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Ottawa : premiers décryptages

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Il est évidement encore trop tôt pour tirer la moindre conclusion sur les événements qui se déroulés ce matin à Ottawa ?

A l'heure actuelle nous ignorons l'identité du tireur abattu et s'il avait ou pas des complices. Et que dire de ses motivations ? Acte désespéré, malade, politique, terroriste ?

Impossible de se prononcer avec les conclusions d'une enquête qui prendra - c'est une certitude - du temps.

SILENCE

Il y a par contre une information que je souhaite partager avec vous aujourd'hui. Une phrase simple que j'ai reçu dans la matinée d'une de mes sources à Ottawa.

Qui, si elle ne travaille pas directement - pour l'instant - sur l'enquête liée à la fusillade, fait partie d'une agence en charge de la sécurité du Canada.

Qualifiant l'incident de ce matin, mon informateur me disait donc que  "aucune menace identifiée sur la GRC ou policiers."

L'information confirme ce que disait la GRC lors de son premier point presse, expliquant que la fusillade les avait pris par surprise.

La lutte anti-terroriste passe par un énorme travail d'enquête en amont. La surveillance de réseaux suspects et leurs conversations ( ce que les services US nomment le "chatter" )

Pour Ottawa, si ma source dit juste - et je n'en doute pas- aucun signe précurseur  à l'attaque. Aucun rapport de mise en garde. Le silence.

ANALYSE

Les explications de ce silence peuvent se justifier par un acte isolé. Le fameux loup solitaire qui s'organise seul dans son coin. Loin des réseaux. Ne suivant pas un ordre en particulier mais répondant à une cause.

Ce fut le cas par exemple à Boston. Cela est peut-être aussi le cas à Ottawa.

Il existe un second niveau d'analyse. Que, ma source, poursuivant sur son information a immédiatement mis en avant. En tuant un militaire puis en poursuivant la fusillade au Parlement, le tireur s'est délibérément attaqué à des symboles de l'état Canadien.

Ce modus-opérandi correspond soit  à un acte d'opposition politique soit à un acte terroriste. Et souvent les deux sont intimement liés.

 

 

2 commentaire(s)

Denis favreau dit :
22 octobre 2014 à 16 h 34 min

Je ne peux comprendre comment un terroriste peut pénétrer à l intérieur du Parlement avec un fusil de chasse. Bravo pour la GRC.......Probablement que nous ne versons pas assez de centaines de millions à la GRC pour mettre quelques gardiens de sécurité aux abords du Parlement. C est vraiment lamentable comme d ailleurs tout ce que touche le gouvernement Harper......

Luc Papineau dit :
22 octobre 2014 à 20 h 58 min

Monsieur Favreau: si vous avez déjà visité le parlement canadien, la sécurité y était assez «friendly». On vivait encore avec l'impression que la Canada était un pays pacifiste. Mais bon. Ces attentats montrent bien que notre statut international a changé tout comme il indique aussi qu'il était facile de s'en prendre à notre beau pays.