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Justice

Le 187 se dit beaucoup plus sage

Deux des membres fondateurs ne renient pas leur passé criminel

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Loin de renier leur passé criminel, deux membres fondateurs du groupe 187 affirment ne pas faire partie d’un gang de rue et disent consacrer désormais toute leur énergie à la musique.

Loin de renier leur passé criminel, deux membres fondateurs du groupe 187 affirment ne pas faire partie d’un gang de rue et disent consacrer désormais toute leur énergie à la musique.

À la boutique Explicit de Saint-Jean-Chrysostome, tout respire la culture gangsta rap: casquettes, chandails à capuchons, chaînes et, derrière le comptoir, deux individus arborant de nombreux tattoos: Kevin «Souldia» Saint-Laurent et Philippe «Infrak» Giroux.

Tous deux membres du collectifs 187 - Homicid Verbal, ils ont sursauté en voyant la une du Journal, mardi, qui faisait état de la libération d’office d’O’Neil Junior Aspirot, identifié par la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) comme étant une relation «du gang de rue 187».

«Oui, on a un passé trouble. On a été violent, chacun de notre bord. Mais on n’a jamais fait partie d’un gang de rue. Maintenant, on veut passer à autre chose. Moi, je ne veux pas passer ma vie à entrer et sortir de prison», affirme Philippe Giroux, qui devra subir un nouveau procès en décembre pour une histoire de voies de fait armées survenue en octobre 2013.

«Le 187, ce n’est pas un gang de rue, c’est de la musique, martèle Kevin Saint-Laurent, qui s’est retrouvé en prison pour avoir porté sur lui un pistolet prohibé chargé.

«C’est ça qui nous a permis de rester en vie jusqu’à maintenant. On n’a pas eu des jeunesses faciles, on a fait des erreurs, mais on a décidé de se reprendre en main. On est dans une société de réhabilitation, alors on laisse le passé dans le passé pour laisser place au futur», poursuit-il.

O’Neil Junior Aspirot

Les deux complices ne cachent pas connaître O’Neil Junior Aspirot, coupable de multiples crimes violents et qui a tenté d’imposer sa loi au pénitencier, selon un rapport de la CLCC. «On a grandi avec lui, c’était un chum, mais un moment donné, nos chemins ont pris des trajectoires différentes. Plein de gens viennent à nos concerts et s’identifient à notre musique, mais on ne peut pas être responsable de leurs gestes», poursuit Souldia.

Ce dernier lancera d’ailleurs un nouvel album la semaine prochaine, à l’Impérial. «Je m’attends à ce que la police soit là, mais on veut vraiment que tout se passe dans l’ordre. À la fin de nos spectacles, on dit à tout le monde de retourner à la maison tranquille. On veut juste passer une bonne soirée», affirme-t-il.

Sur leur association à un gang de rue
«
On a eu un passé assez lourd. Les choses ont changé depuis 2011. On veut que les gens sachent les vraies choses et non les légendes urbaines qui courent. »
– Souldia
Sur la consommation de drogue ou d’alcool
«
Ça fait longtemps qu’on ne consomme plus. On fait toujours nos shows à jeun, pas de drogue, pas d’alcool. »
– Infrak
Sur la prostitution
«
On n’a jamais été dans la prostitution. On n’approuve pas ça. »
– Infrak
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