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La fin de l’obsolescence programmée?

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La France vient de siffler la fin de la récréation. Désormais, les manufacturiers devront adopter de nouvelles pratiques d’affaires visant à mettre fin à ce fléau qu’est l’obsolescence programmée. À quand une mise à niveau au Québec?

La France vient de siffler la fin de la récréation. Désormais, les manufacturiers devront adopter de nouvelles pratiques d’affaires visant à mettre fin à ce fléau qu’est l’obsolescence programmée. À quand une mise à niveau au Québec?

Combien de fois, comme consommateur, nous est-il arrivé de rager contre un appareil acheté à prix fort et qui décide, souvent quelques semaines après la fin de la garantie du fabricant sans que l’on sache trop pourquoi, de faire la grève générale? Et trop souvent impossible de le faire réparer à prix raisonnable. Seule solution : le remplacement pour un appareil plus récent.

Et que dire cet autre appareil, lui aussi acheté à prix fort il y a peine quelques mois, que l’on présentait comme l’ultime machine, et qui se trouve soudainement démodé avec la commercialisation d’un nouvel outil technologique, avec plus de fonctionnalités. «Ô rage, ô désespoir, ô vieillesse ennemie...»

Bienvenue au royaume de l’obsolescence programmée, une pratique industrielle controversée, mais qui semble entre désormais la norme, particulièrement chez les fabricants d’électronique grand public.

Au Québec, il existe bien la garantie légale, une protection automatique et minimale, applicable à l’achat d’un bien, et qui protège un brin le consommateur contre tous bris résultant d’un usage normal. Mais reste que c’est un peu court, jeune homme. Et pour la faire respecter, c’est la croix et la bannière.

La France devient un des premiers pays à s’attaquer à ce fléau des temps modernes en adoptant une loi dotée de dents. En effet, l’obsolescence programmée sera assimilable à une tromperie et punissable de deux ans de prison et d’une amende jusqu’à 300 000 euros. Ouche! Désormais, les fabricants de nombreux produits seront tenus d’afficher la durée de vie prévue de l’appareil.

Détail intéressant, cette initiative du législateur fut inscrite dans un projet de loi plus global portant sur la transition énergétique. Yep, merci les écolos.

Donc, résumons : ce qui semblait plus plusieurs une impossibilité (les débats sur le sujet furent épiques) fait désormais force de loi. La France vient de nous montrer le chemin. À nous de mettre nos lois à niveau en adaptant au Québec celles de France.

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Rien de trop excitant dans l’introduction cette semaine de nouveaux appareils par Apple. Ça redondise, ça ronronne et ça te fait dans l’obsolescence programmée à plein pot.

Reste qu’une fonctionnalité introduite par Apple dans ses nouvelles tablettes branchées risque de déclencher une guerre thermonucléaire entre la société dirigée par Tim Cook et les grands opérateurs de téléphonie.

Deux mots : SIM Électronique.

En ce moment, les opérateurs ont un lien direct avec le consommateur avec la petite carte SIM que vous vous devez d’introduire dans votre appareil lors de l’achat. Il est possible de faire «débarrer» votre appareil afin de le rendre sympathique aux autres opérateurs locaux de téléphonie ainsi que les opérateurs à l’étranger.

Avec la SIM électronique programmable, terminée ce lien forcé entre l’opérateur et le consommateur. Désormais, tout pourra se programmer pour un contrat à court ou long terme, ou même, pas de contrat pantoute. La hantise des opérateurs, rien de moins.

Bien qu’il soit possible d’installer aussi une SIM régulièrement dans ces tablettes, reste que cette nouvelle fonctionnalité est une nouvelle tentative d’Apple de se soustraire à la mainmise des opérateurs.

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