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Référendum en veilleuse

Lisée et Drainville «un peu découragés», selon Martine Ouellet

Martine Ouellet
Photo d'archives

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Contrairement à Jean-François Lisée et Bernard Drainville, Martine Ouellet estime que le Parti québécois doit «s'assumer pleinement comme parti indépendantiste» et ne pas mettre son option en veilleuse.

Candidate potentielle au trône péquiste, la députée de Vachon ne partage pas l'avis de ses collègues qui croient que le PQ doit mettre de côté la question référendaire s'il veut reprendre le pouvoir au scrutin de 2018.

«Je trouve que Bernard et Jean-François s'inscrivent beaucoup dans la continuité de ce qui a été fait par le PQ depuis 1996, donc moi, mon interprétation du 7 avril, c'est que très clairement il faut qu'on essaie d'autres avenues», a-t-elle précisé, en entrevue avec Le Journal.

Dans un blogue intitulé Le PQ et le référendum : Le parti doit entendre les Québécois, le député Lisée propose d'attendre un an avant la prochaine élection provinciale avant de décider quelle place l'indépendance doit prendre dans la plate-forme du parti.

Selon lui, tant que la cause souverainiste ne récoltera pas plus d'appuis dans la population, il serait plus profitable de mettre l'indépendance de côté et de faire élire un gouvernement péquiste que de courir le risque que les libéraux gardent le pouvoir pour quatre autres années. «Entendre le message de la dernière élection, c’est reconnaître que les Québécois ont rejeté non seulement l’ambivalence, mais tout procédé qui les entraînerait sur le chemin d’un référendum à court terme», écrit-il.

Il y a quelques jours à peine, son collègue Bernard Drainville a également publié une lettre pour exposer son plan d'accession à la souveraineté. Le député de Marie-Victorin croit que le PQ ne doit pas s'engager à tenir un référendum avant 2023.

Martine Ouellet n'est pas d'accord. «Moi ça me donne l'impression que mes collègues, et Bernard et Jean-François, se sentent un peu découragés à voir les sondages, ce n'est pas mon cas», insiste-t-elle.

L'ex-ministre des Ressources naturelles ne croit pas que les Québécois ne veulent plus entendre parler de référendum. «Je n'ai pas fait ce constat là suite aux élections du 7 avril», plaide-t-elle.

Le député Alexandre Cloutier, qui envisage lui aussi de se lancer dans la campagne au leadership, ne partage pas lui non plus cette lecture du verdict électoral. Il n'a toutefois pas voulu s'étendre sur le sujet, n'étant pas encore prêt à ouvrir son jeu.

«Sur la question de la mécanique, je pense qu'on ne doit pas avoir peur de sortir des sentiers battus, essayer des nouvelles approches. Il y a des voies alternatives aux deux propositions sur la table. Je vais proposer une voie alternative, qui est nouvelle et qui fait preuve de changement», s'est-il limité à dire au Journal.

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