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Gouvernement fédéral

Les journalistes chinois ne sont plus les bienvenus dans l’avion de Stephen Harper

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Photo Blair Gable / Reuters L'avion de Stephen Harper.

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OTTAWA – Le gouvernement canadien a décidé de refuser l’autorisation aux journalistes de deux organes de presse appartenant à l’État chinois de s’envoler avec le premier ministre Harper lors de sa visite annuelle en Arctique, en raison d’un mauvais comportement dans le passé.

Le porte-parole au Bureau du premier ministre, Jason MacDonald, a expliqué à l’Agence QMI que «certains organes de presse n’étaient plus les bienvenus» pour voyager avec le premier ministre.

Une source au sein du gouvernement a précisé à l’Agence QMI qu’aucun journaliste du People’s Daily ou de l’agence de presse Xinhua ne sera autorisé à voyager avec M. Harper en Arctique cette année.

L’an dernier, la GRC avait dû maîtriser le chef de bureau à Ottawa du People’s Daily, Li Xue Jiang, qui avait poussé un membre du personnel de Stephen Harper et tenté de saisir un micro pour poser une question.

«Nous n’accepterons ce genre de comportement de personne au sein de la Tribune de la presse parlementaire», a déclaré lundi à l’Agence QMI un responsable de haut rang du gouvernement canadien.

M. Harper, des membres de son personnel et de de la Tribune de la presse s’envoleront vers le Nord pour un séjour du 20 au 26 août, pendant lequel le premier ministre visitera le Yukon, les Territoires du Nord-Ouest et le Nunavut.

L’Agence QMI n’a pu rejoindre lundi le journaliste chinois Li Xue Jiang ou quiconque au sein du People’s Daily ou de l’agence de presse Xinhua.

Li Xue Jiang avait expliqué l’an dernier lors de l’altercation autour du micro, qu’il avait voulu poser une question à M. Harper au sujet de sa position du Canada concernant les investissements sous contrôle étranger au Canada.

Il avait déclaré aux journalistes après son accrochage avec un membre du personnel de M. Harper qu’il était «désolé pour ce qui s’était passé».

«Elle m’a poussé en premier, avait expliqué le journaliste chinois. Elle m’a saisi à plusieurs reprises, c’est pour ça que je l’ai poussé.»

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