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Saint-Eustache

Elle se bat pour garder ses 30 chats

Un règlement de la Ville de Saint-Eustache interdit aux résidents d’avoir plus de deux chats chez eux

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Une citoyenne de Saint-Eustache est engagée dans un bras de fer contre sa municipalité dans l’espoir de garder ses 30 chats, malgré un règlement qui les limite à deux par foyer.

Une citoyenne de Saint-Eustache est engagée dans un bras de fer contre sa municipalité dans l’espoir de garder ses 30 chats, malgré un règlement qui les limite à deux par foyer.

Après cinq années de litige, Nathalie Doucet a perdu une première manche jeudi dernier en cour municipale.

Un juge l’a condamnée à payer 750 $ d’amende parce qu’elle a refusé à cinq reprises de laisser entrer l’inspecteur municipal qui voulait vérifier le nombre de chats dans sa résidence.

«C’est du harcèlement, de l’abus! Ça prends-tu 100 fois pour visiter les lieux?» regrette Mme Doucet, qui affirme avoir permis trois visites avant de finalement refuser l’accès à sa maison.

Mais, pour le juge André Hotte, il n’était pas question de harcèlement. «L’inspecteur peut se présenter tous les jours s’il pense qu’il y a une infraction», a-t-il dit à la dame.

Dans le garage

Nathalie Doucet, une infirmière de 46 ans, possède 30 chats depuis 2005. Les chats vivent dans son garage et n’en sortent jamais.

Cela contrevient largement au règlement municipal sur le nombre d’animaux de compagnie permis. Mme Doucet a bien demandé une dérogation, mais elle lui a été refusée, au grand soulagement de ses voisins.

Ces derniers se disent indisposés par l’odeur des chats et ils ont porté plainte en 2010 et 2012 auprès de la Ville.

Jointe par téléphone, une voisine a refusé de commenter, lançant tout de même: «On en a assez de cette histoire.»

Mme Doucet réfute ces allégations et insiste sur le fait que ses chats sont propres et bien traités. Elle affirme dépenser 600 $ par mois pour les entretenir. Ils sont tous vaccinés et opérés, et chacun a un carnet de santé. Tous les quatre mois, une toiletteuse vient pour les nettoyer et les raser, dit-elle.

La ville sort les canons

Devant l’obstination de la dame pour conserver ses chats, la municipalité a décidé de prendre les grands moyens en s’adressant, la semaine dernière, à la Cour supérieure pour obtenir une injonction.

La Ville demande au tribunal d’ordonner à Mme Doucet de donner l’accès à l’inspecteur municipal et de se soumettre à la réglementation, en ne conservant que deux chats.

Si elle ne le fait pas, la Ville de Saint-Eustache demande la permission d’user de la force pour retirer les bêtes de la résidence et en disposer. Dans ce cas, la propriétaire aura un préavis de cinq jours pour choisir quels animaux elle veut garder.

Euthanasie

Mme Doucet redoute désormais d’avoir à se séparer de ses chats et elle craint de manquer de temps pour trouver une solution.

«Je ne peux pas m’en débarrasser comme ça, ce sont des animaux, pas des bibelots», lance-t-elle.

Quant à l’adoption, ce n’est pas une solution estime Mme Doucet, qui affirme que ses chats ne sont pas «relocalisables», car ils sont habitués à vivre ensemble et n’ont jamais quitté sa résidence.

«Je vais être obligée de les faire euthanasier, souffle-t-elle. C’est dégueulasse.»

 
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