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Lachine, tremplin du cyclisme québécois

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Pour se rendre jusqu’au niveau professionnel en Europe, et peut-être même au Tour un jour, le chemin est souvent long pour n’importe quel cycliste. Pour un Québécois qui doit passer à travers notre hiver interminable, le parcours est encore plus long et son parcours passera certainement par les Mardis Cyclistes.

Pour se rendre jusqu’au niveau professionnel en Europe, et peut-être même au Tour un jour, le chemin est souvent long pour n’importe quel cycliste. Pour un Québécois qui doit passer à travers notre hiver interminable, le parcours est encore plus long et son parcours passera certainement par les Mardis Cyclistes.

Au niveau du circuit provincial, il y a quelques belles épreuves qui font partie de l’expérience de tout coureur. Une des plus connues est sans contredit la série de Mardis Cyclistes qui se déroule à Lachine. Véritable institution au niveau provincial, les Mardis sont des critériums qui existent depuis 37 ans et qui se déroulent durant 10 mardis consécutifs, de juin à août.

L’âme de la course

Ce rendez-vous cycliste est spécial pour deux raisons. D’abord, le format de course est apparenté à celui de la piste. La course comprend 32 tours d’un circuit de 1,6 km. À partir du 7e tour, il y a un sprint intermédiaire tous les cinq tours qui permettent d’aller chercher des points. Au sprint final, il y a bien sûr l’épreuve à remporter, mais il y a également des points à accumuler. Au fil des Mardis, ces points sont cumulés et le grand vainqueur de la saison des Mardis est connu lors de la dernière manche.

Le parcours est plat, les virages pas trop serrés et le revêtement bien entretenu, ce qui permet ainsi au peloton de rouler à environ 50 km/h de moyenne durant l’heure de course.

Mais les Mardis ne seraient rien sans son organisateur, Tino Rossi. D’origine italienne, ce flamboyant personnage a su donner une âme à cette course. Il organise la course au même titre qu’une course professionnelle. Chaque semaine, il y a des estrades pour les spectateurs, une section VIP, une présentation officielle des porteurs de maillots et une cérémonie protocolaire planifiée au quart de tour pour honorer les vainqueurs d’étapes. De plus, Tino manque rarement la chance de donner le départ de la course afin de transmettre son énergie et sa passion aux coureurs.

Expérience unique

En tant que coureur, mon histoire aux «Lachines» a commencé dès mes débuts en route. Je me rappelle que nous ne voulions en aucun cas manquer une manche des Mardis, malgré l’aller-retour à Montréal dans la même journée. C’était la course la plus rapide du circuit et j’aimais me mesurer aux coureurs seniors plus expérimentés. Cette course québécoise est un excellent tremplin pour la relève cycliste. Elle offre l’occasion aux jeunes talents de se préparer au circuit de compétition américain étant donné que lui aussi comprend bon nombre de critériums. De plus, même si le parcours et la longueur de l’épreuve ne préparent en rien les coureurs pour l’Europe, ça permet de s’habituer à prendre sa place dans un peloton qui file à toute allure et à gérer la nervosité du peloton.

Alors qu’il ne reste que deux seules épreuves cette saison, j’invite les gens de la région de Montréal à aller faire un tour. C’est une expérience unique qui inspirera peut-être de futurs cyclistes.

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