/news
Navigation
Catastrophe

Lac-Mégantic redoute les cancers

On craint que les produits chimiques aient des conséquences comme celles du 11 septembre

Coup d'oeil sur cet article

Des citoyens de Lac-Mégantic craignent que les premiers répondants de la tragédie de Lac-Mégantic, ainsi que les résidents vivant à proximité de la zone rouge, développent des cancers au cours des prochaines années.

Des citoyens de Lac-Mégantic craignent que les premiers répondants de la tragédie de Lac-Mégantic, ainsi que les résidents vivant à proximité de la zone rouge, développent des cancers au cours des prochaines années.

Le mois dernier, le New York Post révélait que 2500 premiers répondants qui ont accouru sur le site du World Trade Center, en septembre 2001, avaient aujourd’hui développé un cancer.

La statistique provenait du Programme de santé du World Trade Center qui suit la condition médicale de 37 000 policiers, travailleurs de la construction, employées des services d’assainissement et de la Ville, et de bénévoles.

Depuis la publication de l’article, plusieurs citoyens de Lac-Mégantic s’inquiètent. Ils ont peur qu’une crise de santé publique éclate chez eux au cours des prochaines années.

«À Lac-Mégantic, quel sera le verdict dans quelques années? Particulièrement pour les premiers répondants et aussi pour la population qui a respiré ces énormes nuages de fumée noire. Il y avait plus de 600 produits chimiques dans le pétrole... Sans compter ceux qu’on ignore ou qu’on semble vouloir nous faire ignorer», mentionne Sophie L’Heureux, la gérante du Musi-Café.

Moral affecté

Déjà, la tragédie a grandement affecté le moral de la population depuis l’explosion.Aujourd’hui, les gens craignent que les choses se compliquent et qu’une autre tragédie puisse survenir.

«J’ose espérer que cette tragédie ne fasse pas d’autres victimes», a affirmé de son côté Hélène, sur le réseau social Facebook.

Bien que l’inquiétude soit réelle dans la population, la Santé publique de l’Estrie affirme avoir mis en place un système de surveillance afin de contrôler les risques de maladies pouvant être causées à cause de l’explosion du train.

Dès les premières heures de la tragédie, la Direction de santé publique de l’Estrie et la CSST étaient sur place pour assurer la protection des travailleurs, rappellent les autorités.

«Les jours suivant l’événement, une enquête épidémiologique a été mise en place pour répertorier et documenter toutes les expositions à des contaminants chimiques», indique la Dre Mélissa Généreux, directrice de santé publique de l’Estrie, dans un courriel transmis au Journal.

Cette surveillance indiquerait que l’exposition chez les travailleurs était sous contrôle, principalement grâce à ces mesures de protection.

Surveillance à long terme

Entre temps, des tests de qualité de l’air sont effectués régulièrement depuis le déraillement et la Santé publique documente la présence des différents contaminants chimiques. De cette manière, les mesures de protection des travailleurs peuvent être ajustées.

«Toute maladie professionnelle liée à l’exposition à des contaminants chimiques serait signalée à la Santé publique, le cas échéant», soutient la Santé publique.

Commentaires