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Vaut mieux être jugé par 12 que porté par 6

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Cette vieille citation, tous les policiers ou presque la connaissent. Ils l’ont entendu lors d’une situation dramatique. Il y en a sûrement un qui l’a probablement dit après le triste événement qui a conduit à la mort de Alain Magloire en février dernier à Montréal.

Pas besoin de répéter ce qui s'est passé, on le voit depuis jeudi dernier alors qu’ICI Radio-Canada diffuse des images de la scène. Sur le site internet de la société, on peut même lire « En son et en images, voyez les derniers instants d’Alain Magloire, de minute en minute ».

Et vient ensuite la déferlante des commentaires et savantes analyses de tout un chacun. Il est de bon ton de clouer au pilori la police dès qu’un événement tragique comme celui-là survient. C’est presque devenu un automatisme de nos jours. Ils ont la gâchette rapide dit-on. Ils ne savent pas intervenir dira un autre. Ils ne sont pas prêts à faire face à une personne dont la santé mentale provoque une crise ais-je aussi entendu. Même mon collègue Gilles Duceppe, dans son blogue, suggère que la police utilise un fusil à filet. D’autres suggèrent le Taser, le même outil que plus d’un ont voulu mettre aux poubelles il n’y a pas si longtemps. Claude Aubin, dans le Huffington Post, écrit que c’est le système qui a tué Magloire. Faute de formation et de salle d’entrainement adéquate, ajoutant que les effectifs sont étirés au maximum.

Alain Magloire n’aurait pas du mourir ce jour là, c’est vrai. Mais il aussi vrai que ce n’est pas la police du SPVM qui aurait du intervenir non plus. On a beau vouloir que tous les flics puissent se transformer en travailleur social au besoin, négociateur avec l’irrationnel aussi. On voudrait qu’ils puissent arrêter le temps et toute circulation pour former un périmètre ou tout serait calme, beau et être capable de discuter doucement, longuement pour en arriver à une résolution pacifique et sans heurts.

Mais la réalité de la rue, celle de la vie, est toute autre. Les flics, ceux que l’on pointe du doigt dès qu’ils portent un uniforme et se mettent à patrouiller les rues sont toujours les premiers appelés dans ces cas ou une personne en crise est menaçante. Ils sont aussi les derniers à intervenir trop souvent. Personne d’autre n’ira à la rencontre d’un homme en détresse psychologique dans les rues. Les policiers du SPVM interviennent des milliers de fois par année auprès de gens aux prises avec des problèmes de santé mentale. Ils ne tirent pas à chaque fois, loin de là, mais on n’en parle pas beaucoup de ça.

En février dernier, les policiers de Montréal faisaient face à un danger. Ils devaient le localiser, l’empêcher de se déplacer, le circonscrire et le neutraliser avant que des innocents soient blessés ou tués. C’est ce qu’ils ont fait, avec les outils qu’ils avaient. Malheureusement un homme est mort durant cette intervention qui n’a duré que quelques minutes tout au plus. Leur mission n’était pas de tuer, quoi qu’on en pense, mais c’est arrivé.

Est-ce que les choses auraient pu être différentes ? Oui bien sûr ! Facile à dire une fois l’action terminée. Les critiquent sont plus nombreuses que les suggestions. Mais dans la rue, on suit celui qui brandit un marteau et on lui ordonne de le lâcher, rien n’y fait. On recule quand il marche vers les policiers, marteau à la main. La voiture qui heurte l’homme n’est peut être pas une technique enseignée mais s’il avait réussi à déséquilibrer suffisamment l’homme en crise pour qu’il soit maîtrisé, on en serait pas là. Si le policier qui a agrippé Magloire n’était pas tombé, personne n’aurait tiré. Et si celui qui a tiré avait visé les jambes, mais on n’enseigne pas ça non plus. Tout se passe très rapidement, le Taser est en route, ça crie et ça se déplace. Il y a du trafic et de l’adrénaline a profusion. Et tout à coup c’est le drame.

On étudie avec soin les derniers moments de vie et j’espère que l’enquête publique à venir ira de recommandations qui viseront plus que l’intervention policière fatale. Alain Magloire a tristement commencé à mourir quand le système l’a abandonné, quand les soins dont il avait besoin étaient à des années lumières d’une intervention policière. Il faudra en tenir compte.

Maintenant, vous êtes plus que 12 qui jugent, vous êtes des milliers et c’est bien de le faire. Il ne faut pas que cette histoire se répète. Quand les policiers errent, ils doivent en payer le prix. Mais avant de conclure quoi que ce soit, essayez un instant d’enfiler les bottines de ceux qui étaient sur place cette journée de février quand un homme en crise demandait de l’aide, marteau à la main.

31 commentaire(s)

Germaine dit :
19 octobre 2014 à 8 h 09 min

Monsieur Dore Qu'en pensent vos collègues qui sont allés à l'école de tir de la SQ et qui ont publié dans votre journal un dossier a cet effet. Au moins eux sont des pas mal plus crédibles que quiconque voudrait commenter

Luc Papineau dit :
19 octobre 2014 à 9 h 37 min

Foncer sur un individu avec sa voiture est-il enseigner à Nicolet?

GBSSVP dit :
19 octobre 2014 à 10 h 44 min

C'est trise. On pourra faire toutes les analyses, critiques et commission d'enquête que l'on voudra ....rien n'y changera. Triste pour le "système" qui aurait dû le garder en psychiatrie. Triste pour lui, qui est mort, et ses proches (où étaient-ils, avant ?) Triste pour les policiers qui sont intervenus et que l'on clouera au pilori ou excusera. Triste dis-je.....

À comparer on se console, dit-on. Si c'étais arrivé au USA, ce ne se serais pas produit, puisque le policier qui lui a foncé dedans n'aurait pas eu à la faire, ces collègues qui avaient sortis leurs armes auraient tirés bien plus tôt. Si non, le policier qui lui a foncé dedans, aurait probablement reculé et avancé 2 autres fois !!! Et ce n'aurais pas fait les grosses manchettes. Je parodie...à peine.

Est-ce que j'ai dis que c'était triste ???

Giosling dit :
19 octobre 2014 à 11 h 02 min

À ce que je vois de la vidéo, M.Magloire allait frapper le policier avec son marteau, les autres agents n'ont pas eu le choix d'agir rapidement pour protéger leur collègue, donc à ce niveau, on peut difficilement condamner les actes des policiers qui ont tiré et tué Alain Magloire.

Par exemple, le policier qui a décidé d’agripper Alain Magloire, sans s'assurer qu'il pouvait le faire en sécurité, a été pas mal négligeant et a mis sa propre vie en danger ce qui a forcé ses collègue à agir comme ils l'ont fait. À mon avis, ces CE policier qui est responsable de la mort d'Alain Magloire et non ceux qui ont tiré sur Alain Magloire, car eux, ils ont fait leur job, soit celui de protéger.

Steve Harvey-Fortin dit :
19 octobre 2014 à 11 h 29 min

Le meilleur outils à mon avis est la Bible. Il aurait suffit au policier de montrer à la personne en crise le verset qui dit : aime ton prochain comme toi-même. Et à ce moment-là, peut-être que tout serait devenu clair pour cette personne en crise qui aurait surement vu que le policer ne voulait que son bien. Il aurait vu que le policer n'était pas un instrument de l'État qui cherchait à stigmatiser la condition d'incompréhension de son état mentale comme agent du gouvernement..

Vraiment, si la police faisait bien son travail, il n'y aurait pas de voitures qui roulent avec des bosses, de la rouille et des feux dysfonctionnels sur la route. Vous savez, le genre de véhicule qui est dangereux sur la route. Mais au lieu de cela, on préfère poser plus de photos radars et couper dans les régimes de retraite des policiers, pompiers ou de la fonction publique. Ce genre de signes dénote une certaine dépression de l'État qui ne sait plus ou donner de la tête pour aller chercher de l'argent.

Diane H. dit :
19 octobre 2014 à 13 h 27 min

"Le meilleur outils à mon avis est la Bible. Il aurait suffit au policier de montrer à la personne en crise le verset qui dit : aime ton prochain comme toi-même. Et à ce moment-là, peut-être que tout serait devenu clair pour cette personne en crise qui aurait surement vu que le policer ne voulait que son bien!"

Amen!! Au lieu d'envoyer des policiers à l'avenir au-devant de personnes en crise armées de couteaux, haches, armes à feu etc., envoyons un Témoin de Jéhovah armé d'une Bible!

Mais une minute....que faire si la personne en crise de maladie mentale est....athée!!!! ????

Stéphan Dussault dit :
19 octobre 2014 à 13 h 57 min

Madame Germaine, je suis l'un des deux collègues dont vous parlez. Nous avons été soumis à un scénario assez similaire à celui-ci, à la différence que l'homme avec un problème de santé mentale s'est rué sur un policier en difficulté avec une hache et non un marteau. https://www.journaldemontreal.com/2014/10/10/affronter-lhomme-a-la-hache Cette expérience me permet surtout de conclure... qu'il est hasardeux de conclure prématurément. Je retiens surtout les deux dernières phrase de François Doré, qui écrit: «Quand les policiers errent, ils doivent en payer le prix. Mais avant de conclure quoi que ce soit, essayez un instant d’enfiler les bottines de ceux qui étaient sur place cette journée de février quand un homme en crise demandait de l’aide, marteau à la main.»

Denis dit :
19 octobre 2014 à 15 h 12 min

Assez court la vidéo mais les erreurs sont commises avant... Et on entend voit ou plutôt on entend très bien que les policiers ne sont pas vraiment outillés et ne savent pas quoi faire.

Pour la voiture qui arrive en trombe bien encore là les flics qu arrivent avec leurs gros sabots.

Le gars fracasse la vitre avec son marteau , cela veut pas dire qu'il va frapper quelqu'un avec juste qu'il est très frustré de ne pas recouvrer son dépôt de 50$. Et il se faisait appeler le menuisier, c'est son identité ce marteau là... Il ne voudra certes pas s'en défaire facilement. '' Y veut pas dropper son marteau !!!'' , c'est un menuisier (menuisier imaginaire, identité d'homme de rue tentant de se réhabiliter).

Alors il est parti et s'est sauvé en courant. J'aime pas l'intervention des policiers mais il aurait dû aller s'asseoir à quelque part tranquille, un peu caché et avec ou son marteau et prêt à s'en défaire en pleurant s'il faut et là les flics auraient été calmés.

Les policiers sont mal informés aussi dès le départ par la répartitrice... Elle donne la description physique et dit un monsieur mais ne mentionne jamais la maladie mentale et que le gars est probablement pas dangereux juste frustré et a peur et fuit.

Ils demandent aussi un Taser alors qu'ils auraient besoin de l'aide d'un travailleur de rue ou d'un infirmier.

C'est le travailleur de rue qui devrait être le premier arrivé et non les flics...

Il en faudrait combien et comment se fait-il qu'il y en a pas juste à côté de cet hôtel ou des miséreux comme lui vont dormir ?

Alexandre Popovic dit :
19 octobre 2014 à 15 h 29 min

"Jugé par 12" ??

Vous savez c'est quand la dernière fois qu'un policier a été jugé par un juré de 12 citoyens pour avoir usé de la force lors d'une intervention policière qui s'est soldé par le décès d'une personne ?

Hé bien, c'était pour l'affaire Jean-Pierre Lizotte survenue en... septembre 1999.

Denis dit :
19 octobre 2014 à 15 h 33 min

C'est sa maladie ou bien l,envie de mourir qui le fait foncer sur les policiers à la fin et eux reculer. C'était probablement sa dernière chance... Il aurait pu se mettre assis là par terre le long du mur de la rue Berri et ils l,auraient cueili.

Mais le gars était sur l'adrélanine tout autant que les flics aet il souffre de maladie mentale.

Peut-être que juste en le suivant d'un peu plus loin tout en le surveillant le gars se serait arrêté. Il n'a pas frappé personne avec son marteu et c'était un gentil géant avant qui avait travaillé dans les camps Papillon mais là, les policiers peuvent pas le savoir d'avance et ills arrivent sur le gros nerf. En partie parce qu'on les informe pas et ne font que leur intervention policière t en intervenant de la même manière qu'avec un suspect de vol ou autre criminel qui ne souffre pas de maladie mentale et qui va se rendre ou bien va foncer sur les policiers mais en ayant vraiment l'intention de leur faire mal plutôt que de se suicider lui.

N'importe qui qui a encore sa tête mais qui a commis un acte criminel et qui ne veut pas mourir va se rendre et montrer patte blanche plus tôt dès qu'il sent qu'il est coincé et cerné.

Et si encore pire vous avez rien fait bien là vous allez leur faire comprendre rapidement qu'ils se trompent de personne.

Non mais il y a juste une répartitrice qui travaille avec les policiers... Comme si c'était du taxi ou une simple pizza qu'on livrait alors que c'est une intervention demandant du doigté.

Il ya un premier appel au 911 et cela c'est même avant l'épisode du marteau dans la vitre de l'hôtel... L'appel est juste pas réellement logé au bon endroit ou il faudrait une ligne spéciale pour les urgences psychiatriques.

Voyons donc, ils doivent le savoir d,avance qu'ils hébergent des itinérants... Et ils appellent cela un ''guest'' , un invité...

Pas si mal pareil cet hôtel. Magloire devait pas être si pire...

Denis dit :
19 octobre 2014 à 15 h 47 min

Berthomet qui dit que le point clé c'est quand Magloire se fait frapper par la voiture... Nan c'est avant cela bien avant et c,était prévisibble que cela allait déraper.

La voiture s'en vient trop vite mais qui met les flics sur le gros nerf ? Les autres flics et la répartitrice ?

Le suspect qui ne se rend pas ?

Sur la rue Berri , il est rendu trop tard en le suivant de plus loin le gars aurait probablement été à la Grande Bibliothèque ou dans un Parc ou son frère est...

Il avait juste cogné dans la porte d,une salle de bain... avec un marteau tout de même et ensuite en fracassant la vitre car il pouvait pas retrouver son dépôt. Un gars menaçant la vie et la sécurité de la population. la sécurité oui mais la vie, non pas encore. On a toute la journée pour le cueillir comme une rose si on est juste un peu perspicace ce qui n'est pas la première qualité des policiers ni anciens policiers malheureusement.

En même temps on less veut pour intervenir en situation de vraie urgence et nous protéger. Dans des situations où le suspect doit être abattu et il n'y a pas de temps à perdre.

Non mais c'est bien sûr ils sont dans leur char de police et voient de loin un ''maniaque au marteau ,, qui menace leurs collègues alors ils vont entrer dedans... Preuve qu'ils sont mal informés mais les collègues l'étaient eux aussi avant...

Oui, oui ils le voient comme le fou au marteau comme dans des films d'horreur ce qui peut arriver pareil sauf que c'est très rare.

Denis dit :
19 octobre 2014 à 16 h 06 min

Ok, une autre revue... Bien quand le policier a tiré son collègue semblait vraiment menacé...

Alors difficile de la blâmer pour cela mais je trouve pareil qu'ils ne comprennent rien à la maladie mentale mais qui comprend vraiment cela ? Cela peut faire peur à tout le monde.

Un travailleur de rue et deux policiers seulement auraient probablement pu l'arrêter s'ils avaient su le calmer. Mais comment ? Avec des intervenants formés et prudents.

Des gns doués pour la psychologie et la communication. Certains policiers le sont en effet mais exiger cela de tous et avec autant de malades ? Et dans des cas de crise grave ? 'est impossible.

On voit bien pareille la policière... '' Y veut pas dropper son marteau'' c'est tout ce qu'elle trouve à dire et à comprendre... non mais elle est police... elle est pas travailleur social... Qu'est-ce qu'elle doit faire ? Il faudrait un intervenant qualifié pour les diriger dans leur opération.

Pas une simple répartitrice de taxi !!!

GBSSVP dit :
19 octobre 2014 à 16 h 53 min

@ Denis

Pourrais-tu être moins clair, svp ?. T'es pas devant ton miroir là et ton ami imaginaire est couché. Respire, repose-toi, prends tes pilulles et recommence... mais fait ça plus court et dis nous si tu es pour ou contre, ou le contraire !!!

Steve Harvey-Fortin dit :
19 octobre 2014 à 17 h 12 min

Utilisez des seringues soporifique avec une dose d'éléphant pour neutraliser quelqu'un en crise. Ainsi, il va faire dodo assez vite au pays des rêves.

Les scientifiques de la faune utilise ce genre de tranquillisant contre les prédateurs ainsi que les gros mammifères. Dose rapide au pays des rêves et hop le gars tombe.

Steve Harvey-Fortin dit :
19 octobre 2014 à 17 h 46 min

Il me semble que c'est plus lourd d'être jugé par 12 que d'être porté par 6.

Luc Papineau dit :
19 octobre 2014 à 18 h 36 min

Et les «net gins», monsieur Doré? Vous en pensez quoi?

Luc Papineau dit :
19 octobre 2014 à 18 h 42 min

«netguns». Désolé!

Denis dit :
19 octobre 2014 à 18 h 49 min

@GBSSVP

Que de finesse dans vos propos.

Pour ou contre ?

Le policier qui a tiré ? Non coupable.

La façon dont l'intervention a été menée depuis le départ ? Mauvaise. Mais cela peut prendre du temps à changer des mentalités. Ou encore former des gens , les diriger et savoir faire la différence entre un danger réel et un danger que l'on amplifie par nos comportements et attitudes.

Non Magloire n'était pas réellement dangereux mais était en train de le devenir. Qui aurait pu réussir à l'arrêter dans le calme ? Probablement seule une unité d'intervention spécialisée ou des gens ayant une formation plus poussée en psychologie. Ou encore n'importe qui connaissant Magloire qui l'aurait convaincu de se rendre.

Son frère/demi-frère ? Absolument.

Denis dit :
19 octobre 2014 à 18 h 56 min

@GBSSVP

Quelle grande finesse !

Pour ou contre ?

1- Policier ayant tiré coupable ou non coupable ? NON COUPABLE.

2- Façon dont l'intervention est menée en général et aide aux personnes en détresse comme Magloire ? À REVOIR DE A À Z.

Québ-échec dit :
19 octobre 2014 à 18 h 58 min

On ne suspend pas des cadres-commandants d'un service de police pour avoir supporté des gestes aussi odieux. On les met dehors. Point à la ligne. Un tel comportement dans le secteur privé aurait résulté en une telle décision. Pourquoi en est-il autrement dans le secteur public...particulièrement auprès de hauts dirigeants du service de police de Montréal.

Poser la question, c'est y répondre.....Allez M.Coderre mettez vos culottes.

Comment pourrez-vous faire confiance en la fidélité de ces cadres maintenant??????

Faites comme Ronald Reagan à l'époque. Dehors les imbéciles. Ça prend pas un doctorat en rien pour être flic et boss de flics....

Lorsque le jugement est passé, ils n'étaient pas là! Ils devaient y penser avant. Alors dehors!

Martin Houde dit :
19 octobre 2014 à 19 h 07 min

@ Alexandre Popovic Et puis la dernière fois qu'ils ont été portés par 6 pour t'avoir protégé? Tu l'as certainement oublié pauvre ingrat. Ces héros ont tout donné. Ils sont 3 à être tombés il n'y a pas plus de quelques mois, et plusieurs autres à chaque année sans compter les centaines de blessés et d'autres centaines de chanceux qui s'en ont sortis sans que personne ne le sache. S'ils ne sont pas plus souvent accusés, c'est peut-être parce qu'ils font bien leur travail mais, ça non plus, tu n'as jamais dû l'envisager...J'aimerais bien savoir ce que toi tu fais pour la société...

Denis dit :
19 octobre 2014 à 19 h 41 min

Des vidéos éducatives nous montrant des situations fictives mais pouvant ressembler à celle-là devraient être préparées.

Des vidéos qui diraient ce que doivent faire les policiers et peuvent faire les policiers à chaque étape. Et avec des erreurs commises ou non. Montrez-nous des exemples d'interventions pleinement réussies.

Des interventions de routine aussi et montrant à la population comment aider les policiers dans leur travail. Ne pas créer un conflit inutile. Une personne pourrait alors se retrouver avec un billet d'infraction mais pas d'accusations contre elle. Elle a collaboré avec le policier.

Une meilleure information et meilleure éducation pour tous et ainsi ne pas demander l'impossible non plus aux policiers. Comprendre pourquoi ils ont agi d'une telle façon et s'ils ont commis des erreurs ce qu'ils auraient dû faire mais cela prend des spécialistes pas chacun qui y va de ses propres théories.

Théoriciens et praticiens et puisqu'ici on parle de santé mentale, il y a les experts concernés en psychiatrie qui doivent être impliqués.

Ils le font déjà avec certaines unités spécialisées ? Bravo , mais c'est insuffisant.

GBSSVP dit :
19 octobre 2014 à 23 h 19 min

@ Denis,

Bon, tu vois tu es capable, une fois revenu à la réalité ;)

@ Steve Harvey-Fortin

On ne parle pas de lourdeur, au sens du poids, mais de prendre une décision en fraction de seconde pour sauver sa vie et/ou celle des autres. Être jugé par 12, ça donne la possibilité de comprendre, d'expliquer le contexte, de corriger certaines façons de faire afin de prévenir d'autre actes du genre et de s'en remettre aux jugements des jurys. Mais tu as sauvé ta vie et/ou celle d'autres personnes. Tandis qu'être porté par 6 ...... ça efface toutes possibilités.

PS. En passant, je peux dire que j'ai trouvé ça très lourd, les 3 fois où j'en ai porté (un enfant, une femme, et un homme). Tant émotionnellement que physiquement et que je ne le ferai plus.

boutin j dit :
20 octobre 2014 à 0 h 59 min

J'inviterais tout le monde a dermer sa boite. Aucun d 'entre vs n'etiez sur place. Chacun son departement.

Steve Harvey-Fortin dit :
20 octobre 2014 à 6 h 38 min

@ GBSSVP

Il n'y a pas de système parfait dans l'humanité et vous trouverez toujours des gens pour venir vous dire que vous avez mal agit au nom de la loi. À un moment donné il faut arrêter de chercher des bibittes à droite et à gauche. Des erreurs ou de la négligence il y en aura toujours en raison de l'imperfection humaine. Si vous essayez de régler tous les cas en pensant que vous auriez dû faire ceci ou cela, vous n'arrêterez pas de vous culpabiliser.

On veut tous les psychiatrisés du monde mais lorsqu'il s'agit de juger un homme comme M. Turcotte avec impartialité, les gens veule sa tête à tous prix. Il faut savoir ce que l'on veut à un moment donné. On ne sauve pas des gens du feu de la police pour les faire souffrir encore plus par une justice biaisée.

Vous avez porté des gens émotionnellement, toutes mes sympathies cher monsieur. Personnellement, je trouve que ces gens que vous avez porté ont gagné à la loterie de la vie puisqu'ils ne soufrent plus et qu'ils auront droit à la résurrection le moment venu. Vous trouvez que je n'ai pas de compassion, j'ai de la compassion pour les vivants qui se servent de leur jugement et qui apprécient la vie. Pas pour des gens qui s'apitoient sur les autres par un sentiment de victimisation culturelle.

On ne peut pas remettre en cause chaque intervention de la police parce que la société culturelle de victimisation voudrait que la police soit parfaite et qu'elle ne tue personne lors d'intervention. Cela démontre une certaine incompréhension dépressive de la société qui se complait dans sa victimisation culturelle. Et à ce titre, nous avons nos germaines manipulatrices qui font un excellent travail dans ce domaine en cherchant toujours des réponses qu'elles connaissent déjà afin de mieux culpabiliser.

La société québécoise produit ses propres martyrs parce qu'elle s'ennui du quotidien et du sensationnalisme.

Benoit dit :
20 octobre 2014 à 20 h 26 min

Je le mentionnerai d'emblée, je suis policier et suis encore en fonction à ce jour et espère avoir la chance de l'être encore longtemps.

Je pourrais déblatérer longtemps... et je suis convaincu que le débat soulèverait les foudres de certains et la passion des autres... mais je serai bref...

Je voudrais simplement dire ceci à tous ceux et celles qui POURRAIENT être tentés de critiquer, jour après jour, le travail des policiers...

''Je vous invite à faire une ré-orientation de carrière, de retourner aux études, de faire votre D.E.C. en techniques policières (ou une formation universitaire et le programme ''Accéléré par la suite), de suivre la formation de base à l'École Nationale de Police, puis de postuler pour un emploi, d'en obtenir un et de finalement: Exécuter vos fonctionl: Au meilleur de vos connaissances, avec les outils mis à votre disposition, Dans les mêmes conditions que nous, c'est à dire: DEHORS, DANS LA RUE, Beau temps, mauvais temps, + 30 degrés ou - 30 degrés, soleil, pluie neige, jour, soir, nuit, avec 1, 10, 100 ou même 1000 personnes autour de vous, en pleine ville ou en pleine campagne, à intervenir auprès de 1, 2, 5 ou même 10 personnes à la fois, souvent SEUL, parfois en duo ou, avec de la chance, avec 2-3 personnes de plus, de faire face à TOUTES les situations possibles et IMAGINABLES et de DEVOIR le faire, sans blesser personne ou outrepasser les droits constitutionnels de qui que ce soit, en ayant conscience que N'IMPORTE QUI, autour de vous, peut, pour n'importe quelle foutue raison, porter plainte, même futile, et vous faire vivre, à vous ainsi qu'à toute votre famille, un vrai calvaire, vivant dans l'incertitude d'une suspension, d'une accusation ou autre... parce que vous avez simplement essayé de ''FAIRE AU MIEUX''...

ALLEZ, JE VOUS EN PRIE... APPLIQUEZ ET VENEZ NOUS REJOINDRE !! après 3-4 ans, nous en rediscuterons et verrons si vous aurez la même opinion... d'ici là, je vous demanderais de cesser...

Diane H. dit :
20 octobre 2014 à 22 h 42 min

@ Benoit, commentaire du: 20 octobre 2014 à 20 h 26 min.

MERCI pour vos bons services à la population, pour être là, pour nous protéger, et pour endurer parfois la hargne et les critiques et commentaires désobligeants.

Sachez que bien des gens admirent votre travail et votre courage, alors...lâchez-pas!

Dans tout travail, il y a des avantages et inconvénients. Et il y a aussi des choses que l'on ignore et qui font qu'il est difficile, voire impossible de bien juger....

...alors pour ceux qui se croient bon à décortiquer cette situation et à dire: "Moi j'aurais fait ci et je n'aurais pas fait ça...." bien, pensez-y à deux puis trois fois avant de parler...ou d'écrire!

Steve Harvey-Fortin dit :
22 octobre 2014 à 7 h 17 min

@ Benoit

Faire une réorientation de carrière pour un D. E. C. en technique policière avec l'économie de bonbons qu'on a au Québec cela n'en vaut pas la peine. Et je vous signalerai que vous avez vous-même choisi de faire ce métier même s'il est vrai que lorsqu'on est jeune on idéalise naïvement les choses concernant ses choix. Mais voilà, je me suis payé le luxe de ne pas devenir policier et j'en suis très heureux aujourd'hui, car mettre des gens derrière les barreaux comme bouc émissaire d'une société dépressive n'aurait pas été revalorisant pour moi.

Lorsque les citoyens ont besoin de la police ils vous disent ce que vous voulez entendre en vous léchant les bottes. Mais dès que vous ferez une faute grave ou pas, vous serez conspué au rang de criminel notoire qui fonctionne pour le compte d'un État corrompu et laxiste. La société est tellement dépressive qu'elle veut une police qui ne fait pas d'erreur et qui ne tue pas ses citoyens par arme à feu. La société veut une police psychologique qui sauve tous les citoyens qui font preuve d'agressivité car ils se voient eux-mêmes comme des victimes potentielles de la même situation en cas de débâcle personnelle.

C'est bien beau le PRESTIGE d'être policier comme métier que je ne considère pas comme un métier d'ailleurs, mais lorsque vous êtes policier vous êtes comme Judas. Vous pouvez aider ou trahir votre serment devant Dieu.

Steve Harvey-Fortin dit :
22 octobre 2014 à 7 h 41 min

Les gens abandonnés par notre société se retrouve dans la précarité d'être asservi et soumis à l'indifférence par la pression économique d'une société performante. On se demande pourquoi des gens se retrouve dans la rue de nos jours parce qu'ils ont des problèmes mentaux. C'est la loi du plus fort qui règne et le plus faible est laissé pour compte à lui-même car on juge les gens autour de nous jour après jour. Dans notre grand système socialiste on met tous les gens dans le même panier en se disant qu'il y a des services d'aide pour ces gens abandonnés.

Les fêtes de Noël seront bientôt le train train quotidien des œuvres de charité afin d'aider ces gens afin qu'ils puissent se procurer un minimum. Mais ils resteront des marginaux de la société qu'on daigne aider parce que c'est le temps des fêtes. Mais voilà, cette belle démocratie infantile n'aura pas réussi à régler ce problème permanent de l'abandon de l'humain. On ne laisse pas un chien dehors dit-on mais l'humain doit mériter son pain pour certains.

GBSSVP dit :
22 octobre 2014 à 22 h 20 min

@ Steve Harvey-Fortin

Très beau votre prêchi-prêcha, vous êtes certainement du genre à sonner aux portes des autres à compter de 08H00 le matin, avec un autre de vos compères ou un enfant, lorsque vous faites "vos patrouilles" de sauveur du monde !

Vous savez ceux qui ne dénoncent pas aux autorités judiciaires les actes sexuels commis sur des enfants, parce que c'est aux "anciens" de régler ce genre de chose !!! Et que pour exclure une telle personne de l'organisation, il faut 2 témoins quand on sait très bien que l'abuseur fait ses gestes seul avec sa victime !!!!

J'ai hâte que vous veniez sur terre pour voir vraiment ce qui ce passe, puisque d'où vous êtes tout doit être si merveilleux.

Steve Harvey-Fortin dit :
23 octobre 2014 à 6 h 53 min

@ GBSSVP

On accuse pas une personne sur des simples ouï-dires sans preuves. Et deux têtes valent mieux qu'une sans cervelle pour prouver des accusations. Continuez donc a rouler en aveugle et vous ferez plus d'erreurs que de bien. La désinformation fait parti de votre propagande habituelle comme source d'argument sans fondement et défense. Mais si vous venez me piler sur le pied, je vous donnerai une réponse que vous n'aimerez peut-être pas. D'ailleurs on sait ce que vaut votre justice bonbon qui accuse et emprise des innocents.