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Le justicier

Âmes sensibles s'abstenir

Le justicier
photo Courtoisie

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Ce film n’est clairement pas pour les âmes sensibles. C’est violent, au point d’en être désagréable. Les chorégraphies élaborées des nombreux bains de sang font le pont entre le film d’horreur moderne et le genre d’action.

Ce film n’est clairement pas pour les âmes sensibles. C’est violent, au point d’en être désagréable. Les chorégraphies élaborées des nombreux bains de sang font le pont entre le film d’horreur moderne et le genre d’action.

Mais voyez le de la manière dont vous le voudrez, Le justicier met en valeur l’équipe électrisante formée par le réalisateur Antoine Fuqua et sa vedette Denzel Washington. Ensemble, ils ne créent pas de grands films, mais font dans le film de genre très efficaces. C’est peut-être dénué d’émotion, mais ces longs-métrages divertissent à un niveau très élevé.

Leur première collaboration a été sur Jour de formation en 2001, pour lequel Denzel a décroché l’Oscar du meilleur acteur pour son interprétation d’un détective solitaire. Dans ce plus récent film – qui ne sera certainement pas leur dernier ensemble – Fuqua dirige Denzel dans ce rôle où il devient un espion assassin. Le justicier est inspiré d’une série télé des années 80. La fin ouverte permet des suites, ce qui serait une première pour l’acteur.

Le réalisateur touche à quelque chose de dangereux et mystérieux dans le psychisme de sa vedette qui y interprète Robert McCall, un agent gouvernemental à la retraite tentant de se faire oublier dans une existence quelconque dans la région de Boston (la série télé se déroulait à New York, mais le réalisateur a filmé sa version dans le Massachusetts).

Moralité obscure

Notre antihéros est maintenant un travailleur «humble» qui bosse comme préposé dans une mégaquincaillerie. Il est taciturne. Il est obsessif compulsif. C’est un insomniaque qui passe du temps toutes les nuits à lire dans un café ouvert 24 heures situé près de son appartement. On apprend à le connaître, sans trop de détails, et à comprendre qu’il est hanté par ses actes passés au sein de la CIA. Mais il ne partage rien de tout cela avec son cercle très restreint d’amis, incluant la jeune prostituée (Chloe Grace Moretz) dont il est le mentor et son collègue (Johnny Skourtis) qu’il guide à son boulot. Sinon, il est seul avec ses souvenirs torturants et ses lectures intellectuelles.

Le récit – scénarisé par Richard Wenk qui a modernisé la série télé – nous démontre comment McCall se voit de retour en scène à titre d’agent solitaire. Mais cette fois, malgré le fait qu’il utilise ses vieux contacts de son époque d’espionnage, il est à son compte. C’est un ange de la mort vengeur, prêt à défendre les faibles et à tuer les vilains. Il travaille en dehors des lois et se donne le droit de tuer.

Le justicier a le même impact que la franchise Death Wish de Charles Bronson lancée en 1974; une justice irréfutable servie avec une moralité obscure.

  • Le justicier (3.5/5)
Film d’Antoine Fuqua, Avec Denzel Washington, Chloë Grace Moretz, et Marton Csokas

 

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