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L’Assomption

La greffière destituée

Le maire Gingras refuse de commenter les allégations qui pèsent contre lui

Gingras
Photo fanny arnaud Le maire Jean-Claude Gingras n’a pas répondu longtemps aux questions au cours d’une séance du conseil houleuse.

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Alors que le maire de L’Assomption est visé par une enquête criminelle pour abus de confiance, c’est plutôt la greffière de la ville, Chantal Bédard qui a été congédiée lors du conseil de ville, hier soir.

Alors que le maire de L’Assomption est visé par une enquête criminelle pour abus de confiance, c’est plutôt la greffière de la ville, Chantal Bédard qui a été congédiée lors du conseil de ville, hier soir.

Quelque 200 citoyens s’étaient déplacés pour cette séance et ils s’attendaient à des explications de leur maire Jean-Claude Gingras.

Les gens sont demeurés sur leur appétit. Non seulement le maire Gingras a écarté la possibilité de démissionner, mais il a refusé de donner des détails sur les perquisitions de l'UPAC à l'hôtel de ville et aux allégations rapportées au cours des derniers jours.

Le Journal a dévoilé samedi que M. Gingras aurait tenté d’octroyer illégalement des contrats à plusieurs entrepreneurs locaux qu’il voulait favoriser, selon les documents de l’UPAC.

Mais le maire n’a pas tenu à s’exprimer sur ce sujet et n’a répondu à aucune question s’y rapportant, «sur les conseils de son avocat», a-t-il dit.

Citoyens en colère

Lors de la période de questions, certains citoyens n’ont pas hésité à le critiquer ouvertement.

«Savez-vous ce que signifie la démocratie?» a demandé un citoyen.

«Quand donnerez-vous l’exemple à nos jeunes?» a ajouté un autre.

Et alors que dans la salle, les insultes et les commentaires fusaient dans tous les sens, le maire visiblement excédé a suspendu le conseil avant la fin.

Son refus de commenter la situation a soulevé un tollé dans la salle, et le maire a été chahuté vigoureusement après avoir suspendu la période de questions.

«C’est lamentable comment ça s’est terminé, les gens n’ont pas pu poser de questions», a regretté la conseillère indépendante Nicole Martel.

«Les propos du maire sont un tissu de mensonges, il se croit au-dessus des lois», a déploré Jean-Pierre Provost, un résident de L’Assomption.

Plus volubile

Auparavant, le maire s’était toutefois montré plus volubile au sujet de la greffière Chantal Bédarden plaidant pour sa destitution. Cette dernière a été démise de ses fonctions pour «s’être placée en situation de conflit d’intérêts, à tout le moins en apparence, contrevenant ainsi à ses obligations de loyauté, d’impartialité et de réserve», a-t-on argué.

Le maire a montré aux journalistes, lors d’une conférence de presse tenue après le conseil de ville dans son bureau, une vidéo de filature dans laquelle on peut voir Mme Bédard et Claude Ouellet, opposant politique de l’administration municipale se rendre chez un avocat à Repentigny. Ce qui constituerait une situation de conflit d’intérêts.

De plus, une trentaine de boîtes de documents auraient été détruits quelques jours avant l’assermentation du nouveau conseil municipal en novembre dernier.

Mme Bédard étant en congé maladie, n’était pas présente hier.

L’annonce de cette destitution a provoqué un tollé dans la salle et la colère des citoyens.

Conseillers exclus

Sur les six conseillers municipaux, deux (Mme Martel et Fernand Gendron) ont voté contre cette résolution. Ces deux conseillers indépendants ont expliqué n’avoir été prévenus de cette résolution que quelques minutes avant le début de la séance.

«On m’a remis le projet de résolution à 19h10 et la séance commençait à 19h30», a affirmé Mme Martel.

 

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