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Cellulaire au volant

4 points d’inaptitude pour les fautifs

Le ministre des Transports serre la vis

4 points d’inaptitude pour les fautifs
Photos Jean-François Desgagnés

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Alors que Québec augmentera d’un cran la répression de l’utilisation du cellulaire au volant en ajoutant quatre points d’inaptitude au dossier des conducteurs fautifs, nombreux sont ceux qui bafouent la loi, a constaté Le Journal.

À la suite de l’annonce du ministre des Transports, Robert Poëti, mardi, Le Journal s’est déplacé à l’angle de la rue Marais et du boulevard Pierre-Bertrand vers 15 h, afin de constater l’ampleur du problème.

Au terme d’une heure d’observation, on avait observé 12 automobilistes agrippés à leur cellulaire afin de tenir une conversation téléphonique ou d’envoyer un message texte, soit un toutes les cinq minutes.

Malgré les nombreuses campagnes de sensibilisation de la Société de l’assurance automobile du Québec, la situation est loin de s’améliorer d’année en année, selon M. Poëti, qui souhaite emprunter un chemin plus rapide d’ici à la refonte du Code de la sécurité routière.

«Sur le volet de la répression, c’est plus sévère. On n’augmente pas l’amende ici, actuellement, mais le signal et le message vont être clairs: d’ici au printemps, il va y avoir quatre points d’inaptitude (au lieu de trois) qui seront dans la réglementation», a fait savoir le ministre des Transports.

Il en a fait l’annonce lors de l’ouverture du colloque sur les distractions au volant orchestré par Les Entretiens du centre Jacques-Cartier.

Fatal pour les nouveaux conducteurs

Bien que tous les conducteurs soient ciblés par cette nouvelle réglementation, Robert Poëti admet qu’elle affectera plus durement les nouveaux conducteurs, soit les détenteurs d’un permis d’apprenti ou probatoire, qui ne peuvent accumuler que quatre points d’inaptitude avant de perdre leur permis.

«Une seule infraction d’un texto au volant pour un jeune conducteur qui a un nouveau permis et qui n’a que quatre points de démérite, et la conséquence est majeure. C’est le retrait de son permis de conduire», a t-il mentionné, et ce, pour une période d’au moins trois mois.

Outre l’intervention habituelle des corps policiers, des campagnes supplémentaires pourraient s’ajouter à la suite de l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation afin de convaincre les récalcitrants.

«Il y aura peut-être des périodes plus précises où, en collaboration avec les corps policiers de Québec, le ministère des Transports, la SAAQ, les villes, on fera des blitz reliés justement à l’utilisation du cellulaire au volant», a souligné le ministre.

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