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Paternité | Licenciement

Il perd son emploi et son assurance parentale

vincent cadieux assurance parentale
Photo Olivier Robichaud, Le Journal de Montréal Vincent Cadieux et Émilie Bachand ont eu une mauvaise surprise peu après la naissance de leur fils Victor. M. Cadieux devra rembourser 1740 $ en prestations d’assurance parentale.

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La joie de la paternité a été assombrie pour Vincent Cadieux ce printemps. Non seulement a-t-il été licencié au retour de son congé parental, mais le gouvernement lui demande de rembourser 1740 $ en prestations auxquelles il avait droit.

La joie de la paternité a été assombrie pour Vincent Cadieux ce printemps. Non seulement a-t-il été licencié au retour de son congé parental, mais le gouvernement lui demande de rembourser 1740 $ en prestations auxquelles il avait droit.

M.Cadieux et sa conjointe Émilie Bachand ont accueilli leur fils Victor le 10 février dernier. Du 14 février au 10 mars, M.Cadieux profite des trois semaines de congé auxquelles il a droit en vertu du Régime québécois d’assurance parentale. Il reçoit alors environ 850 $ par semaine en prestations gouvernementales.

Pendant son congé, M.Cadieux apprend qu’il sera licencié à son retour au travail, le 10 mars. Son employeur, Eidos Montréal, n’avait pas de nouveaux projets à lui soumettre.

Coûteux hasard

Le licenciement a pris effet après la période de prestations de M.Cadieux et Eidos lui a ensuite versé une indemnité de départ de huit semaines. Mais parce qu’Eidos comptabilise ses paies sur deux semaines, le gouvernement considère que M.Cadieux a reçu un «salaire concurrent» pendant sa dernière semaine de prestations.

«C’est complètement ridicule, ce n’était pas un salaire. C’était pour que je puisse vivre pendant les huit semaines suivantes. Mais le gouvernement calcule ça comme si j’avais eu une méchante augmentation de salaire de 800% pendant ma dernière semaine de prestations», déplore le père de famille.

«Le pire, c’est que, de son côté, l'assurance-emploi fait le bon calcul et considère ça comme une indemnité de départ. Donc, je n’avais pas accès au chômage pendant ces semaines-là», ajoute-t-il.

Poursuite

M.Cadieux a contacté le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale (MESS), qui gère le régime d’assurance parentale. Même son employeur s’est mis de la partie pour confirmer que le versement n’était pas un salaire.

Au ministère, on affirme que rien ne peut être fait pour M.Cadieux. «Tout ce qui compte pour nous, c’est la période de paie. Il a reçu un salaire pendant la période du 1er au 14 mars, alors il doit rembourser les sommes», affirme Me Shadie Wazen, conseiller auprès du MESS.

M.Cadieux poursuit donc le ministère pour 500 $ en dommages et intérêts, et il demande au Tribunal administratif du Québec d’annuler la demande de remboursement du MESS.

Il a également déposé une plainte auprès du Protecteur du citoyen du Québec.

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