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Le WorldTour débarque au Québec

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L’élite mondiale du cyclisme sur route sera chez nous durant la fin de semaine, lorsque se tiendra la cinquième édition des Grands Prix cyclistes de Québec et Montréal. C’est une chance inouïe que nous avons de les accueillir chez nous puisqu’il y a seulement trois épreuves de niveau WorldTour à l’extérieur de l’Europe.

L’élite mondiale du cyclisme sur route sera chez nous durant la fin de semaine, lorsque se tiendra la cinquième édition des Grands Prix cyclistes de Québec et Montréal. C’est une chance inouïe que nous avons de les accueillir chez nous puisqu’il y a seulement trois épreuves de niveau WorldTour à l’extérieur de l’Europe.

Les coureurs de ce niveau font environ 70 jours de course par année. Souvent, les courses à l’extérieur de l’Europe sont vues comme des courses de transition, et plusieurs coureurs les prennent à la légère. Par contre, les courses qui ont lieu au Québec sont très importantes.

Premièrement, parce que ce sont des courses du niveau WorldTour. Lorsqu’un coureur obtient un bon résultat, il amasse des points pour le classement mondial. Dans le système de classification, ces points sont très importants et c’est un atout pour les coureurs qui sont à la recherche d’un contrat.

Deuxièmement, les courses représentent une excellente préparation pour les Championnats du monde qui vont avoir lieu du 21 au 28 septembre à Ponferrada, en Espagne. À l’image des Mondiaux, les courses au Québec sont des courses d’une seule journée, relativement longues (200 km) et se déroulant en circuit. C’est donc le même genre d’épreuve qui permet aux coureurs de se tester, mais aussi aux équipes nationales d’évaluer les cyclistes en vue de la formation de l’équipe pour les Championnats du monde.

Des conséquences

À Québec, les constructions dans la côte Gilmore entraînent des changements dans le parcours qui auront assurément un effet sur la fin de la course. Avec plus de plat et de sections de rue en ligne droite, les équipes auront plus de facilité à s’organiser en tête de peloton et ainsi dominer la course. L’échappée matinale est presque assurément vouée à l’échec et il sera très difficile pour un groupe de partir en fin de course. Le peloton aura grandement l’avantage, et le coureur qui voudra remporter la course devra attendre le dernier kilomètre sur Grande Allée pour la différence.

C’est ce dernier kilomètre, qui vient à la suite de la côte de la Montagne et de la côte de la Fabrique, qui représente la plus grande difficulté pour les coureurs. Pris séparément, ces tronçons ne sont pas difficiles à franchir. Par contre, en les enchaînant ainsi, tour après tour, les coureurs accumulent de la fatigue. Il faut donc qu’ils soient conservateurs et qu’ils gardent leur énergie pour la fin.

Col de catégorie 3

À Montréal, le parcours reste le même, avec 17 ascensions de la côte Camilien-Houde et de la côte de la Polytechnique. Si l’on comparaît Camilien-Houde aux cols du Tour de France, je crois qu’elle serait de troisième catégorie. Sur ce parcours, il faut avoir un bon coup de pédale de grimpeur pour pouvoir tenir le coup. Lors des derniers tours, il y a plusieurs attaques, et le groupe de tête grimpe très vite. C’est un parcours très sélectif, qui fait ressortir les meilleurs coureurs.

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