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Grand Théâtre | Québec

Grand Corps Malade tisse bien sa toile

La poésie du slameur français a charmé le public hier, au Grand Théâtre

Grand Corps Malade a offert une performance remplie de poésie, de beaux moments riches, lors de son passage, hier soir, à la salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre de Québec.
Photo d'archives, Jean-François Desgagnés Grand Corps Malade a offert une performance remplie de poésie, de beaux moments riches, lors de son passage, hier soir, à la salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre de Québec.

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Il aligne les mots. Il exécute des pirouettes vocales avec ses rimes. Tel un funambule, Grand Corps Malade a joué les équilibristes, hier, lors du premier spectacle de sa tournée québécoise, au Grand Théâtre de Québec.

Il aligne les mots. Il exécute des pirouettes vocales avec ses rimes. Tel un funambule, Grand Corps Malade a joué les équilibristes, hier, lors du premier spectacle de sa tournée québécoise, au Grand Théâtre de Québec.

Le slameur français était de retour dans la Vieille Capitale, après une visite, l’été dernier, lors du Festival d’été.

Accompagné par trois musiciens, Fabien Marsaud (Grand Corps Malade) a débuté sa prestation Au théâtre, pièce qui ouvre son album Funambule.

Le slameur de 37 ans a joué avec la thématique du théâtre pour cette soirée, avec des premiers rôles (lui et les musiciens), des seconds rôles (le public) et des techniciens.

«Je compte sur vous. Il va falloir vous donner», a-t-il lancé aux spectateurs, avant de poursuivre le premier acte avec Les lignes de la main, Roméo kiffe Juliette et Funambule.

Leslie Bourdin (claviers), Nenad Gajin (guitare et basse) et Patrick Ferbac (batterie, percussion et guitare) apportent une belle richesse sonore à la poésie de Grand Corps Malade, même si, parfois, on en perd quelques mots.

Solide et amusant

Le slameur français est solide. Il s’est amusé avec le public, avant le début du «deuxième acte», les faisant applaudir, crier et s’esclaffer, selon le mouvement de son bras gauche. Les gens répondent à chacune de ses demandes.

«J’ai l’impression d’être un président chinois ou russe devant une foule, mais certainement pas un président français. Ça ne fonctionnerait pas», a-t-il précisé.

Pause, Le bout du tunnel et Les 5 sens ont été les meilleurs moments de la soirée. Grand Corps Malade ralentit le rythme. Les arrangements musicaux sont minimalistes. Ça respire. La poésie résonne et prend toute la place.

Grand Corps Malade tisse bien sa toile et il devient difficile, voire impossible, de ne pas s’y laisser prendre, comme avec cette superbe version d’Inch’Allah.

Belle impression

En première partie, le slameur québécois David Goudreault a fait belle impression. Accompagné du guitariste Sylvain Delisle, le travailleur social de formation a obtenu de belles réactions avec la pièce 100 titres, où il aligne cent titres de chansons francophones et québécoises.

Je voudrais voir la mer, Au clair de la lune, Partons la mer est belle, L’Amour est sans pitié et le Tour de l’île de Félix Leclerc étaient du lot.

Il a aussi fait mouche avec une pièce où il a rendu hommage à l’humoriste Sol, qu’il a qualifié de premier slameur québécois.

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