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Lise Thibault | Procès

Lise Thibault ou la vie des gens pas ordinaires

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Photo Stevens Leblanc / Agence QMI

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S’il est normal qu’«un citoyen ordinaire» court les soldes ou qu’il ait des verres dépareillés, Lise Thibault a souligné, mardi, que le lieutenant-gouverneur ne pouvait se contenter de ces situations dignes des gens «modestes».

Mardi, la dame de 75 ans s’est attardée sur le rôle qu’elle a occupé pendant 10 ans, comment elle a accédé à la fonction de lieutenante-gouverneure, et surtout, elle a raconté les premières semaines qu’elle a vécues alors qu’elle était en poste et les enseignements qui lui ont été donnés pour occuper un tel poste.

Que ferait la reine

«Alors que je me demandais si je devais rouler moi-même jusqu’à l’estrade ou encore si quelqu’un allait me pousser lors de mon assermentation, un conseiller m’a dit que je ne devais pas me demander ce que je devais faire mais plutôt ce que la reine ferait», a raconté Lise Thibault, un conseil qui a orienté ses comportements dans le cadre de ses fonctions.

Dirigée par son avocat, Me Marc Labelle, elle a parlé de la naissance du Fonds Lise Thibault, (Fonds qui existe toujours) qui a été créé pour venir en aide aux personnes handicapées.

«Vous savez, je ne suis pas une administratrice, mais je suis une humaniste», a-t-elle dit au juge Carol Saint-Cyr qui préside le procès.

Elle a également abordé le sujet sensible des vêtements et des sous-vêtements qui a été lourdement critiqué par la poursuite.

«Je devais avoir un trousseau de débutante incluant toute la garde-robe et la lingerie nécessaire. Un jour, dans une réception, je me suis aperçue que je portais la même robe qu’une autre dame… », a-t-elle dit en ajoutant que c’était inconcevable qu’une chose pareille se produise.

Peu de temps après, le couturier Jean-Claude Poitras a été engagé.

Administrateur montré du doigt

Le ton s’est fait plus virulent en milieu d’après-midi lorsque l’avocat a amené sa cliente à parler de son ancien administrateur, André Labrecque.

«Je pensais qu’il était assez intelligent pour séparer mes dépenses personnelles de celles faites dans le cadre de mes fonctions», a dit la dame.

«Et vous savez, monsieur le juge, quand il me faisait signer les certificats envoyés à Ottawa, il avait le don de toujours venir à un moment où il savait que je ne pouvais le questionner», a-t-elle ajouté.

déclarations de Lise Thibault
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Guy Hamelin, ce n’était pas un homme de demi-mesure, c’était le garde du corps rêvé.»
 
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Si j’avais été une citoyenne ordinaire, un bon instructeur de ski aurait suffit, mais le lieutenant gouverneur a déjà eu un accident de golf, alors il y avait toujours l’instructeur et une autre personne pour éviter les accidents.»
 
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Dans mes fonctions, j’ai fait entre 8000 et 9000 discours. Je suis une femme de foi et jamais je ne me suis adressée à une foule sans dire à l’Esprit Saint de mettre les mots dans ma bouche pour toucher les gens.»
 
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Lorsque l’on est un citoyen ordinaire, on attend que les vêtements soient en solde, mais moi je ne pouvais pas, je n’avais pas le temps.»
 
«
J’ai appris il y a quelques mois, à cause du procès, que l’on achetait le café le plus cher en ville.»
 
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Je n’ai jamais touché à une facture et Jean-Paul Roy ne m’a jamais parlé de ma responsabilité vis-à-vis l’argent puisqu’il y avait des administrateurs.»  
 
«
La cabane à sucre, c’est une institution pour nous. J’ai 75 ans et j’y suis allée 72 fois. C’est une tradition familiale et quand je suis arrivée au Cabinet, j’ai trouvé que c’était une façon de rassembler les gens.»  
 
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