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Prédateurs d’enfants

Le sénateur Boisvenu est consterné

Pierre-Hugues Boisvenu
Photo Le journal de Québec, JEAN-FRANCOIS DESGAGNES Le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu

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Le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu se dit consterné par la libération d’un pédophile qui filmait ses agressions pour ensuite les mettre en ligne.

Le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu se dit consterné par la libération d’un pédophile qui filmait ses agressions pour ensuite les mettre en ligne.

«Je suis profondément troublé par la décision de lui accorder une liberté surveillée en maison de transition», dit-il, en évoquant le cas de Richard Reber.

Cet homme de 54 ans a été condamné en 2010 à 10 ans de prison pour avoir abusé sexuellement une fillette de 4 ans, avoir filmé ses actes et les avoir diffusés sur internet.

M. Boisvenu y voit un nouvel exemple que le «système de justice libère trop facilement les individus qui ont commis des crimes graves».

Risques

Le sénateur souligne qu’en juin dernier, Reber a été évalué par un psychologue qui avait déclaré qu’il présentait un risque modéré à élevé de recommencer. Il a pourtant obtenu son transfert en maison de transition.

Pierre-Hugues Boisvenu soutient percevoir une insatisfaction de la population quand survient ce genre de situation et croit que cela justifie selon lui une modification du Code criminel.

«On est sensible aux sentences bonbons, on veut dire aux familles qu’un projet de loi devrait passer cet automne pour alourdir les peines et les conditions de remise en liberté des prédateurs d’enfants», explique-t-il.

Sentences à vie

Il prend également comme exemple le cas Turcotte.

«Il y a une impatience, les gens n’acceptent pas qu’on s’en prenne aux enfants et que la justice fasse preuve de clémence.»

La nouvelle loi pourrait tenir compte du nombre de victimes, des séquelles ainsi que de la durée de la période de l’agression pour arriver à des peines consécutives.

«Ça pourrait aller jusqu’à des sentences à vie, ce qui est nouveau», confie-t-il.

Le projet C-26 de Loi sur le renforcement des peines pour les prédateurs d’enfants est actuellement à l’étude à la Chambre des communes.

 
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