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L’île au Ruau

Sébastien Leboeuf se débat devant les tribunaux

Sebastien Leboeuf, Nodelo, promoteur
SIMON CLARK / JOURNAL DE QUEBEC M. Leboeuf soutient avoir été «victime de fausses représentations et de manœuvres dolosives» pour acquérir l’île.

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Sébastien Leboeuf a abandonné tous ses projets immobiliers à Québec, mais il se débat devant les tribunaux pour conserver l’île au Ruau, voisine de l’île d’Orléans, qu’il a acquise en 2011 au coût de 4 millions $.

Il a versé, à date, seulement 2,5 millions $ et il a été sommé, en juillet dernier, par les anciens propriétaires de ce paradis de chasse de leur payer le 1,5 million $ restant à débourser. Le promoteur immobilier déchu a contre-attaqué le 24 septembre avec une poursuite.

M. Leboeuf soutient avoir été «victime de fausses représentations et de manœuvres dolosives» pour acquérir l’île. Il réclame que le prix de vente soit abaissé à 2 millions $ et qu’on lui rembourse 500 000 $ payé en trop, en plus de demander des dommages-intérêts de 100 000 $. «J’ai mis 2,5 millions $ dans cette île-là, je ne vais pas la laisser aller», a affirmé M. Leboeuf lors d’un entretien avec Le Journal.

La requête fait état de deux principaux points litigieux. Ile Reaux Club – l’ancien propriétaire de l’île – ne possédait pas les titres concernant les battures de l’île quand la vente a été conclue avec M. Leboeuf. De plus, l’un des représentants du groupe a fait miroiter à M. Leboeuf la perspective de revendre rapidement l’île à Conservation de la nature Canada, ce qui ne s’est pas concrétisé, déplore M. Leboeuf.

La succession de la famille du financier montréalais William O’Brien, qui a fondé, en 1964, le club de chasse sur l’île, a de son côté déposé une requête pour reprendre possession de l’île en raison du défaut de paiement de M. Leboeuf.

Les deux parties vont se retrouver en cour le 31 octobre.

Projets abandonnés

M. Lebœuf a choisi d’abandonner le marché du développement immobilier à Québec, après s’être fait retirer la gestion des écoquartiers de la Pointe-aux-Lièvres et de la Pointe-D’Estimauville par la Ville de Québec et avoir jeté l’éponge dans le projet d’écoquartier Nodélo, à Charlesbourg.

Il n’a d’ailleurs pas encore digéré cette dernière mésaventure et soutient être sur le point de se départir des terrains dans le secteur George-Muir. «La Ville aurait pu payer les paiements du nouveau Colisée juste avec Nodélo complété», a lancé M. Leboeuf, qui a sous-loué ses bureaux à Lebourgneuf et travaille maintenant de chez lui.

Au début du mois, des créanciers de M. Leboeuf ont repris possession de terrains qu’il avait au Lac-Delage et à Stoneham. L’homme d’affaires soutient que ses créanciers vont mener à bien les développements Les Cimes du Lac-Delage et le Quartier 40 à Stoneham. Il a aussi assuré que le projet Silva, qu’il a abandonné à Lac-Beauport, sera relancé par ses créanciers.

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