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Contravention

Une contravention de 162 $ pour avoir klaxonné une voiture de police

michael reilley
Photo Courtoisie Michael Reilley a reçu une contravention de 162 $ pour avoir klaxonné inutilement

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Un sexagénaire qui ne s'est pas gêné pour faire savoir à des policiers qu'ils venaient de commettre une infraction au Code de la route dit avoir reçu, à cause de cela, une contravention de 162 $ pour avoir klaxonné inutilement.

Un sexagénaire qui ne s'est pas gêné pour faire savoir à des policiers qu'ils venaient de commettre une infraction au Code de la route dit avoir reçu, à cause de cela, une contravention de 162 $ pour avoir klaxonné inutilement.

«Au lieu de me remercier de leur avoir fait remarquer leur erreur, ils ont été agressifs et arrogants, comme s’ils étaient au-dessus de la loi», regrette Michael Reilley.

Samedi dernier, aux alentours de midi, le citoyen de 69 ans circulait sur une avenue de l’ouest de Montréal quand devant lui, une voiture du SPVM a tourné à gauche sans clignotant, sans sirène et alors qu’une pancarte l’interdit entre 7h et 22h.

«J’ai été frappé qu’une voiture de police commette une infraction au Code de la route», précise-t-il.

Il ajoute que plus d’une fois, dans l’ouest de l’île, il a vu des voitures de police ne pas s’arrêter à un arrêt ou ne pas respecter une interdiction de tourner. «C’est pourquoi cette fois-ci j’ai voulu intervenir», dit-il.

Il décide alors de suivre la voiture et tourne lui aussi à gauche. Il les klaxonne «doucement, pas de façon flagrante» pour qu’ils s’arrêtent.

M. Reilley signale alors à la conductrice qu’il est interdit de tourner à gauche, ce à quoi elle répond «qu’ils étaient sur un appel». M. Reilley répond que dans ce cas, la sirène aurait dû fonctionner pour prévenir les autres automobilistes.

L’agente lui demande alors de stationner sa voiture, puis de présenter ses papiers d’identité. Elle revient peu après avec une contravention de 162 $ pour avoir utilisé son klaxon inutilement.

Furieux

«J’étais choqué et furieux», commente M. Reilley qui ne compte pas en rester là.

«Les policiers ont le culot de commettre des gestes illégaux, surtout après ce qui s’est passé à l’hôtel de ville et alors qu’ils ne portent pas leurs uniformes.»

M. Reilley a envoyé des mises en demeure aux deux agents de police présents dans la voiture leur réclamant 250 $ chacun «pour leur donner une leçon».

Il envisage également déposer une plainte en déontologie policière.

Le SPVM, contacté par Le Journal, a expliqué ne pas commenter les situations qui concernent les contraventions.

 

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