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Amphithéâtre

Mordus de hockey et de chantier

Jean Furois et deux comparses suivent attentivement l’évolution des travaux

Quebec
Photo stevens Leblanc Jean Furois, ancien président du fan-club des Nordiques (à droite), en compagnie de ses amis Benoit Lafond et Michel Cazes. Le trio d’inséparables se rend presque chaque jour devant l’amphithéâtre pour constater l’avancement des travaux.

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Ils ne sont qu’une poignée de vrais mordus, mais ils sont là presque chaque jour. Ils installent leurs chaises de camping et leur table, et regardent le nouvel amphithéâ­tre prendre vie comme certains s’installent devant la télé pour écouter un bon film.

Ils ne sont qu’une poignée de vrais mordus, mais ils sont là presque chaque jour. Ils installent leurs chaises de camping et leur table, et regardent le nouvel amphithéâ­tre prendre vie comme certains s’installent devant la télé pour écouter un bon film.

Les yeux ronds comme un enfant, l’ex-président du super fan-club des Nordi­ques de Québec, Jean Furois, s’enflamme lorsqu’il parle du nouvel édifice qui ouvrira ses portes dans un an.

«Je le connais par cœur», lance

M. Furois, rencontré par Le Journal avec ses comparses Benoît Lafond et Michel Cazes dans le stationnement où se tient ExpoQuébec, à côté du salon de jeux.

Ils viennent s’installer ici plusieurs jours par semaine pour surveiller les travaux (avec des jumelles), après être allés déjeuner au McDonald’s du coin. Quand il ne peut pas venir en personne, M. Furois regarde une dizaine de fois par jour les caméras de la Ville de Québec qui documentent la construction de l’amphithéâtre sous tous ses angles. Et lorsque Michel est en Floride, lui et Benoît lui envoient la main depuis leur point de rassemblement habituel devant l’amphithéâtre.

Le trio connaît plusieurs employés du chantier et M. Furois a réussi à repartir avec un petit souvenir: un boulon «gros de même» qui n’était plus utile.

Passion

À 73 ans, M. Furois est toujours aussi passionné par les Nordiques et le hockey qu’il l’était à l’époque où il s’occupait de 11 000 membres de son fan-club en travaillant plus de 70 heures par semaine.

«On vivait quasiment au Colisée», raconte-t-il, rappelant aussi les nombreux voyages organisés pour suivre les Nordiques. Des anecdotes, il en a des centaines, assez pour écrire un livre. Ce qu’il a fait, d’ailleurs; il attend de voir s’il sera publié.

Il aimerait bien laisser cela en héritage, mais ce à quoi il rêve ces temps-ci, c’est d’être encore là pour voir l’inauguration du nouvel amphithéâtre.

La construction de l’édifice a ravivé son rêve de revoir les Nordiques à Québec, lui qui n’a jamais digéré leur départ le 25 mai 1995. «Si Dieu le veut, je vais être là à l’ouverture. Ça va être tellement beau», lance-t-il en jouant avec sa bague des Nordiques qu’il a fait confectionner. «Et quand je vais revoir une équipe de hockey jouer dans le nouvel amphithéâtre, là je pourrai partir.»

Grave accident

M. Furois s’est miraculeusement remis d’un grave accident de vélo qui lui a fait perdre une jambe après qu’un poids lourd l’eut violemment fauché en 2000.

Il est resté des semaines à l’hôpital, puis dans un centre de rééducation. M. Furois a remis les pieds chez lui, avec sa femme, plus d’un an après l’accident.

«C’est elle qui m’a tenu en vie», dit-il, ému. Et un peu aussi sa passion pour le hockey et le vélo. Il a pu recommencer à marcher et à pédaler grâce à une prothèse.

 

Un tailgate   pour l’ouverture
Jean Furois et ses acolytes veulent organiser un tailgate dans le stationnement d’ExpoCité pour souligner l’ouverture de l’amphithéâtre dans un an. Aucune date n’a encore été fixée, mais l’événement devrait se tenir d’ici la mi-octobre. Les fans des Nordiques s’inspirent de ce qui se fait avant les matchs du Rouge et Or dans le stationnement du PEPS, à l’Université Laval.
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