/opinion/blogs
Navigation

Coupes en santé mentale, plus de Magnotta et de Magloire dans les rues ?

Coup d'oeil sur cet article

On a pas vraiment besoin de revenir sur le dossier Magnotta. Ce dernier subit actuellement un procès pour meurtre. Son procureur a même admis que son client avait commis les gestes pour lequel il est accusé. Il a aussi annoncé vouloir démontrer et déposer en preuve les problèmes de santé mentale de l’accusé.

Pour Alain Magloire, il semble que ce sont aussi des problèmes de santé mentale qui ont contribué à son fatal destin. En février dernier, alors qu’il était en crise, il a été abattu par un policier du SPVM.

Pas le même parcours pour ces deux personnes, sauf pour une constance, celle de la santé mentale. Et tous les deux se sont retrouvés devant la police, avec des conclusions aussi différentes que tragiques.

Or il se trouve que pendant ces temps d’austérité, on apprend que des coupes de l’ordre de près de 9 M$ seront faites dans la grande région de Montréal et ce, rien qu’en matière de santé mentale. On a beau dire qu’il ne s’agit pas de coupures mais bien d’optimisation, qu’il faut faire mieux avec moins, on verra. Il n’en demeure pas moins qu’on peut être à peu près sûr que le tout se transformera en moins de service pour des personnes vulnérables.

Heureusement, le bon ministre Barrette s’est élevé en faux contre cette décision en déclarant à qui veut l’entendre que les services à la population ne doivent pas être compromis et en disant ne pas accepter « que les établissements de Montréal coupent 9 millions de dollars dans les services de santé mentale ». Il a même ajouté que des décisions avaient été prises en ce sens.

J’espère qu’il ne parle pas dans le vide et qu’il interviendra dans ce dossier. Ce n’est pas en diminuant les soins de santé en matière de santé mentale que ceux qui en souffrent vont guérir miraculeusement. De balayer le problème sous le tapis ne le fera pas disparaître. On coupe à gauche, on coupe à droite, on coupe dans les soins et on coupe aussi dans la formation des intervenants de première ligne, bienvenue en 2014 !

Trop de personnes souffrant de maladie mentale sont abandonnées par un système de santé qui ne tient pas compte des réalités d’aujourd’hui. Elles se retrouvent plus souvent qu’autrement dans la rue, jusqu’à ce qu’à un moment donné l’une d’elle entende des voix ou se retrouve en crise. Et là, parce qu’on aura coupé dans le budget des soins de santé, les premiers répondants risqueront fort d’être des policiers. Et ça, on l’a vu à quelques reprises au fil des dernières années, ça ne se termine pas toujours bien.

10 commentaire(s)

Alain Sirois dit :
30 septembre 2014 à 16 h 15 min

Magnotta n'est pas une victime du manque de ressources en santé mentale. Selon toute vraisemblance, il s'agit d'un malade dangereux qui s'est prévalu de son droit constitutionnel de ne pas faire les traitements recommandés par les médecins, de s'adonner par-dessus le marché à une débauche effrénée et à des actes de cruauté en toute impunité, et d'en faire subir les conséquences monstrueuses à un individu innocent et à l'ensemble de la collectivité. C'est le prix que nous acceptons de payer au nom des droits fondamentaux.

francois450 dit :
30 septembre 2014 à 16 h 31 min

Entièrement d'accord avec votre dernier paragraphe surtout. Mais quelle belle occasion aux critiqueux de service de ces blogs de déverser leur fiel sur les policiers.

denissera dit :
30 septembre 2014 à 16 h 53 min

Magnotta était de passage au Québec. Quand bien même le Québec offrirait les meilleurs soins mentaux, ça n'aurait rien changé à son cas.

On doit accepter que le mal existe et que certains individus sont mauvais et violents. Mettre tout sur le dos de soins mentaux insuffisants est trop facile.

C'est drôle: Quand un policier abat un innocent, quand un raciste commet une agression, ou lorsqu'un homme d'affaire agresse ses concurrents, personne ne parle de problèmes psychologiques. On considéré ces gens comme responsable de leurs actes.

Mais dès qu'un itinérant perd les pédales, qu'un médecin à la face sympathique commet une atrocité, ou lorsqu'un Magnotta tue sans explocation, on invoque tout de suite la santé mentale.

michel gendron dit :
30 septembre 2014 à 17 h 05 min

Ceux qui coupent vivent des quartiers hautement sécurisés et patrouillés. Ils ne voient ni subissent les contre-coups désastreux de leur politique, le budget avant tout ... mais ils tiennent mordicus à leurs salaires et pensions et toutes les tites crocheries on the side. Un jour l'un de ces oubliés se retrouvera chez-eux, en colère.

victoire dit :
30 septembre 2014 à 18 h 50 min

Et si les parent s'occupaient de leurs enfants et les faisaient soigner ? on aurait moins de drames. Ils sont oü là les parents de Magnotta ? Et ils ne sont pas les seuls . On en a chez-ns EX: Polytechnique à Mtl en est un exemple ( pas les armes) Les 2 parents . On est pas mal hypocrites .

Steve Harvey-Fortin dit :
1 octobre 2014 à 6 h 16 min

C'est certain qu'il y aura moins de service avec la mauvaise foi des syndicats et des fonctionnaires. Là il faut faire un GRAND ménage et couper dans tous ou presque tout et ça presse.

Il y a des subventions pour toutes sortes de choses inutiles qu'on paient. Pourquoi devrais-je payer pour le changement de sexe d'une personne ou pour une augmentation mammaire ??? Pourquoi devrais-je payer pour une insémination artificielle pour des couples de même sexe ou infertiles ???

IL FAUT COUPER DANS LE GRAS ! Vous mangerez des toasts au beurre de peanuts.

Lucie Coursol dit :
1 octobre 2014 à 7 h 14 min

Le commentaie de Victoire m'a vivement interpellé. Il est facile de blâmer les parents pour ce que font les enfants adultes. Victoire, connaissez-vous ce qu'est un trouble de santé mentale ? Savez-vous qu'on ne peut obliger une personne à se faire traiter? La personne qui souffre d'un trouble de santé mentale, souvent n'accepte pas le diagnostic ou ne croit pas qu'elle a un problème. Chère Victoire, mon fils souffre de maladie mentale. Il a maintenant 30 ans. Ça fait 15 ans que je me bats pour le faire traiter. Rien à faire. La dernière psychiatre qui l'a évalué, a dit que c'était à lui de demander de l'aide lorsqu'il sera prêt. Son état se dégrade. Il fait des psychoses et il perd tout sens de la réalité. Je vis toujours avec la peur, qu'un jour il commette un geste irréparable. Si cela devait arriver, ce serait ma faute ? Et bien non, Madame. Je ne suis pas responsable de ses gestes. Je lui ai donné tout ce que je pouvais. Nous sommes une famille dite "normale". Il a reçu une très bonne éducation. Alors, pourquoi lui ? Si à 15 ans, on m'avait entendu lorsque j'ai consulté avec lui, on n'en serait pas là. Le pédopsychiatre a banalisé. La psychiatre rencontrée en janvier 2014 n'a pas entendu ce que je lui ai raconté. Elle m'a regardé avec un air hautain. J'ai eu l'impression qu'elle me prenait pour une imbécile. Je ne suis pas médecin, mais je connais mon fils. Si je dis que son comportement s'aggrave et qu'il a besoin de soins, on devrait me croire. Le jour où il agressera quelqu'un, on dira qu'il aurait fallu faire de la prévention. De la prévention, j'ai tenté d'en faire. Mais on m'a répondu qu'on ne pouvait rien faire parce qu'il n'avait rien fait encore. À tous ceux qui sersient tentés de blâmer les parents, informez-vous avant. Le prochain parent à blâmer sera peut-être vous.

Guy Desjardins dit :
1 octobre 2014 à 10 h 50 min

Pourquoi un procès pour un criminel qui a avouer son crime? Le procès devrait arrêter à cette déclaration. Et que les Psychiatres discutent de son état mental à la prison. Ça coûterait moins cher à la communauté. Et nous n'aurons pas à sûbir le matin, midi et soir à l'heure des repas des images répugnantes à la télévision qui nous rendent malade. Tant qu'aux voyeurs ils iront voir au cinéma. Je me demande aussi pourquoi les Psychiatres arrivent à des analyses contraires, pourtant ils ont eu la même formation ? Pourquoi montrer des scènes d'horreurs que Magnotta a fait sur vidéo? Il est évident que Magnotta savait ce qu'il faisait. Les personnes qui ont visionnées les vidéos, jurés(es) juge et autres seront marquées à jamais par cette cruauté. Magnotta est un malade mental et sa maladie était de se faire voir tout simplement et il a pris les moyens de le faire savoir. Magnotta est une arme chargée, prêt à faire feu en tous temps. Tout repose maintenant sur son état mental que les Psychiatres vont s'abstiner pendant des semaines avec leurs versions savantes. Un meurtre non prémédité, car il était dans un moment de folie passagère, accompagné d'une jurisprudence future ou meurtre prémédité? Allons voir, À mon avis, Magnotta mérite la prison à vie et suivi par un Psychiatre. Rien de moins.

Hélène Fradet, directrice générale - FFAPAMM dit :
2 octobre 2014 à 12 h 34 min

Les parents qui accompagnent un proche atteint de maladie mentale vivent un grand désarroi et un immense sentiment d’impuissance face aux comportements reliés aux troubles mentaux de leur proche. D’ailleurs, de nombreuses études ont démontrées leur détresse émotionnelle.

L’observateur peut facilement porter un blâme sur l’incapacité des familles à réagir, il s’agit d’ailleurs d’un préjugé dont elles sont victimes. Lorsque la maladie mentale s’introduit dans la vie familiale, ce n’est pas seulement la personne atteinte qui est affectée mais tout son entourage. Il ne faut pas décrier les familles, il faut les encourager à demander de l’aide auprès d’organismes spécialisés dans le domaine. Si vous connaissez quelqu’un qui soutient une personne atteinte de maladie mentale, faites une bonne action et référez-la vers le réseau « Avantdecraquer.com « ou encouragez-la à communiquer avec les services de votre région en composant le 1-855-CRAQUER (1-855-272-7837). Merci de nous aider à mettre fin aux préjugés.

Mr.Giguere dit :
2 octobre 2014 à 15 h 50 min

Bonjour! j'en reviens toujours pas, j'ai un ami qui a fait une tres grosse dépression. Il y a dix ans de ça, cela a duré 8ans, il a reçu des visites une fois au deux mois, par un psychiatres. Aussitôt que sa médication l'a rendu stable, son Psy lui a dit trouve toi un Médecin de famille maintenant. D'apres lui mon ami était guéri par une tonnes de pillules, voyons donc il a encore ses hauts et ses bas comme avant. Maintenant c'est plusieurs jeunes gens et de tout âges qui airent dans les rues. Heureusement mon ami est stable et a son logement, mais por le autres???. Il y en a plusieurs qui ne sont pas médicamentés, et sont dangereux pour eux et pour nous. Maintenant quand je sors dans un bar ou même sur la rue, je ne ramène plus personnes chez moi!!!. Soyez vigilant, et si nous devons faire une pétition pour la santé mentale, pour remettre ce 9 millions ou plus bien fesons là. Magnotta est peut-être malade mais il est coupable de ses gestes, c'est le systeme de santé mentale qui est pourri!!!!!!!

Visitez qub.radio pour ne rien manquer de notre programmation quotidienne et de nos baladodiffusions