu.

«Mais les restaurants qui marchent vendent de la nourriture de très bonne qualité. En fin de compte, c’est le consommateur qui en profite», résume M. Lalonde.

 

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