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Vivre le rêve d’un camp professionnel

Vivre le rêve d’un camp professionnel
Photo Mathieu Bélanger

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Les camps d’entraînement professionnels sont souvent la récompense ultime pour un jeune joueur junior repêché dans la Ligue nationale de hockey. C’est une occasion de démontrer à quel niveau le joueur se situe comparativement aux autres joueurs repêchés et aussi d’avoir la chance de côtoyer des joueurs de haut niveau.

Les camps d’entraînement professionnels sont souvent la récompense ultime pour un jeune joueur junior repêché dans la Ligue nationale de hockey. C’est une occasion de démontrer à quel niveau le joueur se situe comparativement aux autres joueurs repêchés et aussi d’avoir la chance de côtoyer des joueurs de haut niveau.

Vivre un camp pro, c’est vivre un rêve. Les jeunes sont dans une bulle qui est presque irréelle. L’important pour eux, c’est qu’ils y goûtent et qu’ils y croient.

J’ai eu la chance durant ma carrière junior de vivre un camp pro à 19 ans en tant que joueur invité avec les Sabres de Buffalo. Avoir eu la chance de côtoyer une légende comme Gilbert Perreault m’avait énormément marqué.

Retour à la réalité

Le problème pour la plupart de ces jeunes est le retour à la réalité. La majorité des joueurs qui sont encore d’âge junior et qui vont dans des camps pro seront de retour avec leur équipe respective.

Il est très rare, à moins d’être un Crosby ou un MacKinnon, qu’un joueur va graduer dans la LNH avant la fin de son stage junior. Il y a toujours des cas d’exception une fois de temps en temps.

C’était arrivé à Chicoutimi avec Marc Bergevin qui, à 18 ans, était resté avec les Blackhawks de Chicago au lieu de revenir avec les Sags à 19 ans. Pierre-Marc Bouchard en est un autre qui était monté rapidement. Je dirais même trop tôt, mais bon!

Pour les équipes de la LHJMQ, c’est une fierté de voir leurs joueurs repêchés aller les représenter à ces camps de la LNH.

Dur retour à la réalité

Cependant, il y a l’envers de la médaille. Souvent, quand ces jeunes reviennent de ces séjours de rêve, ça prend un certain temps avant qu’ils reviennent à la réalité. Il y a un certain deuil à vivre pour eux, une déception qui prend un certain temps à digérer. La motivation n’est pas au top; c’est le retour des voyages en autobus, le retour sur les bancs d’école, le retour dans la routine du hockey junior.

C’est une situation difficile pour nous aussi. Nous perdons déjà ces joueurs vedettes pour un certain nombre de matchs, étant donné que les camps pro commencent en même temps que la saison régulière de la LHJMQ. En plus, ça prend toujours un certain temps avant que le joueur revienne à la réalité et qu’il se «refocusse» sur son équipe. Au bout de la ligne, quand le joueur est 100 % avec son équipe, il y a déjà une dizaine de matchs de joués, ce qui est quand même considérable.

Les retours de Laurent Dauphin et Gabryel Paquin-Boudreau sont très attendus. Ils vont nous permettre de replacer les joueurs dans leur rôle et de stabiliser notre offensive qui en a bien besoin!

 

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