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CHU de Québec

Iniquité avec Montréal

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photo d'archives Simon Clark Le président du conseil d’administration du CHU de Québec, Gaston Bédard.

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Alors que des hôpitaux montréalais de moindre envergure conserveront leur statut distinct, le CHU de Québec se voit privé de son autonomie, ce qui nuira grandement à la région de la Capitale-Nationale, déplore l’établissement.

Le projet de loi 10 prévoit que les cinq hôpitaux universitaires du CHU de Québec seront incorporés au futur Centre intégré de santé et de services sociaux de la Capitale-Nationale (CISSS). Pendant ce temps, le CHUM, le CUSM, l’Hôpital Sainte-Justine et l’Institut de cardiologie de Montréal garderont leur caractère propre.

«Cette différence de statut désavantagera la population de Québec et de tout l’est du Québec qui risque fort de voir réduire graduellement l’offre de soins et de services spécialisés et surspécialisés. Des impacts économiques très négatifs sont à prévoir pour la région de la Capitale-Nationale», a plaidé, jeudi, la direction du CHU de Québec aux audiences sur la réforme Barrette.

Le président du conseil d’administration de l’établissement, Gaston Bédard, a dit craindre que la compétitivité du CHU de Québec ne soit affectée dans le secteur de la recherche et de l’enseignement. Par son affiliation au CHU de Québec, l’Université Laval serait aussi pénalisée.

Une autre fusion

M. Bédard demande par conséquent au ministre de préserver le statut universitaire suprarégional du CHU de Québec avec un conseil d’administration distinct. Il a également fait valoir que l’établissement est encore en phase de consolidation, après seulement 27 mois de fusion.

«Une deuxième fusion, sans analyse de risques préalable, serait un facteur de difficulté supplémentaire puisque les missions à regrouper sont fort différentes. Elle viendrait ainsi mettre en péril un projet en voie de réussite», a soutenu la direction.

La position du CHU de Québec a reçu l’appui de ses médecins, dentistes et pharmaciens. Les conseils d’administration des autres établissements de santé de la région de Québec endossent également cette démarche.

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