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And So It Goes

Rigoler pour les mauvaises raisons

Rigoler pour les  mauvaises raisons
photo courtoisie

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Individuellement parlant, on aime beaucoup les gens qui prennent part à cette comédie romantique. Il est bien dommage qu’on n’apprécie guère le film en soi.

Individuellement parlant, on aime beaucoup les gens qui prennent part à cette comédie romantique. Il est bien dommage qu’on n’apprécie guère le film en soi.

Alors, qui est devant et derrière la caméra? Rob Reiner est le réalisateur, alors on se remémore Compte sur moi, Il était une fois... la princesse Bouton d’or, Quand Harry rencontre Sally, Misery, Des hommes d’honneur, etc.

Les partenaires de jeu – et amoureux réticents – sont interprétés par Diane Keaton et Michael Douglas.

Personne ne peut oublier Annie Hall, la trilogie Le Parrain ou Quelque chose d’inattendu en pensant à Keaton.

Quand on associe Douglas et comédie romantique, on pense À la poursuite du diamant vert et Le diamant du Nil, ou bien La guerre des Rose, une parodie mordante sur le thème du divorce.

Rob Reiner parvient à nous ramener de vagues échos de tous ces films en s’inspirant du charme gauche de Diane Keaton à son époque Woody Allen et de l’insouciance de Michael Douglas dans À la poursuite du diamant vert et sa suite­­. Mais «vagues échos» ne veut pas dire que vous en aurez pour votre argent. Ça en est gênant et c’est un échec.

L’histoire du film est familière et prévisible. Michael Douglas joue ici un veuf grincheux, un courtier immobilier qui rend tout le monde misérable en tentant de vendre la maison qu’il a jadis partagée avec son épouse. Diane Keaton est une femme émotive, une chanteuse qui met tout le monde mal à l’aise lorsqu’elle éclate en sanglots en parlant de feu son mari au milieu d’une chanson.

Et on rigole. Soudainement, Douglas reçoit la visite de son fils qu’il ne voit plus, fils qui s’en va en prison. Il doit donc s’occuper de sa petite-fille (Sterling Jerins), dont il ignorait l’existence, en plus d’un chiot errant, un monstre de bave. Il va de soi qu’il veut se débarrasser des deux.

Diane Keaton est la voisine de Douglas. Elle se trouve mêlée au sort de la jeune fille et du chien. Bien sûr, une comédie romantique gériatrique se pointe à l’horizon. Le problème avec cela, c’est que tous les moments scénaristiques sont prédéterminés, d’une évidence douloureuse et plutôt nulle. Ce qui nous tue, c’est que Diane Keaton, en tant que chanteuse, n’a pas ce qu’il faut pour que cette histoire ait du sens. Elle est fantastique lors d’événements familiaux, certes...

Avec tous ses problèmes, And So it Goes ne va nulle part.

  • And So It Goes (1.5/5)

Film de Rob Reiner. 
Avec Diane Keaton et Michael Douglas

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