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Le savoir-faire albertain : un atout

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À l’aube des travaux d’exploration de nos ressources pétrolières et en vue de développer un jour une filière québécoise du gaz de schiste, le Québec aurait fortement intérêt à s’inspirer des meilleures pratiques qui se sont déjà perfectionnées ailleurs.

À l’aube des travaux d’exploration de nos ressources pétrolières et en vue de développer un jour une filière québécoise du gaz de schiste, le Québec aurait fortement intérêt à s’inspirer des meilleures pratiques qui se sont déjà perfectionnées ailleurs.

Sans faire le tour du globe, nous disposons au Canada d’un exemple fort éloquent: l’Alberta représente un modèle de succès qui mérite d’être mieux connu par l’ensemble des Québécois. Loin des images sinistres de dévastation qui sont brandies comme autant d’épouvantails sur la place publique, l’industrie albertaine des hydrocarbures a développé avec les années une expertise pointue qui a permis la naissance de technologies d’avant-garde et la multiplication de recherches scientifiques consacrées à minimiser les impacts sur l’environnement.

De retour d’une mission en Alberta pour une tournée sur les hydrocarbures, différents représentants québécois des milieux économique, municipal et social, dont la Fédération des chambres de commerce du Québec, ont pu visiter des industries et rencontrer plusieurs parties prenantes impliquées de près ou de loin dans le développement de ce secteur, dont l’organisme de régulation de l’Alberta. Entrepreneurs, agriculteurs et décideurs publics albertains ont tous manifesté leur ferme volonté d’assurer la pérennité de l’industrie avec une vision de développement à long terme qui soit garante de retombées économiques pour l’ensemble de la population et qui vise à la préservation du territoire.

La réglementation

Un constat s’impose: les problèmes que l’on exhibe sur la place publique pour démontrer les risques associés au développement des filières gazière et pétrolière découlent souvent de juridictions qui n’ont pas de réglementation stricte. Cela n’est pas le cas du Canada, et plus particulièrement de l’Alberta, où cette industrie moderne s’abreuve à la recherche et à la technologie et progresse de concert et en équilibre avec les populations locales.

Parmi les leçons que le Québec devrait tirer du modèle albertain, il est important de souligner comment les deux principaux piliers de l’économie albertaine, l’industrie des hydrocarbures et l’agriculture, cohabitent de façon harmonieuse et équilibrée, sans que le développement de l’une se fasse au détriment de l’autre.

Il est temps, plus que jamais, que le gouvernement soit proactif et permette la réalisation de quelques projets ciblés de démonstration pour déterminer le potentiel réel de développement de la filière du gaz de schiste au Québec.

Projets pilotes

Non seulement des projets pilotes pourraient montrer si l’exploitation est possible et sécuritaire, mais cela permettrait aussi de développer le modèle que l’on veut établir au Québec, un modèle qui s’inscrit dans les trois principes du développement dura­ble.

Dans le cadre de ses analyses de l’évaluation environnementale stratégique sur les hydrocarbures, il est impératif que le gouvernement du Québec se penche sur les meilleures pratiques qui ont eu lieu dans des juridictions comme l’Alberta afin de définir un encadrement législatif approprié. En vue de poser les premiers jalons pour une exploration et une exploitation durable de nos ressources pétrolières et gazières, le Québec doit s’inspirer des connaissances et des procédures perfectionnées qui ont déjà fait la preuve de leur bon fonctionnement en territoire canadien.

 

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