/sports/hockey
Navigation
Simon Gagné | Bruins

«Il y a des places ouvertes dans l’équipe»

Coup d'oeil sur cet article

À ses premiers pas chez les Bruins dans son ultime tentative de renouer avec la LNH après plus d’un an sur la voie d’accotement, Simon Gagné se dit énergisé et confiant de confondre les sceptiques.

L’ancien des Flyers, du Lightning et des Kings a mis le cap sur Boston dimanche. Il a pris part depuis à quelques entraînements informels avec une poignée de ses nouveaux coéquipiers avant de passer les examens physiques, jeudi.

À l’aube de ses premiers coups de patin au début officiel du camp d’entraînement des Bruins ce matin à titre d’invité, Gagné semblait déjà acclimaté.

«Je pensais au début que ça allait me faire bizarre d’être ici, mais on dirait que c’est comme le bicycle, ce n’est jamais perdu. Je me suis tout de suite senti bien dans cet environnement», a-t-il confié au Journal dans le vestiaire du TD Garden.

«Je me remets à la vitesse de la LNH. Les vraies pratiques et les vrais matchs vont arriver et c’est là qu’on en saura plus.»

Une place à prendre

Le fait que les Bruins misent sur un noyau de vétérans déjà bien établi, sans compter que l’organisation doit jongler avec un montant excédentaire d’un peu plus de 800 000 $ sur la masse salariale, installe le doute dans l’esprit de plusieurs quant aux chances de Gagné de décrocher un contrat.

Rien pour décourager le numéro 12, que les Bruins ont vite rassuré à cet effet.

«Le discours, c’est qu’il y a des places ouvertes dans l’équipe. Ils veulent voir des nouveaux visages. Ils m’ont vraiment assuré que si je connais un bon camp d’entraînement et que les choses se passent bien, ils vont me trouver de la place.

«Quand le message vient de l’interne, plutôt que des médias qui disent qu’il n’y aura pas de place pour moi, ça me rassure beaucoup», a-t-il affirmé.

Plus en forme

Même si les blessures ont saboté les dernières années de sa carrière et que Gagné a été contraint de disputer seulement 72 matchs dans la LNH en trois ans, il s’estime mieux positionné physiquement pour reprendre du service.

«La différence, c’est que je suis plus énergique, plus enthousiaste à rejouer au hockey que par les années passées. Après 14 ans, tu sens un effet de déjà vu quand tu retournes au camp d’entraînement et que tu refais les mêmes tests. Je sens que cette fois, j’y mets plus d’énergie.

«Ça a fait du bien pendant tout l’hiver de ne pas avoir eu de petits bobos, de me sentir bien tout le temps. Le repos va m’avoir aidé pour le camp d’entraînement… et peut-être pour la saison!»


 

D’ennemi public à sensation du jour!

BOSTON | Celui que les partisans des Bruins ont appris à maudire au fil de ses buts crève-cœur contre leur équipe n’a pas mis de temps à devenir la vedette du jour.

Ravisez-vous si vous croyez que seuls les Québécois s’intéressent aux péripéties de Gagné après un an loin des patinoires de la Ligue nationale. Dès la fin des tests physiques, hier, les journalistes faisaient le pied de grue devant son casier.

«Je suis arrivé ici en marchant ce matin et je me disais que c’était bien la première fois que je rentrais dans cet aréna sans me faire crier des noms. Je ne peux même pas répéter ce qu’on m’a déjà dit! Peut-être que certains de mes buts en séries contre les Bruins ont contribué au processus d’apprentissage des jeunes d’ici à cette époque», a badiné Gagné devant la meute.

Une riche tradition

Gagné, qui avait enfilé quatre buts aux dépens des Bruins lors de la mémorable remontée des Flyers aux séries du printemps 2010, ne demandait pas mieux que cette chance.

Aux côtés des images de glorieux de l’époque tels Bobby Orr, Raymond Bourque, Phil Esposito et Cam Neely qui tapissent les murs du vestiaire, il savourait hier ses premiers moments de l’autre côté de la clôture.

«Tu le vois tout de suite que c’est une organisation qui a du vécu. Tu arrives dans ce vestiaire et tu le sens, il y a du prestige, quelque chose de spécial.

«Dans une nouvelle équipe, tu essaies de voir si des gars prennent un peu trop de place, mais tout le monde est pareil ici. Il n’y a pas de super vedettes et pas d’égo.»


 

«Un bon joueur à tous les niveaux»

BOSTON | Le directeur général des Bruins, Peter Chiarelli, ne prend pas de détour. Si Simon Gagné peut démontrer qu’une partie de sa magie des beaux jours l’habite toujours, les portes lui seront grandes ouvertes.

L’Ontarien en poste depuis 2006 à Boston assure que l’ailier gauche de Sainte-Foy,  considéré comme retraité aux yeux des 29 autres équipes de la LNH, n’a pas été invité par simple courtoisie.

Gagné devra toutefois démontrer qu’il peut encore suivre les jeunes jambes et ce, possiblement à l’aile droite.

«Simon a été un bon joueur à tous les niveaux. Il est un joueur efficace sous pression, rapide et très intelligent», a d’abord encensé Chiarelli avant d’ajouter les facteurs de l’âge et de l’inactivité dans la balance.

«Il n’a pas joué depuis un an et il y aura l’aspect vitesse qui entrera en ligne de compte, mais s’il peut retrouver une partie de tout ça et qu’il peut jouer des deux côtés à l’aile, il fera certainement partie des candidats dont on parle pour l’un des postes ouverts. Nous avons établi quelques possibilités quant à nos trios. Selon les derniers plans que j’ai vus, on devait l’utiliser à l’aile droite», a-t-il déclaré.

Quatre postes disponibles

Les postes ouverts auxquels Chiarelli a fait allusion, ce sont quatre postes d’attaquants, selon ces calculs. Pour le moment, l’attaquant Reilly Smith, tout comme le défenseur Torey Krug, demeurent sans contrat.

Un membre de la brigade défensive sera sans doute échangé pour faire de la place sur la glace et sous le plafond salarial.
 

«Cette situation amène de l’incertitude, mais nous aimons que rien ne soit assuré d’avance. La crème va remonter. Nous avons des invités et quelques jeunes qui poussent», a-t-il noté en parlant notamment du choix de première ronde David Pastrnak.

Comme une recrue

S’il croit fermement en ses chances, Gagné sait toutefois que son statut de vétéran respecté ne moussera en rien sa candidature. Au contraire, il se revoit comme la recrue qui avait tout à prouver.

 «Je me sens exactement comme à ma première année avec les Flyers, où je voulais absolument épater les entraîneurs et la direction. Je veux leur prouver que je suis encore capable.
 

«J’ai été choyé de jouer aussi longtemps et de faire du gros argent, mais à cette étape-ci, le seul but c’est de remettre un pied dans la Ligue nationale, peu importe le salaire. En autant que j’ai la chance de me faire valoir», a-t-il commenté.
 

 

 

 

Commentaires