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Conseil d’agglomération

Loranger veut toujours remplacer le conseil d’agglomération

Emile Loranger
RENE BAILLARGEON/JOURNAL DE QUEBEC

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Très satisfait des résultats du sondage publié dans le Journal de ce matin, le maire de L’Ancienne-Lorette, Émile Loranger, mènera la bataille visant à remplacer le conseil d’agglomération par une entente inter-municipale tripartite.

«Ça commence bien la semaine!», a lancé le maire Loranger au téléphone après avoir appris que ses administrés étaient satisfaits des services offerts par la Ville et qu’une majorité d’entre eux (67% des répondants Lorettains et 77% des répondants Augustinois) s’opposeraient à une éventuelle fusion avec Québec.

Fort de cet appui, M. Loranger croit qu’il est grand temps de remplacer le conseil d’agglomération – une instance qu’il a toujours combattue – par une entente inter-municipale d’une durée de cinq ans entre Québec, L’Ancienne-Lorette et Saint-Augustin.

«Le fait d’avoir une entité supra-municipale ou régionale, c’est indispensable, croit-il. Mais on est allés trop loin avec l’agglomération. Une des alternatives serait une super entente inter-municipale qui réglerait des questions comme le transport en commun ou les égouts. On signe une entente pour les cinq prochaines années et on n’a même besoin de se reparler. Ce serait un contrat et on aurait juste à se revoir à l’échéance».

Le maire de L’Ancienne-Lorette a mentionné avoir déjà évoqué cette éventualité avec la défunte mairesse Andrée Boucher. D’après lui, le sujet finira par «revenir sur le tapis» dans ses discussions avec le maire Labeaume.
M. Loranger a ajouté qu’il allait s’occuper de ce dossier dès que son conflit avec Québec sur la question des quote-parts sera réglé devant les tribunaux. «On ne peut pas continuer à marcher à couteaux tirés et dans un climat de méfiance. C’est mauvais pour tout le monde. Il faut qu’on en sorte», a-t-il insisté.

De façon plus globale, Émile Loranger juge que c’est «un peu masochiste» de demander à la Ville de Québec «d’agir comme municipalité locale et comme entité régionale en même temps» comme c’est actuellement le cas en conseil d’agglomération. Selon lui, les intérêts divergents peuvent mener la ville-centre à prendre des décisions qui lui nuisent.

Un expert nuance

Pierre J. Hamel, professeur de finances publiques locales à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), admet que les chiffres du sondage sont plutôt bons pour les maires Émile Loranger et Marcel Corriveau.

Cela dit, il ne croit pas qu’un coup de sonde peut à lui seul changer le rapport de forces «entre un grand joueur (Québec) et des poussières (les villes défusionnées)» au sein du conseil d’agglomération.

Une «grogne généralisée» des anciens secteurs fusionnés à Québec en 2002 changerait peut-être la donne. Mais ce cas de figure est plutôt improbable, a ajouté l’expert.
 

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