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Premier « délinquant dangereux »

L’agresseur sexuel Gaston Frenette est toujours un danger

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Quatorze ans après avoir été mis derrière les barreaux, Gaston Frenette, le premier criminel de Québec étiqueté «délinquant dangereux», représente toujours un grand danger pour la population.

Quatorze ans après avoir été mis derrière les barreaux, Gaston Frenette, le premier criminel de Québec étiqueté «délinquant dangereux», représente toujours un grand danger pour la population.

C’est la conclusion à laquelle sont arrivés les commissaires de la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) après avoir rencontré Frenette en mai dernier.

Maintenant âgé de 71 ans, l’agresseur du quartier Saint-Sauveur tentait de retrouver sa liberté, ce qui lui a été refusé.

Nombreuses agressions

En novembre 2000, Frenette s’était vu imposer une peine à durée indéterminée en raison de son grand degré de dangerosité, lui qui avait agressé sexuellement de très nombreuses victimes depuis les années 1970.

Il avait pour habitude d’accueillir chez lui des fugueurs, à qui il fournissait alcool, drogue et matériel pornographi­que pour ensuite les agresser.

Il avait d’ailleurs menacé un de ces jeunes avec un couteau et un marteau.

Vivant depuis dans le déni, Frenette a tendance à minimiser ses ges­tes et fait preuve de bien peu d’introspection, notent les commissaires.

«Selon vos intervenants, la minimisation et la rationalisation faisaient toujours partie de votre discours et plusieurs distorsions cognitives étaient toujours présentes», écrivent-ils.

Entre juillet 2008 et août 2009, le délinquant avait d’ailleurs pris plaisir à parler de ses délits aux autres détenus, se vantant d’avoir fait plus de 500 victimes.

Il a par la suite ramené ce nombre à 25.

Encore deux ans

Frenette en est déjà à son troisième séjour dans un pénitencier fédéral.

Il devra maintenant patienter au moins deux ans derrière les barreaux avant de pouvoir faire une nouvelle demande de libération conditionnelle.

Il a dit aux commissaires vouloir être libéré pour participer à des activités organisées par l’âge d’or et faire du bénévolat.

«Votre discours laisse paraître votre désir de changement, un désir de ne plus commettre de récidive à l’égard d’adolescents ainsi qu’une motivation à ne pas terminer votre vie en incarcération», peut-on lire.

 

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