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Le jugement dernier – Requiem

Un Requiem céleste et touchant

Croisement réussi entre Verdi et Michel-Ange

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Une œuvre céleste, solennelle, spectaculaire et liturgique. Le jugement dernier – Requiem, de Verdi, présenté au Grand Théâtre de Québec est d’une grande beauté.

Une œuvre céleste, solennelle, spectaculaire et liturgique. Le jugement dernier – Requiem, de Verdi, présenté au Grand Théâtre de Québec est d’une grande beauté.

Œuvre phare de l’édition 2014 du Festival d’opéra de Québec, cette création de l’Italien Paolo Miccichè a envoûté, hier, les amateurs d’art lyrique.

Cette relecture de cette messe de Verdi, avec le Jugement dernier de Michel-Ange en toile de fond, est un délice pour les yeux et pour les oreilles.

On sent, dès l’arrivée des membres du Chœur de l’Opéra de Québec, qui portent tous la tunique blanche, que la soirée sera spéciale. Une atmosphère de recueillement est en place.

On se retrouve, par la magie des projections, à l’intérieur de la chapelle Sixtine, devant et sous les œuvres de Michel-Ange.

Paolo Miccichè a choisi, pour des fins dramaturgiques, de présenter cette œuvre de Verdi dans un ordre différent, où la suite Dies irae se retrouve à la fin.

Un choix qui permet une finale céleste, humaine et toute en émotion, avec la pièce Lacrymosa.

Les projections sont grandioses et spectaculaires, sauf lors d’un effet moins réussi où le sang qui coule sur le corps du Christ ressemble plus à une coulisse de peinture.

Révélation

La soprano Latonial Moore, qui a foulé les planches du Met à New York, est la révélation de cette création. Sa voix est puissante, elle est expressive et elle a très belle présence sur scène. Une mention aussi pour la basse Luiz-Ottavio Faria et sa vibrante voix.

L’œuvre est captivante, sauf peut-être, lors d’une courte portion, plus liturgique et solennelle, en fin de parcours avec les Quid sum miser, Rex Tremendae, Recordare et Ingemisco.

Le Chœur de l’Opéra de Québec, bonifié, explose et montre de belles subtilités durant les Requiem Aeternam, Sanctus et Agnus Dei.

Brillamment dirigé par le chef Ira Levin, l’OSQ joue tout en nuances et sait se montrer puissant aux bons endroits, comme lors du Dies Irae, qui ponctue à différents moments cette œuvre de Verdi.

Un des moments forts de la soirée survient lorsque le son des trompettes, de façon tout à fait inattendue, explose à partir de l’arrière de la salle, dans une sorte d’effet quadraphonique. Impressionnant et surprenant, comme l’ensemble de cette audacieuse proposition.

Magnifiquement beau!


Le jugement dernier – Requiem, de Verdi, est présenté demain et lundi à la salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre de Québec.

 

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