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Supercondriaque (3/5)

Est-ce grave docteur ?

Film de Dany Boon. Avec Dany Boon, Kad Merad et Alice Pol.

Supercondriaque
Photo courtoisie

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Six ans après le succès de Bienvenue chez les Ch’tis (plus de 20 millions d’entrées en France), Dany Boon revient devant et derrière la caméra en compagnie de son comparse Kad Merad dans la comédie Supercondriaque.

Six ans après le succès de Bienvenue chez les Ch’tis (plus de 20 millions d’entrées en France), Dany Boon revient devant et derrière la caméra en compagnie de son comparse Kad Merad dans la comédie Supercondriaque.

L’humoriste incarne un célibataire solitaire effrayé par la moindre contamination bactérienne. Comme le titre du film l’indique, Boon alias Romain Flaubert n’est pas seulement un hypocondriaque, mais encore pire, un supercondriaque!

Rien ne peut donc guérir le quarantenaire de toutes ces maladies qu’il s’invente quotidiennement, pas même son médecin généraliste (Kad Merad, parfait) dont il s’amuse à pourrir la vie.

À ce titre, l’une des premières scènes du film est franchement drôle avec cette impressionnante réaction de panique à l’idée d’embrasser les invités lors du traditionnel réveillon du jour de l’An. Le public appréciera également les multiples séquences dans lesquelles le pauvre Flaubert s’asperge sans retenue de savon et de gel antibactérien.

Son cas semble désespéré, jusqu’au moment où rentre en scène la sœur de son médecin, une belle et gentille bourgeoise parisienne, interprétée par Alice Pol. Elle occupe ses journées à accueillir les réfugiés politiques en provenance du Tcherkistan.

Ce pays totalitaire qu’on imagine situé au cœur de l’Europe de l’Est permet au récit de prendre un autre virage pour aller soudainement s’aventurer dans le film d’action bric-à-brac. L’occasion ici pour notre bougre de se créer une nouvelle identité quitte à accumuler les quiproquos.

Autodérision

Avec son quatrième long-métrage, Dany Boon s’est écrit un rôle à la hauteur de ses talents de comique «plaintif» en puisant dans ses véritables peurs. Car si l’on en croit sa propre expérience, l’acteur-scénariste-réalisateur de 48 ans souffrirait dans la vie de la même phobie que son personnage.

Le résultat se voit d’ailleurs très bien à l’écran. Pour notre plus grand plaisir, puisque le tout est pris dans le mode de l’autodérision. Le malade imaginaire accumule les grimaces les plus farfelues… rappelant parfois les mimiques de Louis de Funès auquel l’acteur ressemble de plus en plus.

Supercondriaque est un divertissement bien mené et efficace. Et puis, c’est toujours un plaisir de revoir les deux complices se donner la réplique. Kad Merad et Dany Boon se sont à l'évidence bien amusés dans cette relation amour-haine nourrie par une bonne humeur assez contagieuse.

 
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