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Piscine publique

Poursuite après qu’une jeune fille se blesse au vagin

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Une jeune fille de 15 ans devra vivre avec des séquelles vaginales importantes parce qu’elle a sauté sur une rampe métallique qu’elle n’avait pas vue dans une piscine publique de Saint-Hyacinthe.

Sa mère réclame 600 000 $ au propriétaire dans une poursuite déposée le 29 septembre, car elle estime que les lieux n’étaient pas sécuritaires.

La jeune fille de 15 ans était au Centre Aquatique Desjardins avec un ami, le 16 février dernier. Elle est sortie de l’eau un instant pour regarder son cellulaire et a ensuite sauté dans la piscine.

Mais elle n’avait pas vu qu’il y avait une rampe métallique à l’usage des personnes handicapées et a atterri à califourchon sur cette rampe.

Il y aurait tout de suite eu beaucoup de sang entre ses jambes et, devant la gravité de la blessure, une ambulance aurait été appelée.

Sa mère soutient que la partie immergée de la rampe était impossible à percevoir, car ces rampes sont tout juste à la surface, à deux pieds du bord de la piscine et qu’elles sont très difficilement visibles en raison du reflet de l’eau.

Lacérations

Selon les faits relatés, la jeune fille a été conduite à l’hôpital où le médecin de garde a diagnostiqué un trauma vulvaire.

Parce qu’elle souffrait, il lui a prescrit de la morphine et l’a renvoyé chez elle dans l’attente d’une visite chez un gynécologue deux jours plus tard.

Il ressort de la consultation que la jeune fille avait un hématome vaginal avec plusieurs lacérations, notamment sa lèvre vaginale droite était coupée en deux.

Elle est restée au lit pendant quinze jours et souffrait d’élancement clitoridien. La mère explique que sa fille a ressenti des douleurs extrêmes.

Traumatisme

Sa mère explique que son retour en classe, trois semaines plus tard, a été très éprouvant émotionnellement, car ses camarades de classe avaient eu connaissance de son accident.

Sa lèvre vaginale droite est restée sectionnée et elle devra subir une chirurgie reconstructive.

De plus, il est possible que son système nerveux garde des séquelles qui affecteront sa vie sexuelle et son estime de soi.

Sa mère demande donc au tribunal de condamner la Corporation Aquatique Maskoutaine, qui gère la piscine, à lui payer 600 000 $, dont 550 000 $ qui iront à sa fille et le reste qui lui reviendront.

Elle souhaite que sa fille soit dédommagée pour les souffrances qu’elle a endurées et le préjudice esthétique.

La Corporation Aquatique Maskoutaine n’a pas retourné l’appel du Journal.

 
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