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Malgré les compressions

Plus d’emplois fédéraux malgré les compressions

Les coupes affecteraient malgré tout l’offre et la qualité des services

D'Estimauville, Quebec, Bureau
photo d’archives, Stevens LeBlanc Les conservateurs ont beau avoir passé le couperet dans la fonction publique depuis 2012, la région de Québec compte plus de fonctionnaires fédéraux maintenant que lorsqu’ils ont pris le pouvoir en 2006.

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Même si les conservateurs ont passablement réduit la taille de l’État, il y a plus de fonctionnaires fédéraux dans la région de Québec maintenant qu’à leur arrivée au pouvoir en 2006, a appris le Journal.

Même si les conservateurs ont passablement réduit la taille de l’État, il y a plus de fonctionnaires fédéraux dans la région de Québec maintenant qu’à leur arrivée au pouvoir en 2006, a appris le Journal.

C’est ce que révèlent des documents déposés à la Chambre des communes, la semaine dernière, par le président du Conseil du Trésor, Tony Clement, à la demande de la députée de Québec, Annick Papillon.

La région de Québec compte ainsi près d’une trentaine de postes de plus qu’il y a neuf ans. C’est tout de même bien moins qu’en 2012, lorsque le gouvernement Harper a annoncé dans son budget une vague de compressions. La région de Québec comptait alors 482 fonctionnaires de plus qu’en 2006.

Un peu plus de 450 emplois ont donc été abolis au cours des trois derniers exercices financiers, d’après les documents.

En tout, sur les 45 ministères ou organismes fédéraux mentionnés, 23 ont subi des coupes, 17 ont connu une hausse de personnel et cinq sont restés inchangés sous le règne des conservateurs.

Couperet

La vice-présidente pour le Québec de l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), Magali Picard, maintient que la région de Québec n’a pas été épargnée par le couperet des conservateurs.

Elle explique cette hausse par le fait, dit-elle, que le gouvernement Harper a réduit certains services en région pour les centraliser dans les centres urbains.

«Dans le fond, on a déshabillé Pierre pour habiller Paul. Donc on a fait des coupes massives surtout en région et on a créé des centres d’appels, des bureaux, où on gère des programmes dans les grandes villes. Mais on n’a pas donné un pour un, on a vraiment aboli 19 200 postes», soutient la porte-parole syndicale.

Surprise par ces chiffres, la députée du NPD, s’interroge aussi sur la provenance et la qualité de ces emplois additionnels. Elle soutient que ses commettants sont «frustrés par la perte de services».

«S’il y a eu une hausse, c’est encore pire que ce qu’on peut imaginer, parce qu’il y a une perte clairement de services», allègue-t-elle.

La directrice des communications du ministre Clement, Stephanie Rea, indique que les coupes ont été annoncées en 2012 et donc que les données doivent être comparées à partir de cette date. Le plan de réduction des dépenses du gouvernement Harper doit prendre fin le 31 mars 2015.

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