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Traversée Lac-Mégantic

«Il faut continuer à aller de l’avant»

Le biathlète Vincent Blais considère sa présidence d’honneur comme un retour au source

À 24 ans, Vincent Blais est considéré comme un ambassadeur dans sa ville natale, à Lac-Mégantic, où il remplit le rôle de président d’honneur de la traversée du lac de l’endroit.
Photo Roby St-Gelais À 24 ans, Vincent Blais est considéré comme un ambassadeur dans sa ville natale, à Lac-Mégantic, où il remplit le rôle de président d’honneur de la traversée du lac de l’endroit.

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LAC-MÉGANTIC | Vincent Blais ne s’est pas fait prier avant de dire oui à l’organisation de la Traversée internationale du lac Mégantic, qui a offert le poste de président d’honneur de cette huitième édition à ce biathlète de calibre international originaire de l’endroit.

LAC-MÉGANTIC | Vincent Blais ne s’est pas fait prier avant de dire oui à l’organisation de la Traversée internationale du lac Mégantic, qui a offert le poste de président d’honneur de cette huitième édition à ce biathlète de calibre international originaire de l’endroit.

Plus d’un an après le déraillement d’un train pétrolier en plein centre-ville ayant fait 47 morts, les choses reviennent progressivement à la normale dans la municipalité.

La présentation de ce rendez-vous sportif sert en quelque sorte d’échappatoire aux résidents, selon M. Blais, d’autant plus que l’édition 2013 de la Traversée a failli être annulée puisque le bâtiment abritant les bureaux a été rasé dans la tragédie. L’événement s’était finalement tenu et avait connu un succès monstre.

«J’étais à l’entraînement en Alberta quand il y a eu le déraillement, se remémore Blais, rencontré hier, à la veille du 10 km, l’épreuve reine de l’organisation. Je suis revenu le plus tôt que je le pouvais. Tout le monde (vivant) à l’extérieur a senti le besoin de revenir à la maison à ce moment-là.»

Rassembleur

Même s’il a déménagé à Québec pour poursuivre sa progression, le sportif de 24 ans effectue chaque fois qu’il en a l’occasion un retour aux sources. Il promeut d’ailleurs l’activité physique et les saines habitudes de vie dans sa ville natale pour le compte de l’organisme Granite Action.

«Pour moi, il fallait continuer à aller de l’avant. Que les gens continuent à faire ce qu’ils aiment, et ce, avec passion en reprenant leur routine. Ça ne s’oublie pas, et la Traversée, c’est rassembleur. La meilleure chose que j’aie pu faire est de continuer à m’impliquer dans mon sport et à représenter fièrement la région.»

Membre de l’équipe nationale B, Blais lorgne les Jeux olympiques de 2018, à Pyeongchang, en Corée du Sud. Mais, avant tout, il veut décrocher sa place à plein temps sur le circuit de la Coupe du monde.

«2018, c’est l’objectif ultime, mais je préfère y aller par étape, admet le Méganticois. Il faut d’abord que je me qualifie d’ici deux ans pour la Coupe du monde.»

En bref

Couronné dans les eaux du lac Saint-Jean (32 km) et cinquième à la Traversée du lac Memphrémagog (34 km), Xavier Desharnais admet que la fatigue commence à l’affecter. Il en sera à sa première Coupe du monde sur 10 km en 2014. Il espère surtout reprendre sa vitesse en vue de futures courses en Europe.

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