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Planète basket

L’histoire inspirante de Matthew Weston

Matthew Weston
photo Courtoisie

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Matthew Weston était un joueur de basketball extrêmement talentueux et il avait de grandes ambitions. Mais en janvier 2013, tout a basculé…

Matthew Weston était un joueur de basketball extrêmement talentueux et il avait de grandes ambitions. Mais en janvier 2013, tout a basculé…

En septembre 2012, alors que Matthew Weston s’apprête à amorcer sa dernière année de secondaire au Quebec High School, tous les rêves sont permis pour l’adolescent de 16 ans. Meneur de jeu de 6 pi 2 po, Matthew est un athlète déterminé et passionné de basket.

À 14 ans, il faisait déjà partie de l’équipe du Québec U15 de 2010 et il a de nouveau été choisi pour représenter la province en 2011.

Son désir de jouer pour une université américaine dans la NCAA l’a même incité à quitter son Québec natal pour passer les étés de son adolescence à Montréal afin de jouer pour le très compétitif club de basket QC-United.

Sa vie bascule

En janvier 2013, Matthew remarque qu’il est constamment à bout de souffle durant ses parties de basket. Son teint est verdâtre et il est toujours épuisé. L’infirmière de son école lui suggère de passer des tests sanguins.

Comme ses marqueurs sanguins sont très bas, il doit passer des tests médicaux plus sophistiqués, dont une biopsie de la moelle osseuse.

En avril 2013, le diagnostic tombe. Matthew souffre d’aplasie médullaire, une maladie extrêmement rare chez un jeune de son âge. Et ses médecins sont unanimes: sans transplantation, son système immunitaire va éventuellement arrêter de fonctionner et il mourra.

«Au départ, je n’y croyais pas, a admis Matthew. Mais au fil des semaines, j’ai réalisé la sévérité de ma condition.»

Durant les neuf mois d’attente pour sa transplantation, la vie de Matthew a complètement changé. Affaibli par la maladie, il peine à se lever du lit. Mais son plus grand deuil, c’est de ne plus être en mesure de jouer au basket.

«Avant, je jouais au basket tous les jours. Après, tout ce que je pouvais faire, c’était de remplir la feuille de match. Le basket, c’était l’un des aspects les plus importants de ma vie. Je m’ennuyais tellement de faire partie d’une équipe et mes coéquipiers me manquaient beaucoup. C’est quand tu perds quelque chose que tu réalises à quel point c’était important pour toi», confie-t-il.

Une intervention risquée

La transplantation de moelle osseuse est une procédure périlleuse. Il y a un réel risque d’en mourir si le corps rejette le précieux don. Mais Matthew n’a pratiquement plus d’options.

«Soit je choisissais de subir la transplantation avec un risque de mourir de 3 % à 15 % selon le médecin consulté, soit je continuais à vivre sans greffe et, dans un an, j’aurais eu 100 % de chance de mourir.»

Le Jour J

Hospitalisé à l’Enfant-Jésus de Québec, Matthew a dû recevoir des traitements intensifs de chimiothérapie durant la semaine qui a précédé la transplantation.

«Je me suis fait une nouvelle définition de ce que c’était de ne pas se sentir bien. Je me sentais tellement mal que je ne pouvais même pas imaginer me sentir mieux un jour», se souvient-il.

Au matin du 29 janvier 2014, Matthew a reçu la greffe de moelle osseuse de sa sœur à l’aide d’une transfusion sanguine. Mais quelques minutes après l’intervention, le corps de l’adolescent a mal réagi. Les heures qui ont suivi ont été extrêmement pénibles pour Matthew et sa famille.

«Il a frôlé la mort, a raconté sa mère, Hélène Guay. Il était rendu à 200 de pression. Il était à une seconde de tomber dans un coma et de faire une hémorragie cérébrale. Il me disait: maman, je m’en vais, je m’en vais. À ce moment, j’ai pensé qu’il allait mourir, je pensais à ce que j’allais mettre dans sa tombe. Ç’a pris trois heures pour qu’ils réussissent à le stabiliser.»

Une seconde chance

Après un long mois d’hospitalisation en isolement, Matthew est retourné à la maison. Même s’il ne pourra peut-être jamais plus retrouver son niveau d’excellence, il peut de nouveau espérer jouer au basket.

«Le 15 mars dernier, je suis retourné dans un gymnase pour la première fois en un an. J’ai été capable de faire trois lancers et j’ai dû aller me rassoir. Mais je me sentais de nouveau en vie. De retrouver tout ce que j’avais perdu, c’était comme Noël», se rappelle-t-il avec émotion.

Depuis, Matthew ne ménage aucun effort. Il joue actuellement dans une ligue d’été et s’entraîne également de façon individuelle. Dès le mois d’août, il ira au Cégep Champlain-St.Lawrence à Québec où il compte jouer pour l’équipe 2A. Il souhaite poursuivre ses études à Bishop’s en enseignement et il fera tout en son pouvoir pour faire partie de l’équipe de basketball de l’université.

«J’obtiens une seconde chance. Avant, je tenais mon talent pour acquis et je ne travaillais pas toujours à mon maximum. Plus maintenant, je n’ai aucune minute à perdre.»

 

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