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∫ Un parallèle plus tard (3/5)

Retour aux sources

Film de Sébastien Landry. Avec Sophie Desmarais, Louise Richer et Maxime Dumontier.

∫ Un parallèle plus tard
Photo courtoisie

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Nous voici en présence de la toute première proposition de long-métrage du réalisateur Sébastien Landry et du scénariste Alexandre Soublière (auteur du roman Charlotte Before Christ).

Nous voici en présence de la toute première proposition de long-métrage du réalisateur Sébastien Landry et du scénariste Alexandre Soublière (auteur du roman Charlotte Before Christ).

Ceux qui connaissent Soublière ne seront donc pas étonnés du niveau de langage parfois cru – mais bien senti – des personnages de ce film qui semble être, pour le jeune réalisateur, un retour aux sources, étant natif de l’endroit.

C’est sur la Côte-Nord donc, à Havre-Saint-Pierre plus précisément, qu’il jette sa caméra très mobile sur le chemin de Léandre (Maxime Dumontier), employé d’une entreprise dédiée à la sécurité informatique qui quitte Montréal précipitamment afin de prendre du repos en raison d’un diagnostic médical. Il fuira aussi, accessoirement, un début d’enquête policière.

Léandre – Léa pour les intimes – retourne donc vivre chez sa tante (Louise Richer) et retrouve, même si l’envie n’y est pas toujours, sa «vieille gang» qui n’a finalement pas beaucoup changé depuis l’époque où il a quitté rapidement la région pour la grande métropole, laissant en plan sa belle d’alors, Ève (Sophie Desmarais) qui aura tôt fait de le retrouver. Toutefois, son retour inopiné ne fait pas l’affaire de tous, et Jomphe (excellent Mickael Gouin) ne voit pas d’un bon œil le projet de son ancien pote – et ex-amoureux d’Ève, qu’il fréquente maintenant – de revenir pour de bon au Havre.

Recherche de soi

Nappé d’une efficace enveloppe musicale (David Ratté, Patrick Watson, Bernard Adamus, etc.) et d’un visuel dévoilant un coin de pays qu’on voit trop peu, Un parallèle plus tard se veut, comme on le devine, un film sur la rédemption et la recherche de soi. Qui sommes-nous, où voulons-nous aller et surtout, avec qui?

Parfois inégal dans la construction des scènes (les éléments plus ésotériques enlèvent beaucoup au côté terre-à-terre du film et s’insèrent difficilement dans la trame narrative) et dans la qualité d’interprétation de ses acteurs secondaires, Un parallèle plus tard s’avère être un long-métrage très prenant qui nous happe dès le départ et dont l’intérêt ne diminue pas en chemin.

Ceci est, pour un premier film (indépendant de surcroît), porteur de beaucoup d’espoir. Il est à espérer que le tandem réalisateur-scénariste récidivera.

 

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