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Dominic Delisle

Toujours un danger pour les femmes

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Pour la deuxième fois ce mois-ci, un dangereux criminel lié au gang de rue 187 de Québec et au Wolf­pack est libéré d’office après avoir été incontrôlable en prison.
libéré en octobre 2014
Feuille de route de Dominic Delisle
Proxénétisme
Exercer un contrôle
Intimidation
Vivre des produits de la prostitution
Possession d’arme à feu prohibée à autorisation restreinte
Possession d’arme
Vols par effraction
Possession d’outils de cambriolage
Complot
Omission de se conformer
Entrave
Trafic de documents contrefaits
Ne s’est pas conformé à une ordonnance d’enregistrement au registre des délinquants sexuels
En cavale à travers le pays pendant un an, il a été arrêté à Montréal pour avoir utilisé son cellulaire au volant.
libéré en septembre 2014
Feuille de route de Dominic Delisle
Voies de fait armées
Introduction par effraction
Agression violente
Intimidation
Avoir feint de tirer sur un policier
Harcèlement criminel
15 mois de prison en 2009
18 mois de prison en 2011
30 mois de pénitencier en 2013
Au moins 28 dossiers à son actif depuis 2002

Pour la deuxième fois en quelques semaines, un dangereux criminel lié au gang de rue 187 de Québec et au Wolf­pack est libéré d’office après avoir été incontrôlable en prison.

Le proxénète Dominic Delisle, spécialiste de la prostitution juvénile, était incarcéré depuis juillet 2012 pour une panoplie de crimes violents. «Le recours à la violence fait partie intégrante de votre mode de vie criminel, que vous avez choisi en toute conscience et liberté. Le recours à des armes est présent dans vos délits», note la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC).

Au cours de son séjour au pénitencier, Delisle a menacé de mettre des bombes sous les voitures du directeur de l’établissement et d’un agent de la sécurité préventive. Il a en outre été l’instigateur d’une manifestation, ce qui lui a valu plusieurs séjours en isolement.

«La Commission constate également le manque de respect évident que vous manifestez envers la loi en général», lit-on dans le rapport, qui souligne que son retour dans la société doit être assujetti à un niveau d’encadrement des plus élevé.

Gang 187 et WolfPack

Par ailleurs, la CLCC associe Delisle à deux groupes bien connus dans la région. «Des informations au dossier vous relient à des gangs de rue de la Ville de Québec, soit le Wolfpack et le Groupe 187, gangs connus pour l’utilisation de la violence.»

Pendant des années, Delisle a vécu des fruits de la prostitution juvénile. Il séduisait ses victimes, âgées de 15 à 17 ans, avant d’en abuser. Ainsi, elles devaient lui rapporter entre 300 $ et 1000 $ par jour, et il contrôlait leurs moindres faits et gestes, utilisant la violence et l’intimidation pour arriver à ses fins.

«Vous les forciez à se prostituer et à danser nues, et vous mainteniez une main de fer sur leurs activités tout en conservant pour vous-même les profits générés», écrivent les commissaires.

Risque de violence

Selon eux, Delisle représente toujours un danger pour les femmes qu’il pourrait croiser. «Vous avez très peu de considération pour la femme. Pour vous, elle n’est qu’utilitaire dans votre recherche de l’aisance financière. Toute forme de relation avec une femme comporte un risque élevé de violence physique et psychologique.»

Libéré d’office après avoir purgé les deux tiers de sa peine, Delisle sera assigné à résidence et ne pourra se trouver en présence de filles de moins de 18 ans, à l’exception de la sienne.

Il y a deux semaines, Le Journal rapportait qu’un autre dangereux membre du 187, Junior O’Neil Aspirot, avait lui aussi été libéré d’office après avoir tenté d’imposer sa loi pendant son séjour au pénitencier.


Dangereuse association

Bouleversé d’être associé à un individu comme Dominic Delisle, le membre fondateur du gang de rue de 187 – Homicid Verbal affirme n’avoir jamais vu cet individu et ne pas le connaître.

«Je ne sais pas pourquoi on l’associe à nous. Je n’ai jamais vu ce gars-là ni entendu son nom», affirme Kevin «Souldia» Saint-Laurent, fondateur de 187 – Homicid Verbal.

«Si je le connaissais, je le dirais. On n’est pas des enfants de chœur, on a fait des erreurs dans le passé, mais on n’est pas un gang de rue», assure-t-il de nouveau.

Après avoir pris connaissance des antécédents de Delisle, Kevin Saint-Laurent était sans mot. «Je suis bouleversé par ce qu’il a fait. La prostitution juvénile, je n’approuve pas ça. Je n’ai jamais touché à ça et mes amis non plus», affirme-t-il.

Krime grave

Lui-même déjà arrêté avec une arme prohibée chargée, Souldia assure être rentré dans le droit chemin et préférer se concentrer sur sa musique. Son album lancé la semaine dernière, Krime Grave, est d’ailleurs en deuxième position des albums francophones les plus vendus.

«Il y a du positif dans ma vie et je ne veux penser qu’à ça. Voir que les autorités nous associent avec des individus comme ça ou à un gang de rue, ça me renverse», dit-il.

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