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Est-ce qu’on a visé les jambes ?

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Il y aura une semaine ce lundi que Patrice Vincent est mort. Puis encore une semaine mercredi que Nathan Cirillo est tombé sous les balles d’un être troublé. Deux militaires canadiens qui portaient l’uniforme loin des champs de bataille. Deux hommes morts inutilement aux mains de désaxés se réclamant d’une idéologie meurtrière.

Il n’y aura pas de procès puisque les deux suspects ont été abattus peu après les gestes posés à Saint-Jean-sur-Richelieu et à Ottawa. Les deux ont été criblés de balles. Par les policiers et des gardiens armés dont la mission était de protéger les citoyens et nos politiciens fédéraux dans la capitale du pays.

Lundi, pas moins d’une vingtaine de balles ont été tirées en direction du suspect. Treize d’entre elles auraient touché la cible dont deux à la tête. Mercredi, on a entendu à maintes reprises les dizaines de coups de feu tirés.

Une enquête indépendante menée par la S.Q. est en cours à St-Jean et c’est à l’O.P.P. que l’on a confié l’enquête concernant l’événement survenu à Ottawa. Transparence oblige, c’est la pratique usuelle au Québec, une autre entité que celle impliquée dans la fusillade conduit la recherche des faits.

La dimension terroriste

Dans n’importe quelle autre situation on aurait, comme à l’habitude, dénoncé la force excessive utilisée par les policiers. Pourquoi tirer sur un homme qui n’a qu’un couteau comme toute menace.

On aurait ensuite été horrifié par le nombre de coups de feu tirés pour mettre fin à la menace de mercredi. Selon ce qui est rapporté, le sergent d’armes aurait même vidé le chargeur de son arme sur le suspect à Ottawa.

Mais personne aujourd’hui ne pousse de hauts cris. Personne n’est indigné et personne n’a encore osé demander si les policiers avaient du viser les jambes. Personne ne le fera non plus, pas cette fois-ci.

Parce que cette fois, ces deux fois devrais-je dire, il y avait la dimension terroriste. Cette dimension qui fait en sorte que de faire feu sur un suspect qui a tué et menace encore une fois la vie fait partie des risques du métier, de la job. Comme si la menace était plus vraie quand celui qui la met à exécution s’était radicalisé avec le temps.

Deux poids, deux mesures ?

Elle est où la différence entre se servir de son arme de service pour contrer un malade qui s’apprête à frapper un policier avec un marteau ou un autre, tout aussi malade, qui fonce sur ceux-ci avec un couteau en disant faire cela au nom de son dieu ?

Pourquoi est-ce qu’on a tendance à blâmer de façon quasi automatique celui qui porte l’uniforme et fait feu pour sauver une vie quand le suspect est un n’importe qui ? Tant qu’à y être, pourquoi est-ce qu’on que l’on glorifie tout aussi rapidement l’autre qui pose le même geste envers un terroriste, réel ou présumé ? Est-ce que les deux n’ont pourtant pas fait que la même chose?

Je ne le sais pas, mais on jase là, comme on dit.

37 commentaire(s)

Guy Landry dit :
26 octobre 2014 à 17 h 55 min

Les itinérants, ces dernières années, qui se sont fait tué par la police de Montréal étaient des terroristes ?

Bibeau croyait que Satan était à ses trousses selon une personne qui l'aurait pris sur le pouce entre Vancouver et Calgary. De plus, il a demandé qu'on l'emprisonne volontairement parce qu'il voulait guérir de son problème de drogue.

On est loin d'une cellule dormante de terroristes. On a été plutôt face à quelqu'un qui est devenu «cellule».

Giosling dit :
26 octobre 2014 à 18 h 21 min

Et pour jaser, je vais tenter une réponse. Dans le cas d'un malade mentale qui fonce sur un policier avec un marteau, la population en générale va toujours penser, et s'il y avait moyen de l'arrêter autrement que de le tuer, d'utiliser d'autre moyen non létale pour éliminer la menace, car après tout, il est un malade et un malade ça se soigne.

Tandis qu'un désaxé qui a déjà tué de façon horrible et qui s’apprête à le refaire en révélant son fanatisme à qui veux l'entendre n'est pas pareil, la population va bien voir que les possibilité de le prendre vivant sont mince, à cause de son fanatisme et qu'il est mieux d'éliminer la menace au plus sacrant.

En gros, le cas d'Alain Magloire est totalement différent de celui de Martin Couture-Rouleau et de Michael Zehaf-Bibeau, le premier est un cas de psychiatrie et les deux autres sont des cas de fanatisme extrémistes.

Juste pour être claire M.Doré, j'étais parmi ceux qui défendait les policiers qui ont tiré sur Alain Magloire, après tout, il les menaçait avec son marteau et il fallait arrêter la menace. C'est juste que je trouve ça malheureux que cet homme aie été abattu dans la rue, quand il aurait dû être en institution pour être soigné à la place.

Eric dit :
26 octobre 2014 à 20 h 24 min

Il est facile de tire "faut tirer dans les jambes" mais quand un gars s'en vient sur toi avec un couteau et que t'as au plus 5 secondes pour l'arrêter, tu ne peux pas te permettre le luxe de "tirer dans les jambes" et risquer de le manquer 10 fois plutôt qu'une avant de le toucher.

Le policier a comme mandat de protéger la vie des citoyens c'est bien vrai mais il ne faut pas oublier qu'il a aussi l'obligation de se protéger lui-même avant tout.

123allo dit :
26 octobre 2014 à 20 h 32 min

Ce n’est pas évident car on présume qu’au moment où les policiers interviennent, ils n’ont pas tous ces données.

Mais dans chacun des deux cas Bibeau et Rouleau, ils venaient juste de s’en prendre à d’innocentes personnes. On parle de réaction vis-à-vis un criminel qui vient de passer à l’acte et non d’une personne qui profère des menaces.

La différence se trouve là à mon point de vue. Voir arriver un gars avec un marteau me permet de prendre le temps d’analyser tant que je n’ai pas eu le message qu’il a déjà passé à l’acte. Alors on aura tendance à vouloir que les policiers soient plus patients.

Dans le cas où ils arrivent sur les lieux d’un meurtre et que le meurtrier est toujours là avec son arme et menaçant, la tolérance n’a pas vraiment sa place.

Philippe dit :
26 octobre 2014 à 20 h 37 min

La chronique « Propagande haineuse: deux poids, deux mesures» de Richard Martineau ce matin était fort à propos. Il écrit: « critiquez les fondamentalistes musulmans du bout des lèvres et on va vous traiter d'islamophobes..»

M. Doré, vous collaborez avec l'animateur du 91,9 FM, Louis Lemieux, Cet ancien de Radio-Canada utilise souvent l'expression «islamophobie» pour faire taire les critiques. Quelques heures avant les évènements tragiques de mercredi à Ottawa, Lemieux buvait les paroles d'un converti à l'islamisme politique, Denis Mehdi Duchêne, et critiquait sur un ton fort méprisant les interlocuteurs ayant des opinion contraires aux siennes sur l'islam politique et les discours haineux. La bien-pensance à l'égard d'une idéologie intolérante ne finira jamais de surprendre...

En passant, votre expression «Ti-Coune» était fort à propos hier...

francois450 dit :
26 octobre 2014 à 21 h 29 min

Vous avez la même réaction que moi qui écrivais il y 4 jours en bas de l'article du tueur du parlement: "Bizarre que personne ne dit que le sergent d'armes aurait du tirer dans les jambes..."

Je ne vois aucune différence entres les menaces envers autrui ou les policiers mais la réaction des gens est diamétralement opposée.

claude gravel dit :
26 octobre 2014 à 21 h 40 min

il va s en dire qu il y a une différence entre une menace et une personne qui passe a l acte. c est une menace lorsqu une personne na pas passé a l acte, alors il y a un temps de réflection comment le policier va passer a l acte a son tour, soit demander de l aide pour maitriser ou tirer pour tuer. l autre qui a passé a l acte il ni a plus de temps de réflection soit pour protéger la société ou se protéger lui meme ( policier ) pas le temps de demander de l aide, dans ce dernier cas tirer dans les jambes on est pas au cinéma tout se passe si vite quand c est une question de temps, tu tires sur la cible peu importe ou c est un danger il est facile de critiquer derriere un clavier,mais en temps réel c est une autre histoire.

campbo dit :
26 octobre 2014 à 21 h 45 min

Louis Lemieux aurait avantage à lire "lettre d'une mécréante aux musulmans modéres" de Samï Aldeeb, (savoir ou se faire avoir) Un autre aussi La Suisse et l'islam. de Saïda Messahli. Il n'aurait probablement plus la même opinion après ces lecture.

Maec dit :
26 octobre 2014 à 21 h 58 min

Le "tir dans les jambes" est une aberration tactique puis médicale. Tactique: le tronc est plus facile à viser; et la tête neutralise habituellement la menace illico. Médical: tirer dans les jambes n'est pas moins dangereux que de viser directement dans le ventre - à court terme. Le risque hémorragique, via l'artère fémorale, est de même niveau qu'un tir dans l'abdomen. Le risque hémorragique étant le même, la seule chose qui différencie l'abdomen des jambes au niveau d'un tir, c'est le risque d'infection, de péritonite, de sepsis...mais pas à très court terme. Bref, le tir dans les jambes a 2 conséquences: - soit il ne neutralise pas l'adversaire; - soit il provoque une hémorragie la plupart du temps fatale et très difficile à contenir en dehors de toute chirurgie (la perte de conscience puis la mort peuvent survenir dans les 10 minutes). Donc...c'est un très mauvais choix.

Maintenant, en ce qui concerne le fait de "vider" son chargeur sur le présumé terroriste, personnellement j'aurais fait la même chose, pour des raisons tactiques. Le contexte est totalement différent de quelqu'un intoxiqué ou troublé qui s'en prend à des passants avec un marteau. Dans le cas de l'attaque au parlement, la sécurité ne savait rien de ce qui se passait: - combien de tireurs? - un commando? - des explosifs corporels? Il fallait s'assurer que tout agresseur soit totalement neutralisé et rapidement, pour ensuite pouvoir sécuriser le reste du parlement et du personnel.

Et dans le cas de l'attaque au marteau, je pense que ce qui est critiqué c'est plutôt le fait que les policiers ne disposaient pas d'autres recours: taser gun, intervenant en santé mentale, etc. De ce qu'on a vu des images, le tir semblait légitime parce qu'il n'y avait AUCUNE autre alternative tactique. Mais c'est ce manque d'autres alternatives et de techniques qui est fort discutable.

Benoit dit :
26 octobre 2014 à 22 h 29 min

Merde que vous êtes cons. Merde que vous ne pensez pas plus loin que votre nez mes supers gérants de salon. M.Doré a tout à fait raison. Il n'y a pas de différence. Oh! Si, il y en a une. Malheureusement, la police n'a pas pu arrêter les deux gars que l'on a relié au terrorisme. Et l'autre qui dit: "Oui, mais les autres gars, comme Magloir, n'était pas un terroriste." Eille le connard, tu l'as su juste APRÈS les événements qu'il n'était pas un terroriste ou qu'il était un malade mental. Le travail de la police n'est pas de diagnostiquer sur place qui est fou ou qui ne l'est pas. Il y a une menace qui doit être maîtrisée ou éliminée. Imaginez encore si la police essayait de tirer dans les jambes et qu'une ou plusieurs balles se perdaient. Là, vous chiâleriez que ça n'a pas de bon sens, que la police ne sait pas tirer et qu'ils ne sont pas bien formés. Avez-vous le quotient intellectuel d'une truite? Je ne vous le souhaite pas mais, je me demande ce que vous diriez si un fou avec un couteau tentait de poignarder votre conjointe ou un membre de votre famille et qu'au lieu de maîtriser le fou qui court en direction de votre femme, la police tentait de lui tirer dans les jambes, et comme c'est plus difficile que de tirer dans le centre masse, il réussissait à poingarder et tuer votre femme? Je vous entends déjà crier que vous payez la police pour vous protéger, vous et votre famille et que la police n'a pas fait son travail. La police n'a pas à jouer au médecin, au psychiâtre ou au psychologue dans une situation de menace même avec un couteau. Le policier doit, autant que possible, respecter la règle du "21" pieds (7 mètres) pour sa vie et celle des autres. Ahhhhh! Ok. Faut attendre que le policier se fasse poignarder avant de pouvoir tirer. Ou un autre citoyen? Non mais quel raisonnement de cons. Les Forces Spéciales Suisse sont moins tolérants que nous alors que pour eux, c'est 33 pieds (10 mètres). Vite, appelez les NationsUnis pour les...

Bertram dit :
26 octobre 2014 à 22 h 59 min

Terroristes, malades mentaux ou quoi encore. La société est débarrassée de ces tueurs et c'est très bien comme ça. Ça nous sauve de procès coûteux et de sentences bonbons.

Closdel dit :
26 octobre 2014 à 23 h 02 min

J'ai été révolté de la façon que les policiers ont traité cette affaire. En aucune façon, on a considéré Alain Magloire comme un malade mais juste comme un trouble publique, une menace à éteindre. Je n'ai vu la vidéo qu'une seule fois et pourtant j'ai une autre vision des choses sur le déroulement des opérations.

Le dénouement aurait pu être bien différent si au départ un imbécile ne l'aurait pas frappé et renversé volontairement avec son auto de fonction. C'était quoi l'idée: l'assommer, le tuer, juste lui faire perdre l'équilibre pour que ses confrères le maîtrisent ? Ça raté comme le reste. Comment discuter après cela et réussir à calmer quelqu'un qui vient d'être traité ainsi. Magloire secoué, blessé peut-être mais certainement encore plus paniqué, se relève et interprète avec raison ce geste comme en étant un d'agression à son égard ce qui le pousse à son tour à avoir un geste défensif en levant son marteau devant l'autre policier tombé devant lui. À ce moment précis, Magloire s'est senti en état de légitime défense mais la police elle, n'attendait que cela pour le cribler de balles. Sécurité de la police oblige. À mon avis, c'est l'intervention toute croche des policiers qui a créé ce triste scénario qui qui a conduit cet itinérant à la morgue au lieu de l'hôpital . J'espère qu'on va finir un jour par améliorer les protocoles d'intervention et de fournir des équipements plus adéquats et adaptés à ces situations.

jacques bar dit :
26 octobre 2014 à 23 h 18 min

Dans les 2 cas les policier qui on tué devront vivre avec leur geste. Pas facile parfois sa se passe après les événement et loin des caméra et surtout quand l'adrénaline a baissé. L'humain constituer normalement n'est pas fait pour tuer sa laisse des trace et parfois profonde méme si le geste étais parfaitement justifier et le nombre de balle tiré est souvent causer par la peur et la survie.

H. Viger dit :
27 octobre 2014 à 0 h 21 min

Un journaliste qui se pose des questions par une critique sinueuse de la protection du public, revient au même que de se poser aucune question sur le seul lien qui reste entre ses morts: les Forces de l'ordre ont été menacés. Peu importe si un chauffard qui tue est soul, gelé ou fou, il a tué. Un violeur de la loi qui menace ou un fanatique déterminé à détruire, ou à se venger et semer le chaos ou peu importe le motif, il doit être stoppé.

La façon d'agir est déjà proscrite et il n'y a plus de peine de mort depuis longtemps. Continuons à payer pour les détenus logés-nourris et défendus gratuitement, sans jamais penser aux vraies conséquences sur les victimes.

Et pour vous la guerre ici, dépend-t-elle du code criminel? S'affaiblir avec ces réflexions naïves fait rire encore plus nos ennemis.

ColetteF dit :
27 octobre 2014 à 1 h 47 min

Je pense bien sincèrement que les policiers à St-Jean et le Sergent d'Armes à Ottawa ont tous réagi comme ils se devaient de le faire. Ils ont contré la menace en l'anéantissant. Point ! Ni les uns ni les autres n'avaient a se poser des questions à savoir qu'est-ce qu'il était le mieux de faire. Ils ont débarrassés la population de deux voyous qui se sont convertis aux intégristes radicaux pour assouvir leur envie de tuer. La tristesse de ces évènements, ce sont les deux militaires qui ont perdus la vie pour rien, alors qu'ils étaient dans la fleur de l'âge et leurs familles qui doivent vivre le deuil de ceux qu'ils aimaient. Triste aussi pour les parents de ces deux voyous qui ne méritaient surement pas que leurs enfants se conduisent aussi lâchement et les laissent dans la peine et la honte !

marco leclerc dit :
27 octobre 2014 à 4 h 14 min

François Doré, fait la formidable démonstration écrite de cette expression populaire:

"Parler à travers son chapeau"

Vous n'avez aucune idée de ce dont vous parlez. Vous avez déjà tenu une arme entre les mains? Tirez dans les jambes, ça se fait à Hollywood, dans les films. La réalité, c'est autre chose. En tant que journaliste, vous avez la responsabilité de vous informer avant d'écrire n'importe quoi.

Pour une fois, les journalistes ne blâment pas les policiers pour leur travail...mais non vous, en finfineau, vous remettez tout en question. Comme il est beau, fin et brillant le Doré!

Un criminel entre dans une folie meurtrière et vous trouvez le moyen de blâmer force de l'ordre qui veulent l'arrêter en faisant de comparaison stupides et oiseuses? Vraiment? Vous n'avez même pas un tout petit peu honte?

Faire le critique de salon, c'est facile. Réfléchir avant d'écrire, c'est autre chose.

mi_mi dit :
27 octobre 2014 à 6 h 41 min

Bravo à nos policiers(ères) et à nos militaires !

Mathieu b dit :
27 octobre 2014 à 8 h 03 min

C'est bien simple. Tous ceux qui jugent les policiers le font bien assis dans leur salon, bière ou café à la main, se rappelant leurs meilleurs films d'action. Les blâmes sur la policière à St-jean étaient bel et bien amorcés sur les réseaux sociaux. Tout comme pour les autres cas. La seule différence comme vous dites M. Doré, dès qu'on a parlé d'un terroriste présumé... Hou lala. Pu pareil! Et bien sachez chers citoyens gérants d'estrade que dans tous ces événements, aucun policier n'a eu le loisir d'écouter un reportage en boucle sur la vie de la personne sur qui il s'apprêtait à faire feu.. Action / réaction. Questionnement après. L'analyse des fans de Bruce Willis suivra.

Mathieu b dit :
27 octobre 2014 à 8 h 18 min

@marco Leclerc. Je pense que vous devriez retourner l'expression parler à travers son chapeau contre vous même dans ce cas-ci. M. Doré n'est pas un journaliste et a déjà tenu une arme dans les mains on se comprend. Et c'est drôle j'ai compris son texte complètement du bord de la police comparativement à vous. Je crois que vous devriez relire.

André Côté dit :
27 octobre 2014 à 8 h 31 min

@ Benoit.: Clair, net et précis. Rien à rajouter.

Steve Harvey-Fortin dit :
27 octobre 2014 à 8 h 59 min

Parce que la société est haineuse pour répondre à votre question. Si c'est un psychiatrisé de la rue il faut tirer dans les deux jambes, et si c'est un terroriste il faut tirer dans les deux yeux. Parce que le psychiatrisé est déjà un homme fini pour la société qui nivelle par la bas, mais le terroriste lui a un objectif déterminé qui donne un sens à sa vie contre cette société qui nivelle par le bas.

Disons que le mal de vivre ne se situe pas à la même place dans les deux cas. Il y en a un qui est marginalisé par la société comme perdant, et l'autre qui a une mission personnelle qui lui donne une certaine force face à la société. Il y a en un qui revendique pour Dieu et l'autre qui s'apitoie sur lui-même. Bien entendu, il faut qu'il y ait des gences désespérés afin de faire travailler nos policiers pour le compte d'une société haineuse.

Du reste, en ce qui me concerne, le monsieur qui est allé à Ottawa armé n'est qu'un criminel de plus qui a utilisé la cause de l'islam comme motif comme citoyen désillusionné de notre société. Un vrai terroriste n'agit pas promptement de la sorte, il calcule, prépare un plan et utilise le maximum de puissance pour faire le plus de dégât possible. Peut-être que lui aussi avait des problèmes psychologique qui s'est réfugié dans la cause islamique comme converti. Mais il semblerai que l'islam n'encourage pas l'amour du prochain mais plutôt la haine du prochain. Tout cela fait bien l'affaire de ceux qui s'abreuve de ce genre d'évènements afin de radicaliser les musulmans et leur pratique religieuse au Canada. Ils se nourrissent de ce genre d'évènements afin de conforter leur peur de l'autre pour mieux l'anéantir.

Bref, le psychiatrisé de la rue et le terroriste improvisé sont des abandonnés de la société comme symbole qu'il faut éliminer de notre environnement car ils sont une nuisance négative de notre société.

katrine dit :
27 octobre 2014 à 9 h 08 min

On parle pour parler vomme vous dites, pour tout ceux qui commente...arrêter de penser qu'il aurait été mieux pour alain magloire d'être en institution, c'est une chose qui ne serait jamais arrivé, les hôpitaux ne garde pas les schizos a vie ils ressorte toujours et ne prenne pas leur médicament et redevienne dangereux, les institutions les remettre sur le trottoir des fois quelques heures après leur entré...là prend les tes pilules.... un itinérant il va s'est acheté comment c'est pilules...ah c vrai il préfère boire son chèque...c'est son choix comme il a décidé de frapper partout avec un marteau...les autres qui dise il na pas menacé personne avec son marteau, juste une vitre...pcq personne ne s'y est opposé, imaginer si un employé de l'hotel aurait essayé de le lui enlever sont marteau??? C'est juste que c'était un humain habillée en police qu'il l'a fait, il aurait fait pareil peu importe qui aurait été au sol....maintenant pour la comparaison un homme avec une maladie mental qui parle a allah est pire (pcq il est supposé faire partie cellule terrorriste, il est juste faible mentalement et crois ce qu'il voit propagande des terroristes) si alain magloire aurait visionnée ses vidéos peut-être lui aussi aurait voulue devenir un extremis??

Steve Harvey-Fortin dit :
27 octobre 2014 à 9 h 15 min

Le criminel qui se sert de la cause de l'islam afin de préméditer son crime même si on considère sa naïveté n'agit pas de la même façon que le psychiatrisé de la rue qui est malade. L'itinérant de la rue est souvent arrêté ou tuer suite à des problèmes, altercations parce qu'il est instable ou ne prend pas ses médicaments suite à des plaintes de citoyens. Mais de ce fait, ils deviennent des terroristes potentiels parce qu'ils sont laissé à eux-mêmes dans la rue.

Peut-être que nos itinérants devraient se partir une religion qui encouragerai la générosité des gens ordinaires envers eux, et ainsi, ils bénéficieraient de généreuses exemptions d'impôt et de taxes. On appellerai cette religion l'Église de la réunion.

Claude Goulet dit :
27 octobre 2014 à 10 h 06 min

Les mots complot, conspiration, conjuration sont à proscrire dans une société de droit : il faut même éviter d'y penser parce qu'impossible à prouver, surtout si un crime a été commis au nom de la raison d'état. Le terroriste a agi seul, il est mort, on ne saura jamais. Lee Harvey Oswald a été tué par un collaborateur de la CIA atteint d'un cancer en phase terminale. Ce n'est pas insignifiant mais il est interdit de penser à un complot. Sur les attentats de la semaine dernière, un certain nombre de questions me viennent à l'esprit mais on va vite me dire que j'ai l'esprit dérangé. 1. LE TIMING. Ces évènements se sont produit à la veille du départ des CF18 pour le Koweït. L'opposition ne cessait de critiquer l'attitude militariste de Harper. La GRC demandait des moyens plus efficaces pour lutter contre le terrorisme. Justin Trudeau remontait dans les sondages. Mais il ne faut pas penser une seconde que les services secrets canadiens auraient manipulés des malades mentaux fichés, Québécois en plus, pour commettre ces actes terroristes. 2. L'EXÉCUTION DES TERRORISTES. Ce qu'on a pu apprendre jusqu'à maintenant, c'est qu'ils étaient attendus. Il y avait, contrairement à l'habitude, une patrouille dans le centre d'achat de St-Jean et le sergent d'arme du parlement portait une arme à feu. J'ai même envoyé un courriel à l'attachée de presse du sergent d'arme pour savoir depuis quand ce dernier portait une arme à feu car la tradition britannique, vieille de 700 ans, ne lui confie qu'un sabre et une masse symbolique pour assurer le respect des délibérations du parlement. Les gardes du parlement ne sont pas armés car, en principe, c'est un lieu ouvert à tous. J'attends toujours une réponse d'Ottawa mais je suis certain que les services de renseignement m'ont déjà à l'œil. Bon, ce sont des remarques pour m'amuser. Il n'y a conspiration que dans la tête de ceux qui ont trop d'imagination, qui voient trop de films hollywoodiens et qui lisent...

normand dit :
27 octobre 2014 à 10 h 26 min

je pense qu'il est l'heure de prendre tes médicaments mon claude..

Roger Otis dit :
27 octobre 2014 à 11 h 16 min

La vraie question qu'il faut se poser et la seule en fait,c'est dans une situation donnée, est-ce que le policier doit utiliser son arme. C'est le policier lui-même qui doit se poser cette question avec les éléments qui sont à sa disposition en terme de temps de réaction,distance,menace,dommages collatéraux,risques,etc. Il n'a souvent qu'une fraction de seconde pour balancer tous ces éléments et prendre une décision. Il n'a ensuite qu'au plus deux secondes pour mettre en application sa décision. Ce genre de blog et ce que va en penser la population(qui n'a jamais vécu ce genre de situation en général) ne fait pas partie de ses préoccupations à ce moment par manque de temps.

C'est grâce à son entrainement que le policier arrive à une décision et à une action dans les temps et avec le maximum possible de considérations.

Ceux qui prétendent qu'il faut viser les jambes n'ont jamais eu à manier une arme pour se défendre. Dans un film le policier vise une mouche à50 pieds mais ça n'arrive pas comme ça dans la vraie vie.

On apprend à viser le centre de masse et nulle part ailleurs point. C'est la façon de faire et ce n'est pas à remettre en question.

C'est toujours plus facile de critiquer par la suite en ayant plein de détail que celui qui avait à appuyer sur la détente avait au moment de le faire.

K dit :
27 octobre 2014 à 11 h 30 min

Tout à fait d'accord avec le commentaire de Maec... Mr Doré, j'aimerais vraiment vous voir agir dans la même situation. Au pire, venez faire le training... On s'en reparlera après si vous aurez la même opinion de ' viser les jambes' ....

Denis dit :
27 octobre 2014 à 14 h 14 min

'' Elle est où la différence entre se servir de son arme de service pour contrer un malade qui s’apprête à frapper un policier avec un marteau ou un autre, tout aussi malade, qui fonce sur ceux-ci avec un couteau en disant faire cela au nom de son dieu ? ''

On a vu une vidéo du premier cas. Le policier a été obligé de tirer , le problème n,est pas là du tout mais dans les minutes précédent l'intervention.

Pour Couture-Rouleau ? Il y a eu des commentaires comme cela au départ de tirer dans les jambes quand l'information était pas mal fragmentaire. Là c'était encore plus dangereux et il fallait tirer encore plus vite. L'intervention, par contre est bien menée dès le départ dès que les policiers de Saint-Jean-sur-Richelieu arrivent. Les erreurs ont été commises dans les semaines et mois précédents. Les corps policiers qui se renvoient la balle, la non-intervention d'un spécialiste de la santé mentale.

Un prêtre catholique aurait peut-être même pu l'aider dans les dernières années. On ne le sait pas.

Denis dit :
27 octobre 2014 à 14 h 23 min

Le sergent d'armes qui vide son chargeur ? Qui sait ? ce n'était peut-être pas nécessaire mais on était dans une situation de panique partout dans le Parlement. tous ont peu de Bibeau. Il n'es tpas dans un lieu relativement isolé. Comme on peut le voir dans la pratique d'un suspect avec une hache seul dans un parc.

On peut aussi être juste malchanceux. Un policier caurait peut-être pu dans une autre situation et avec de la chance, le plaquer au sol avant qu'il entre et des confrères le rejoindre. Il aurait quand même tué le soldat mais on l'aurait attrappé vivant mais ce ne devait pas être son destin.

Pourquoi on pet blâmer la police aussi dans le cas de Magloire ? Le gars était connu et avait travaillé pour les Camps Papillon. Évidemment, il n'était pas malade encore.

La prise de drogue et il tombe ? J'ai vu une vidéo sur la schizophrénie et je ne sais pas si c'était le cas pour lui mais cette prise de drouge peut être ce qui va rendre la maladie active chez un individu porteur de la maladie. Il a la maladie dans ses gênes et qui va ou ne deviendra pas active et on ne sait pas à quel moment !

Magloire ne voulait vraisemblablement pas tuer cette journée là ni même mourir. Alors que les deux autres oui !

Steve Harvey-Fortin dit :
27 octobre 2014 à 16 h 17 min

@ Roger Otis

Deux secondes ! Vous êtes généreux dans le réflex d'exécution monsieur. L'autre jour sur une vidéo américaine, j'ai vu un policier qui était tellement rapide sur la gâchette qu'il a manqué sa cible trois ou quatre fois sur un noir qu'il croyait être une menace. Quelle chance que ce noir n'était pas armé après que quelques balles lui aient frotté les oreilles. L'entrainement et la réalité sont deux choses très différentes dans la vie face au danger. Lorsque vous vous entrainez ce n'est pas sous l'effet de l'adrénaline mais devant une cible immobile. Lorsque votre vie est en danger, une seconde, c'est une seconde de trop lorsque vous tremblez afin d'atteindre une cible menaçante qui bouge.

Mais heureusement, il y a l'instinct de survie qui entre en ligne de compte.

Steve Harvey-Fortin dit :
27 octobre 2014 à 16 h 20 min

Ils n'ont qu'à viser le paquet entre les deux jambes et le gars devrait tomber assez vite avec une petite voix.

Claude Cormier dit :
27 octobre 2014 à 16 h 28 min

a Francois Dore commentaire meprisable et cretin

Denis dit :
27 octobre 2014 à 17 h 27 min

Je viens de voir deux cas où l'on a tiré dans les jambes en France mais la personne tirée était suicidaire dans les deux cas.

Un cas à Rennes et un autre à Canet-en-Roussillon.

Quand il y a pas de menace urgente pour d'autres vies que celle du suspect et/ou que l'on a un gendarme qui est un tireur d'élite comme à Canet-en-Rousillon c'est une possibilité.

Le suspect retournait son arme contre lui, le policier était sur un toit et il a tiré en visant la jambe avant que le suicidaire se tire. Le coup de feu a été entendu et il leur a précisé que c'était lui le policier qui avait tiré.

L'autre à Rennes dans une préfecture avait une barre de fer et un bidon d'essence et menaçait de s'immoler selon un lien mais avait aussi menacer les policiers avec sa barre de fer, la menace devait être assez loin. Il lui tire alors à la jambe.

C'est différent du gars avec un couteau qui fonce comme un taureau ou l'autre qui lève son marteau mais en étant juste à côté d'une policière et pouvant la frapper.

Qui sait alors pour Magloire un policier français lui aurait eut-être tiré à la jambe mais plus tôt. Au moment où il dépose son sac et il avance ? Sauf que si le policier manque son coup et le tue... Il faut qu'il soit une vraie menace avant de tirer. Pour les policiers français le gars l'était pour lui-même ...

Benoit dit :
27 octobre 2014 à 18 h 29 min

J'ai déjà écris à ce sujet:

https://blogues.journaldemontreal.com/francoisdore/spvm/vaut-mieux-etre-juge-par-12-que-porte-par-6/

et me contenterai simplement de rajouter ceci:

https://www.facebook.com/video.php?v=1498650490421221

merci, bonsoir.

Maec dit :
27 octobre 2014 à 18 h 32 min

@Denis dit : 27 octobre 2014 à 17 h 27 min

Je viens de voir deux cas où l’on a tiré dans les jambes en France mais la personne tirée était suicidaire dans les deux cas.

Un cas à Rennes et un autre à Canet-en-Roussillon.

Quand il y a pas de menace urgente pour d’autres vies que celle du suspect et/ou que l’on a un gendarme qui est un tireur d’élite comme à Canet-en-Rousillon c’est une possibilité. ------------------------------ Là c'est complètement différent: un sniper.

Un sniper peut viser les jambes ou la tête à 1000 mètres et plus si il veut.

....très différent d'un tir de défense avec un 9mm, et on ne parle pas du tout de la même chose.

Juliah dit :
27 octobre 2014 à 21 h 19 min

"le premier est un cas de psychiatrie et les deux autres sont des cas de fanatisme extrémistes..." Dans les 2 cas de fanatisme extrémiste, ne pourrait-il pas se cacher un problème psychiatrique? Facile de juger les policiers, ils sont au premier plan et leurs interventions sont souvent à la vue de tous.. Il y a pourtant beaucoup d'intervenants qui sont en lien avec nos problèmes de société. Facile de critiquer quand on n'a pas les 2 pieds dedans. Ces personnes sont dévouées et doivent souvent agir avec le meilleur de leurs connaissances et avec les moyens qu'ils ont. Même en ayant tout le temps nécessaire pour prendre une décision, on doute encore parfois d'avoir fait le bon choix. Alors imaginez devoir prendre une décision en l'espace de quelques secondes, le stress étant à son plus haut niveau.. Même en ayant la meilleur formation, l'expérience, un bon jugement et j'en passe, votre vie et celle des autres peut basculer en l'espace d'un instant.

pops dit :
28 octobre 2014 à 20 h 18 min

@claude goulet......débarrase-toi de tes marteaux avant de commettre l'irréparable! et de grace, va te faire prescrire de bons médicaments! Tu pourrais devenir la cible du sergent d'armes, l'executeur des contrats du gouvernement....

question comme ca : crois-tu que les américains ont volontairement fait sauter les tours jumelles? Que penses-tu de la chute du wtc # 7?

Les réponses a ces deux questions pourraient nous orienter vers un diagnostique plus précis et sur la sorte de traitement nécéssaire a ta condition...

Sans rancune ok? Je plaisante...