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Prévisions météorologiques

Les bulletins météos du futur seront plus précis

Mike Brettle
Photo fanny arnaud Pour Mike Brettle, les outils de mesure météorologiques combinent de plus en plus de fonctions et tendent à remplacer le travail de l’homme.

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La météo du futur ne mentira pas. Les spécialistes travaillent à ce que les prévisions météorologiques soient de plus en plus précises et le public de mieux en mieux informé du temps qu’il va faire.

«À mesure des avancées scientifiques, on fait de moins en moins d’erreurs», explique Richard Hogue, directeur des prévisions chez Environnement Canada.

Les outils du futur qui permettront aux météorologues de moins se tromper sont justement l’objet d’une conférence scientifique mondiale qui a lieu en ce moment à Montréal.

Un millier de météorologues sont présents pour travailler ensemble et partager des informations, car la qualité du bulletin météo est un enjeu de taille pour de nombreuses industries.

En effet, que ce soient les agriculteurs ou les pilotes, de nombreux professionnels ont besoin de connaître la météo.

Et pour le public, le temps qu’il fera est une information cruciale pour prévoir sa journée ou ses vacances.

D’ailleurs, neuf Canadiens sur 10 lisent la météo tous les jours.

Mais on ne peut jamais s’attendre aux mêmes conditions climatiques d’une année à l’autre, non seulement en raison de la latitude du Québec propice à la variabilité, mais aussi à cause de la tendance mondiale au réchauffement climatique.

«Prévoir le climat est toujours un challenge», confie René Héroux, météorologue à Environnement Canada.

Dans ces conditions, l’intérêt des prévisions météorologiques est de plus en plus grand.

M. Hogue explique que les prévisions à 6 ou 7 jours sont bien maîtrisées et que l’objectif est maintenant de prévoir le temps jusqu’à 8 ou 9 jours.

«On gagne une journée de prévision tous les 10 ans», affirme-t-il.

La météorologie est l’étude de l’atmosphère, mais elle sera désormais couplée à d’autres études comme celle des rivières, de la glace ou encore de la végétation pour intégrer toujours plus d’informations dans les calculs et les rendre plus efficaces.

En dehors de la précision, c’est la «dissémination» de l’information qui va être améliorée. Les météorologues ont à coeur d’informer le public le plus rapidement possible des précipitations à venir.

«On ne peut pas empêcher les tempêtes de neige, mais on peut permettre aux gens de s’y préparer», ajoute M. Hogue.

Ensemencer les nuages

Empêcher une tempête de se produire est pourtant le rêve de certains. Par exemple, l’ensemencement des nuages permettrait de déplacer les orages ou de provoquer la pluie.

L’Organisation météorologique mondiale se prononce contre cette pratique pour des raisons de faisabilité et d’éthique. Mais des entreprises privées et des universitaires travaillent à modifier le climat, notamment dans les zones arides.

Outils

La précision des prévisions sera également améliorée grâce aux progrès technologiques. En effet, si les machines sont aujourd’hui très présentes en météorologie, la plupart n’existaient pas il y a 10 ans.

Ces outils sont de moins en moins chers et de plus en plus perfectionnés.

Mike Brettle, de l’entreprise Campbell Scientific, explique que le rôle des machines est de remplacer l’homme là oû c’est possible. Par exemple, dans certains aéroports, lors de l’atterrissage, c’est une machine qui mesure la visibilité et non le pilote.

«La machine est totalement objective contrairement à l’homme», affirme-t-il.

 
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