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Le week-end de Gerrans

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À l’occasion des Grands Prix cyclistes, nous avons eu droit à deux belles performances de la part de l’élite mondiale. Même si les deux courses étaient très différentes, c’est l’Australien Simon Gerrans qui a coiffé tout le monde dans le sprint final des deux épreuves.

À l’occasion des Grands Prix cyclistes, nous avons eu droit à deux belles performances de la part de l’élite mondiale. Même si les deux courses étaient très différentes, c’est l’Australien Simon Gerrans qui a coiffé tout le monde dans le sprint final des deux épreuves.

Un parcours moins sélectif à Québec

À Québec, l’allongement du parcours a effectivement eu un effet sur le comportement de la course. À l’approche des dernières difficultés du parcours, le peloton était plus important. Malgré cela, le dernier kilomètre, entre le Château Frontenac et la ligne d’arrivée, est très long. C’est un faux plat avec une pente de 4 % qui pourrait sembler facile, mais ce type d’effort ultime est très difficile. Rendus à la ligne d’arrivée, les coureurs ont les jambes qui brûlent et ils doivent tous combattre la souffrance pour aller jusqu’au bout.

Rendu dans ce dernier kilomètre, normalement le peloton est décousu. Il y a très peu d’équipes qui sont en mesure d’amener un coureur pour le sprint. Cependant, c’est exactement ce qu’Orica-GreenEdge a réussi à faire. Avec deux coureurs, qui ont gardé le peloton ensemble pour donner une chance à Gerrans.

Quand vient le temps de lancer le sprint final, il ne faut pas partir trop tôt. Tom Dumoulin a donné le bon exemple d’un manque de patience. Il a été impressionnant en produisant une accélération très vive à 300 m de la ligne que personne n’a été en mesure de suivre. Par contre, c’était encore trop tôt et il a eu des problèmes à une cinquantaine de mètres de la ligne.

Orica en surnombre

Le Grand Prix de Montréal a quant à lui été une course ouverte comme par les années passées. Il y a eu beaucoup de mouvement dans le dernier tour alors que plusieurs coureurs ont essayé de partir en échappée, notamment le champion du monde, Rui Costa. Avec une arrivée sur le plat, un coureur qui est un bon grimpeur veut essayer de distancier les sprinteurs dans l’ascension et ainsi avoir plus de chance de gagner.

La seule raison qui explique pourquoi ces attaques n'ont pas fonctionné est la présence de six coureurs de l'équipe Orica-GreenEdge. C'est assez exceptionnel d'avoir autant de coureurs encore dans le groupe de tête sur un parcours aussi difficile. Ils ont travaillé ensemble et ils ont exécuté un train parfait.

Les Canadiens font bonne figure

À Québec, c’est mon ancien coéquipier Ryan Anderson qui a été le meilleur des Canadiens. Il a réussi à tenir le coup et ainsi faire le sprint. Évoluant seulement sur le circuit nord-américain, c’est un excellent résultat pour lui qui attirera peut-être l’attention d’une équipe WorldTour. À Montréal, c’est un coureur amateur que je ne connais pas personnellement qui a reçu cet honneur. C’est un ancien coureur à pied qui s’est mis au vélo depuis quelques années. Malgré son manque d’expérience, il a réussi une solide performance qui démontre son potentiel physique sur la route.

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