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The drop

La dernière apparition de James Gandolfini

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James Gandolfini, le mythique interprète de Tony Soprano n’est plus. Mais 15 mois après sa mort subite, ses nombreux admirateurs pourront le retrouver en salles vendredi dans The Drop, le dernier film qui le met en scène en compagnie d’une distribution quatre étoiles composée de Tom Hardy et Noomi Rapace.

James Gandolfini, le mythique interprète de Tony Soprano n’est plus. Mais 15 mois après sa mort subite, ses nombreux admirateurs pourront le retrouver en salles vendredi dans The Drop, le dernier film qui le met en scène en compagnie d’une distribution quatre étoiles composée de Tom Hardy et Noomi Rapace.

Inspiré d’une nouvelle écrite par le maître du polar, Dennis Lehane, auteur de plusieurs bestsellers comme Mystic River, Gone Baby Gone et Shutter Island, The Drop s’attarde sur Bob (Tom Hardy), un ancien criminel, devenu serveur dans un bar. Le lieu aux pratiques douteuses est tenu par son cousin Marv (James Gandolfini). Le jour où Bob recueille un jeune pitbull abandonné, les fantômes du passé resurgissent soudainement, et ce, malgré sa rencontre avec une ravissante voisine (Noomi Rapace).

Réalisé par le Belge Michael R. Roskam (derrière le percutant et acclamé Bullhead), le film présenté la semaine dernière au Festival international du film de Toronto­­ s’avère un pur thriller noir, urbain­­ et hivernal dans lequel James Gandolfini joue à nouveau dans un rôle de parrain de la pègre.

«James était vraiment génial, a lancé le réalisateur, ému, lors d’un entretien à la presse. Quand on parle de lui, on se réfère beaucoup à son passé marqué par sa présence dans Les Sopranos, mais moi j'aime Gandolfini tout le temps. J’aime le voir jouer tout simplement».

Un acteur humble et vulnérable

Le cinéaste a expliqué que le regretté acteur né au New Jersey a toujours été son premier choix pour incarner Marv, un tenancier de bar au passé trouble que Gandolfini a tout de suite eu envie d’incarner. Lorsqu’ils se sont rencontrés pour discuter du rôle, il a découvert un comédien très engagé dans le projet.

«Il s’est beaucoup préparé, raconte Roskam. Cet homme plein de talent doté d’une si grande expérience dans le métier prenait son personnage comme si c’était sa première fois. Si je ne le connaissais pas, j’aurais vraiment pensé que ce gars était en train de jouer son premier rôle. Il était très humble et vulnérable. Il ne prenait rien à la légère. Ce qui l’intéressait avant tout, c’était la découverte».

Lorsque le tournage de The Drop a débuté, Gandolfini est devenu une sorte de leader. Il était généreux envers toute l’équipe et n’a pas hésité à prendre son rôle de mentor avec les membres d’une distribution d’origine internationale qui inclut le Britannique Tom Hardy (L’ascension du chevalier noir), la Suédoise Noomi Rapace (Millénium) et la vedette montante, le Belge Matthias Schoenaerts (Bullhead).

«James était super. Il faisait rire tout le monde. Il nous apportait une joie de vivre unique. C’était parfait de l’avoir sur le plateau. Son humour insolent était apprécié et cela nous détendait tous un peu. Je le trouvais tellement phénoménal que j’en ai profité pour lui rajouter plus de dialogues».

Un départ douloureux

Après le tournage, les deux s’étaient juré de se retrouver de nouveau à Bruxelles. Toutefois, la tournure des événements en a décidé autrement. James Gandolfini est emporté à Rome peu de temps plus tard par une crise cardiaque le 19 juin, à l’âge de 51 ans.

«On était devenu si proche l’un de l’autre. On continuait à s’appeler toutes les semaines environ. Avant son départ, il m’avait envoyé un cadeau pour me remercier­­. C’était quelqu’un qui ne vous oubliait pas. On a tissé ensemble une belle relation».

Le montage du film a été une période plutôt difficile pour Roskam. «Il y a eu les funérailles et ensuite je devais retourner sur mon écran où je le voyais bien vivant. C’est une situation qui n’était pas simple à gérer, croyez-moi. Je n’arrivais pas à faire mon deuil, puisqu’il était toujours là bien présent».

«Aujourd’hui, je peux enfin lui dire au revoir, ajoute-t-il. Et puis, ce film est surtout l’occasion de lui rendre hommage, car je crois que tout le monde mérite de savoir qu’il était un homme exceptionnel».

Véritable culte

Même son de cloche du côté de Noomi Rapace qui se souvient encore de sa première rencontre avec l’acteur auquel elle vouait déjà un véritable culte. «J’étais impressionnée à l’idée de me retrouver à ses côtés, a-t-elle expliqué. Lorsqu’on s’est vu pour la première fois, j’ai voulu lui dire toute mon admiration, mais aucun son ne sortait de ma bouche. Il fait partie de ces personnes dont le charisme vous laisse sans voix. Il était là devant moi et je me sentais comme une adolescente­­».

L’héroïne de la saga Millénium accumule les productions cinématographiques. En plus du très attendu Prometheus 2, on la verra partager l’affiche avec Orlando Bloom et Michael Douglas dans Unlocked, le prochain film de Michael Apted (Le Monde de Narnia).

Lorsqu’on lui demande sa réaction quant à la mort de Gandolfini, elle dit ne toujours pas y croire. «C’est dur de réaliser qu’on est en train de parler de son dernier film. J’ai l’impression qu’il était là il y a une minute».

 

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