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Ebola

Aucune formation en Estrie

HEALTH-EBOLA/USA-MILITARY
Photo d'archives Le Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke se dit prêt à faire face à l’ébola.

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L’Estrie se prépare à l’arrivée de l’Ébola. Jeudi, un cas suspect s’est finalement avéré négatif, mais il a permis de tester le protocole en place. La santé publique évalue le risque d’avoir un cas en Estrie comme faible.

L’Estrie se prépare à l’arrivée de l’Ébola. Jeudi, un cas suspect s’est finalement avéré négatif, mais il a permis de tester le protocole en place. La santé publique évalue le risque d’avoir un cas en Estrie comme faible.

Les ambulanciers ont été appelés à intervenir auprès d’une personne noire qui présentaient des symptomes liés à l’Ébola. Ils ont rapidement su que ce n’était pas un cas fondé après lui avoir fait passer un questionnaire élaboré pour les premiers répondants.

Aucune formation

Les professionnels appelés à intervenir advenant un cas suspect ont reçu l’information sur le protocole d’intervention, mais ni les infirmières, ni les ambulanciers n’ont encore été formés.

«Nous devons d'abord évaluer quelles équipes recevront les formations en premier, pour ensuite former tout le personnel dans les semaines à venir», a déclaré Jean-François Pellerin, Directeur des opérations chez Ambulances de l'Estrie

«La situation évolue tellement vite qu'on doit constamment s'adapter. Il aurait été inutile de préparer un protocole avant aujourd'hui et de former les intervenants. Cela aurait pu causer de la confusion auprès du personnel soignant», a déclaré le Dr. Louis Valiquette, microbiologiste-infectiologue au CHUS. «C'est certain que l'on perçoit de l'inquiétude chez le personnel soignant, nous débuterons les formations dès la semaine prochaine auprès du personnel de l'urgence et des soins intensifs», a-t-il dit.

Pas bien informés

« La population et les intervenants en santé ne sont pas bien informés au sujet des réels risques entourant le virus Ébola et cela crée de l'inquiétude. La situation évolue à toute allure et nous devons constamment nous adapter. Les failles rencontrées lors des interventions à Dallas nous ont obligés à mettre à jour les mesures préventives et de contrôle existants», a indiqué la Dre Mélissa Généreux, directrice de la Santé publique en Estrie.

Les centres de santé et les cliniques médicales sont en communication constante afin que tous les intervenants reçoivent la bonne information.

Aucun cas n'a encore été déclaré au Québec. Les risques de cas provenant de l'étranger et qu'il y ait transmission sont possibles mais jugés limités. Quant aux risques de transmission entre personnes en Estrie il est jugé très faible, mais rien n'est exclu.

Rappelons que le virus a fait plus de 5000 morts dans le monde, surtout en Afrique de l’ouest.

Le CHUS, centre névralgique

En Estrie, seul le Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS) est actuellement en mesure de réaliser l'ensemble des étapes nécessaires à l’étude d'un cas suspect.

Si un patient présentant les symptomes liés à l’ébola devait se présenter dans un autre Centre de santé de la région, le patient serait transféré au CHUS.

En attendant son transfert, l'équipe en place doit; isoler le patient, limiter le nombre de travailleurs de la santé et de patients en contact avec le cas suspect, utiliser l'équipement de protection disponible, aviser le médecin microbiologiste-infectiologue de garde, aviser l'équipe locale de prévention et de contrôle des infections ainsi que la Direc ction régionale de santé publique.

Si le cas s’avère positif, il sera immédiatement transféré à Montréal.

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