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Montréal | Unicon 17

La fête du monocycle

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Au milieu de l’Esplanade du Stade olympique, Hugo Duguay s’exerce au monocycle. Il ne jongle pas et il n’a rien d’un marginal. C’est un athlète de calibre mondial et, le 3 août, il compte bien établir un record au saut en longueur.

Hugo Duguay est un des 1200 monocyclistes venus de partout dans le monde qui participent à Unicon 17, soit le Championnat du monde de monocycle. À partir d’aujourd’hui jusqu’au 10 août, on pourra les voir un peu partout en ville, surtout au Stade olympique et dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve.

Ce ne sont pas des clowns ni des «tripeux» de choses bizarres. Ce sont des athlètes de très haut niveau et les organisateurs d’Unicon 17 tiennent à le souligner.

«Il y a toujours des gens qui font ça pour être marginaux, mais ça a beaucoup changé depuis plusieurs années. Ceux qui viendront ici ont à cœur l’aspect sportif du monocycle», affirme Benoît Gonneville-Damme, le directeur général de Monotréal, l’organisme qui est derrière Unicon 17.

Hugo Duguay, par exemple, s’entraîne entre 10 et 15 heures par semaine.

Pendant les championnats, les athlètes s’affronteront dans 70 compétitions, allant des courses de distance aux chorégraphies freestyle en groupe.

Il y a aussi le saut en longueur, la spécialité de Hugo Duguay. Ex-détenteur du record mondial, avec un saut de 3,30 m, il compte bien reprendre sa place alors qu’il concourra dans sa ville natale.

Diversité, équité et communauté

Selon M. Gonneville-Damme, le monocyclisme est un des sports qui attirent les adeptes les plus diversifiés, notamment en ce qui concerne l’âge: le plus jeune concurrent a seulement six ans et le plus vieux en a 78.

Et les femmes sont aussi nombreuses que les hommes à le pratiquer, selon l’organisateur.

«C’est un sport qui favorise beaucoup la parité. C’est un sport d’agilité, on ne descend pas à 70 km à l’heure. Les femmes dominent certaines épreuves d’athlétisme et aussi le freestyle.»

Hugo Duguay, lui, aime beaucoup l’aspect communautaire des événements comme Unicon 17.

«Il y a beaucoup d’échanges pendant les conventions Unicon. C’est un gros mélange et il y a un bel esprit de communauté», affirme l’athlète, qui participe aussi à l’organisation de l’événement.

Un sport très exigeant

MM. Duguay et Gonneville-Damme soulignent le caractère extrêmement exigeant du monocycle, qui dépend entièrement de l’équilibre et de la force motrice de l’athlète.

«Ça demande une bonne coordination motrice et une bonne concentration. Le corps apprend à faire plusieurs choses en même temps», souligne M. Gonneville-Damme.

«Le Japon a compris les bienfaits du monocycle. C’est rendu obligatoire dans les écoles», affirme-t-il, ajoutant qu’il y a maintenant plus d’un million de monocyclistes au Japon.

On pourra d’ailleurs voir bon nombre de monocyclistes japonais pendant Unicon 17.

D’ici là, on peut regarder Hugo Duguay et ses collègues s’entraîner au Stade olympique et dans plusieurs autres lieux publics de Montréal.

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