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Uranium du Québec

Fronde massive à l’international contre l’uranium du Québec

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Photo d'archives Mine d’uranium.

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Le BAPE recevra cette semaine une pleine caisse de 500 mémoires tous fermement opposés à l’exploitation de l’uranium au Québec.

Le BAPE recevra cette semaine une pleine caisse de 500 mémoires tous fermement opposés à l’exploitation de l’uranium au Québec.

«La mobilisation prend une ampleur rarement vue», indique Ugo Lapointe de la Coalition pour que le Québec ait meilleure mine. Signés par des citoyens de partout au Québec, ces mémoires réclament que le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) recommande d’interdire la filière uranifère au Québec, comme c’est le cas en Colombie-Britannique.

Ils plaident notamment que la valeur économique du minerai ne compenserait pas pour les dangers qu’il présente, compte tenu de la chute drastique des prix depuis l’accident nucléaire de Fukushima, au Japon.

«Les risques que pose l’uranium pour l’écosystème et notre mode de vie sont trop élevés. Le fardeau pour les générations futures est inacceptable», insiste le Grand chef des Cris, Matthew Coon Come.

Si aucune mine d’uranium n’est actuellement en activité au Québec, l’exploration est, elle, une réalité, en particulier en territoire Cri, dans la région de la Baie-James. Le Grand Conseil des Cris y a dénombré pas moins de 114 opérations d’exploration entre 2011 et 2013, toutes contre la volonté des communautés autochtones.

Les Cris en campagne mondiale

Actuellement à Berlin, l’équipe du Chef Coon Come lance une tournée mondiale pour mobiliser des experts internationaux contre l’exploitation uranifère au Québec. La délégation se rendra notamment en Autriche, en Inde et en Australie, le plus grand producteur d’uranium au monde.

Partout, les Cris présenteront un court métrage riche en émotions illustrant les risques que pose le minerai radioactif pour l’environnement et la santé, mais aussi l’attachement ancestral des autochtones à leur terre.

«Je pense que les bons films peuvent changer le monde et celui-ci en est un, a confié au Journal Norbert G. Suchanek, le fondateur et directeur du Festival international du film sur l’uranium. Il est d’une beauté particulière, il a une âme.»

C’est la toute première fois qu’une Première nation canadienne participe à cette compétition. En lisse pour l’Oscar Jaune de l’année, Wolverine met en vedette un jeune guide cri qui craint que les mines d’uranium contaminent les lacs et les cours d’eau, hypothéquant la santé des Cris et des Québécois.

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