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Saint-Hyacinthe

Elle volait des narcotiques pour payer une dette de jeu

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Voler des résidus d’ampoules ayant contenu des narcotiques va coûter cher à une jeune infirmière auxiliaire de Saint-Hyacinthe qui voulait payer une dette de jeu de son conjoint.

Voler des résidus d’ampoules ayant contenu des narcotiques va coûter cher à une jeune infirmière auxiliaire de Saint-Hyacinthe qui voulait payer une dette de jeu de son conjoint.

Marie-Ève Caux a reconnu que ce qu’elle avait fait «n’était pas correct» et qu’elle devait être sanctionnée en conséquence.

Pendant cinq semaines, entre le 1er mars et le 9 avril dernier, l’infirmière auxiliaire de 31 ans a récupéré des résidus de morphine et de Dilaudid dans le CSSS Richelieu-Yamaska où elle travaillait pour rembourser une dette de jeu de 5000 $ de son conjoint.

Ces vols lui ont valu d’être congédiée par son employeur et radiée pour six mois par son ordre professionnel.

Danger

Les ampoules se trouvaient dans des contenants biorisques où sont déposés des déchets potentiellement dangereux.

«Elle a pris un risque en allant fouiller dans ces contenants», explique Régis Paradis, le président-directeur général de l’ordre des infirmières et infirmiers auxiliaires du Québec.

M. Paradis souligne que l’appropriation illégale de ce type de narcotique n’est pas exceptionnelle.

«Il y a de la jurisprudence, la radiation de six mois est ce qu’on trouve habituellement», a-t-il ajouté, en mentionnant que la jeune femme avait bien collaboré.

Situation difficile

De plus, le Conseil de l’ordre a pris en compte la «situation très difficile» vécue par la jeune femme. En effet, Mme Caux a quatre jeunes enfants et, depuis son congédiement, elle n’a pour seul revenu que le bien-être social.

Le Conseil a également retenu que la jeune femme n’avait pas consommé ces drogues et n’avait pas privé les patients des substances qui leur étaient prescrites.

C’est pourquoi la sanction «ne comporte pas un aspect punitif», mais seulement «un aspect d’exemplarité pour ses pairs» et sa peine, «bien que dissuasive», lui permettra «de continuer à travailler après avoir purgé sa sanction».

 

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