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Hawaii, une équipe de l’Ouest en 2017

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L’agression de Ray Rice, porteur de ballon étoile des Ravens de Baltimore, contre sa fiancée d’alors, Janay Palmer, en février, relève des agressions criminelles. Même si aucune action n’a été prise en ce sens, il deviendra d’un grand intérêt de surveiller la réaction de la justice américaine prochainement.

La Ligue nationale implantera une équipe à Hawaii lors de l’expansion en 2017. Honolulu, quel lieu rêvé pour le circuit de Gary Bettman! Le commissaire imagine déjà la rivalité entre les Ukulélés et leurs adversaires de la côte Ouest des États-Unis.

Pas d’inquiétude pour cette équipe d’expansion, car tous les joueurs autonomes voudront y jouer, ceux qui réclament une transaction, ainsi que les athlètes en fin de carrière. Les Beach Boys ont demandé à interpréter les hymnes nationaux jusqu’à la mort du dernier membre du groupe.

Les spectateurs seront ensevelis sous des milliers de fleurs. L’équipe confiera l’accueil à un groupe de danseuses de hula. Entre les périodes, la clientèle participera à des concours de surf.

Écrire cette primeur m’excite, car tous les médias d’Amérique la reprendront aujourd’hui. Gary Bettman niera, le coquin.

Je devrais préciser que… je spécule. C’est une analyse personnelle sur mon compte Twitter que je réalise. J’exerce cette carrière depuis 40 ans, donc je présume qu’on me trouvera crédible. Après tout, si Howard Bloom, du Sports Business News, l’a fait, pourquoi pas moi?

Las Vegas, non

J’en ai assez de ces rumeurs farfelues. Bettman et ses sbires répéteront toujours le même discours platonique jusqu’au jour où ils annonceront une expansion ou une relocalisation. La nouvelle s’effritera dans les heures qui précéderont.

Je ne crois pas au hockey professionnel à Las Vegas. La LNH créerait un échec comme à Phoenix et en Floride.

Un pourcentage élevé de la population gagne moins de 30 000 $ par année. Un très grand nombre de citoyens travaillent le soir et la nuit. Beaucoup de Latinos unilingues (espagnol) résident à Vegas.

Le nouvel édifice, la réalisation de MGN-AEG, deviendra un rival économique de tous les hôtels-casinos de «la Strip». Ces derniers imagineront 1001 promotions pour garder leur clientèle et non la voir se rendre pendant trois heures ou plus à un match de hockey. Achèteront-ils une loge d’entreprise pour leurs clients les plus fortunés?
Vous pouvez démolir cet argument avec l’exemple des spectacles. Mais le show-business est la raison d’être de Vegas. La clientèle touristique ne constituera jamais celle du hockey. On n’ira pas à Vegas pour le hockey. Sauf pour de rares parties des clubs les plus vendeurs.

L’échec de Kansas City

Avant de louanger Kansas City, qu’on se rappelle que les Scouts n’y ont survécu que deux saisons (de 1974 à 1976), avant de déménager à Denver et de devenir les Rockies du Colorado. Six ans plus tard, ils se sont installés au New Jersey. À leur dernière saison, les Scouts ont emprunté 300 000 $ à la LNH pour terminer l’année. Est-elle devenue une ville de hockey qui bouillonne?

Pour la ligue, l’objectif premier consiste à rééquilibrer l’Ouest et l’Est. Deux équipes d’expansion ou une relocalisation, et c’est fait. Le tour de Québec viendra, mais il faudra écraser notre ego en patientant.

Ce qui se révèle décevant pour la capitale, c’est de ne jamais entendre un seul mot positif du commissaire, contrairement à une multitude de marchés aux États-Unis ne méritant pas la moindre considération.


 

Un geste criminel de Rice

 

 

L’agression de Ray Rice, porteur de ballon étoile des Ravens de Baltimore, contre sa fiancée d’alors, Janay Palmer, en février, relève des agressions criminelles. Même si aucune action n’a été prise en ce sens, il deviendra d’un grand intérêt de surveiller la réaction de la justice américaine prochainement.

La vidéo (TMZ sports) captée à l’intérieur de l’ascenseur d’un casino d’Atlantic City ne laisse aucun doute sur la violence du coup de poing asséné par Rice à sa compagne. Il l’a mise knock-out. Celle-ci étant inconsciente, il la traîne comme un vulgaire sac d’ordures à l’extérieur de l’ascenseur. Celui qui ignore tout de l’histoire peut conclure que Rice a tué sa victime.

La LNF pénalisant la violence conjugale, le commissaire Roger Goodell l’a suspendu pour deux parties, en plus de lui imposer une amende de 500 000 $. Ce qui a été jugé nettement insuffisant par beaucoup de joueurs et d’amateurs de football, hier. La vidéo est venue renforcer ces critiques. Les conséquences n’ont pas tardé.

Les Ravens ont mis de la pression sur Goodell en libérant Rice, 27 ans, qui a ensuite été suspendu indéfiniment par la LNF. Il se retrouve sans emploi, perd son salaire de 4, 3 et 3 millions. Avant tout, il a perdu sa réputation et sa carrière apparaît être en péril.

Battue, bof…

Le geste de Rice est révoltant, pour ne pas dire bestial. Au départ, on peut s’interroger sur le rôle d’une ligue professionnelle dans la gestion de la vie personnelle de ses athlètes. A-t-elle à mettre son nez dans les relations de couple? Devrait-elle s’en tenir à sanctionner les écarts de conduite du joueur de football quand il revêt son uniforme et assume son rôle de joueur? La vidéo nous amène à oublier ce questionnement. Comme joueur, Rice représente sa ligue et en reflète son image. Ses qualités d’athlète en font l’idole de plusieurs jeunes, qui regarderont la vidéo plusieurs fois. Qui plus est, des adultes n’ont pas besoin de trop de motivation pour imiter cet abruti.

Il est à souhaiter que Rice n’aurait pas été bien accueilli par ses coéquipiers, ses adversaires et les milliers de spectateurs qui assisteront aux parties des Ravens. En tassant cet agresseur, les Ravens et la LNF éliminent ces problèmes et envoient un message plus lourd que les deux parties de suspension.

Ce qui choquera toutefois ceux qui dénoncent la violence conjugale, c’est que la victime a néanmoins épousé son agresseur un mois plus tard. Et, hier, sur un site web, un homme excusait Rice en disant que madame l’avait frappé en premier.

Que de chemin à parcourir encore en violence conjugale! Trop!

 

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