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Fêtes de la Nouvelle-France

Le peuple Anishnabe raconte son histoire

Selon Christian Pilon, elle se rapproche énormément de celle des Québécois

Fetes de la Nouvelle France
photo Pascal huot Christian Pilon est très fier de la tradition du canot en écorce.

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Exposant un superbe canot en écorce fait à la main, le Franco-Ontarien Christian Pilon profite des Fêtes de la Nouvelle-France pour rappeler aux festivaliers que l’histoire de son peuple, les Anishnabe, est un récit qui se rapproche énormément de celui des Québécois.

«J’amène l’aspect Anishnabe. On n’aime pas ça, se faire appeler Indiens, Autochtones ou Premières Nations. C’est Anishnabe», souligne d’emblée l’artisan. L’appellation désigne plusieurs peuples, comme les Wendat et les Algonquins.

Le canot qu’il exhibe au Marché des Saveurs est la vedette qui suscite l’intérêt des festivaliers pour l’histoire que son artisan a à partager.

«Votre histoire, c’est notre histoire. Vos héros sont venus chez nous», s’enchante-t-il.

Grand respect

M. Pilon représente l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario, présente aux Fêtes dans le cadre du 400e anniversaire de la francophonie ontarienne.

Vêtu d’un habit traditionnel, l’homme montre un grand respect pour le symbole que représente l’embarcation pour son peuple. «C’est un véhicule pour faire passer mes messages», lance-t-il. Ce mode de transport est une tradition anishnabe vieille de près de 20 000 ans, selon M. Pilon.

«C’est le véhicule que l’on utilisait pour transporter nos enfants, ce qui était important. C’est aussi le véhicule qui nous rassemblait. La rivière nous connectait tous [avec les autres nations]», raconte-t-il.

Il y a fort à parier que M. Pilon aura accompli sa mission historique. «Les gens sont extrêmement curieux. [Lors] du défilé, les gens couraient et venaient toucher le canot. Ils demandaient si c’était un vrai», se réjouit-il.

Des historiens venus de l’Illinois au Michigan participent aussi aux festivités.

«La Nouvelle-France, ce n’est pas juste la vallée du Saint-Laurent. Ça allait jusqu’aux Grands Lacs et en Louisiane, précise l’interprète du groupe, Joseph Gagné. On leur [raconte] l’histoire à l’extérieur [du Québec]», enchaîne-t-il.

 

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