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Un « King », deux entraîneurs

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photo courtoisie LeBron James

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La NBA a pris son envol mardi soir et tous les projecteurs sont tournés vers LeBron James et les Cavaliers de Cleveland en cette nouvelle saison. Mais la décision de «King James» de revenir jouer dans sa ville natale aura des répercussions non seulement sur le terrain, mais également au banc des joueurs, où deux entraîneurs verront leur destinée changée à jamais.

La NBA a pris son envol mardi soir et tous les projecteurs sont tournés vers LeBron James et les Cavaliers de Cleveland en cette nouvelle saison. Mais la décision de «King James» de revenir jouer dans sa ville natale aura des répercussions non seulement sur le terrain, mais également au banc des joueurs, où deux entraîneurs verront leur destinée changée à jamais.

Ça commence bien une carrière!

Pour amorcer sa carrière comme entraîneur-chef dans la NBA, David Blatt ne pouvait espérer de meilleures conditions. L’Américain originaire de Boston aura le privilège de diriger la plus grande star de la NBA alors que LeBron James effectue un retour aux sources avec les Cavaliers de Cleveland en 2014-2015.

Après un exil de 33 ans comme joueur et entraîneur en Europe et au Moyen-Orient, Blatt a paraphé une entente de quatre ans évaluée à 20 M$ avec les «Cavs» en juin dernier.

S’il est relativement peu connu de ce côté-ci de l’Atlantique, son palmarès international est impressionnant. En 21 années à titre d’entraîneur, ses équipes ont remporté 17 championnats dans les meilleures ligues professionnelles européennes (Turquie, Italie, Russie et Grèce) ainsi qu’en Israël.

À six reprises, il a reçu le titre de l’entraîneur de l’année. Il a également dirigé l’équipe nationale russe pendant six ans.

L’homme de 55 ans fait partie d’un club sélect de seulement six entraîneurs au monde à avoir remporté une médaille olympique (le bronze avec l’équipe russe en 2012 à Londres), un championnat de ligue européenne (avec Maccabi Tel-Aviv en mai 2014) et l’EuroBasket (avec la Russie en 2007).

Plus de passes, moins de dribles

De 1978 à 1981, Blatt a évolué comme meneur de jeu avec les Tigers de l’université Princeton, qui étaient alors dirigés par le légendaire entraîneur Pete Carril, reconnu notamment pour sa tout aussi légendaire «offensive de Princeton».

Selon ce style offensif, le jeu collectif axé sur le mouvement constant et la passe a préséance sur le drible et le jeu individuel. Blatt a d’ailleurs connu énormément de succès avec ce système offensif au cours de sa carrière internationale. Il sera donc intéressant de voir comment LeBron James et Kevin Love s’adapteront à ce style de jeu.

Mais le principal défi de Blatt – qu’on dit extrêmement rigoureux, intelligent, humble et facile d’approche – sera de faire la transition entre le basket européen où l’entraîneur est encore le commandant de son équipe et la NBA, une ligue où les joueurs vedettes sont les véritables maîtres à bord.

Gagner sans james

Erik Spoelstra est l’entraîneur-chef du Heat de Miami depuis 2008. En six saisons avec le Heat, il a conduit son équipe à deux titres de championnats de la NBA (2012 et 2013), deux participations à la finale (2011 et 2014) ainsi qu’à quatre championnats dans l’Est (2011 à 2014).

Mais malgré tous ces exploits, un doute demeure quant à ses capacités d’entraîneur. A-t-il tout simplement profité du fait que le meilleur joueur au monde, LeBron James, et ses deux acolytes, Dwyane Wade et Chris Bosh, ont décidé de s’offrir des championnats en unissant leurs efforts à Miami en 2010?

Alors que Spoelstra amorce sa septième saison à la tête du Heat, c’est la première fois en cinq ans que son équipe n’est pas identifiée comme favorite pour remporter le championnat de la NBA à la fin de la saison.

Même si Wade et Bosh sont toujours au sein de la formation, le défi sera grand pour l’entraîneur de 44 ans.

«Pour diriger une équipe de la NBA, il faut être capable de s’adapter aux nombreux changements», a expliqué Spoelstra au Miami Herald en début de saison.

Nul doute que le départ de LeBron James apportera son lot de changements, à commencer par le nombre de victoires remportées d’ici la fin de la présente saison.

 

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